L’Hôtel Guarda Golf ouvrira ses portes l’été prochain. Pour Crans-Montana, en déficit de lits cinq étoiles, cet établissement de luxe qui pousse en bordure du golf «Jack Nicklaus» est un véritable événement. Les maîtres d’œuvres sont un couple du Haut-Plateau, Giancarlo et Nati Felli. Elle, brésilienne d’origine, est diplômée de l’Ecole hôtelière de Bluche et a travaillé dans des hôtels de haut standing. Lui est patron d’une agence immobilière du Haut-Plateau.
Ils auraient pu investir dans des résidences secondaires, voie plus facile pour faire de l’argent. Mais c’est d’hôtellerie de luxe dont ils avaient envie: «Nous avons une conviction forte: il y a un très beau potentiel à Crans-Montana pour notre concept», relève Nati Felli.
Proposer un service hôtelier«total» tout au long de l’année
Pour réaliser cet hôtel, Giancarlo et Nati Felli ont acheté un parc de 6000 m² sur lequel se trouvait autrefois l’Hôtel des Alpes, un trois-étoiles qui a dû être démoli car il n’offrait pas les fondamentaux nécessaires, comme la possibilité de construire un parking souterrain.
Le projet du couple Felli se monte à quelque 30 millions de francs d’investissement, financés par les fonds propres familiaux et le prêt d’une grande banque. Ce concept se décline en deux pôles: une résidence de grand luxe de neuf appartements de 200 m², tous vendus, et l’hôtel, un établissement de 25 chambres, avec piscine, spa, trois restaurants, salle de golf indoor, salle de jeu pour les enfants, etc. La résidence est reliée à l’hôtel par un souterrain, ce qui permet aux appartements de bénéficier de tous les services et équipements de l’hôtel. Une envie de caviar à 2 heures du matin, par exemple? Ce sera possible, 365 jours sur 365, qu’on séjourne à l’hôtel ou à la résidence. Pour proposer ce service hôtelier «total» tout au long de l’année, il faut garder l’établissement perpétuellement ouvert, ce qui est plutôt rare en montagne où la plupart des hôtels ont des périodes de fermeture en basse saison.
Un établissement qui ne sera pas seulement réservé aux résidents
Mais comment faire tourner un tel établissement douze mois sur douze? «On ne se rendra pas seulement au Guarda Golf pour dormir», explique Nati Felli. «Ce sera un lieu vivant, un lieu de rencontre où l’on pourra vivre des expériences tout au long de l’année et qui ne sera pas seulement réservé aux résidents, mais également aux hôtes et aux habitants de la région.» Ainsi, par exemple, un programme étoffé d’art et musique – expositions, concerts, etc. – est en voie d’élaboration. Quant à l’offre des restaurants, elle se renouvellera au gré des saisons: la truffe, la châtaigne et bien d’autres produits encore feront la une de la carte, selon les mois.
Pour que l’expérience soit totale, Giancarlo et Nati Felli ne laissent rien au hasard: on pourrait parler du jeu du bois et de la pierre, des tonalités chaudes et lumineuses prévues pour l’intérieur, de l’importance accordée à la qualité de l’acoustique, de la prise en charge personnalisée des skieurs et des golfeurs ou encore du souci de l’efficacité énergétique – l’hôtel vise le label Minergie.
L’Hôtel Guarda Golf, qui occupera 36 collaborateurs, table sur un taux d’occupation d’environ 60%. Il devrait, selon les calculs des patrons, dégager des marges bénéficiaires à partir de la troisième année d’exploitation.
Un bilan estival moyen pour les stations de montagne. Quelques bonnes surprises pour Nendaz et Leysin .
L’entreprise générale Karl Steiner AG construit volontiers des hôtels. Des projets qui, selon Orlando Burlon, sont bons pour l’image et le chiffre d’affaires.
Il y a 150 ans, l’épopée du rail dans l’Arc jurassien était marquée d’une pierre blanche. Un jubilé qui sera fêté dans toute la région les 25 et 26 septembre. Le menu des CFF sera copieux.
Une nouvelle brochure d’information vient d’atterrir dans les offices du tourisme valaisans. On y présente les atouts de la plaine du Rhône. Sept villes en ont pris l’initiative.
Helen Calle-Lin évoque leparcours d’une lettreuse dans la restauration. Elle défend son créneau populaire et alternatif .
Le Musée suisse des transports de Lucerne lance une opération pour sauver un trésor du savoir-faire helvétique, le mésoscaphe «Auguste Piccard».
Peu nombreux sont les vignerons qui peuvent assurer un accueil permanent dans leurs caves. Parmi eux les frères Bovy, à Chexbres.
Le Conservatoire mondial du chasselas vient d’être inauguré à Rivaz, en Lavaux. Le projet porté avec la foi du charbonnier par Louis-Philippe Bovard devient une réalité palpable.
Le nouveau parc aquatique du Tessin est en cours de construction pour 85 millions de francs près de Rivera, au pied du Monte Ceneri. L’ouverture est prévue pour 2012.
La troisième éditon de Capa’cité, la Cité des métiers, se tiendra à Neuchâtel du 6 au 11 septembre. L’hôtellerie embarquera une nouvelle fois sur cette plate-forme de promotion des filières professionnelles.


Les agriculteurs bio jurassiens veulent faire connaître leurs activités au public. Un projet visant à mettre leurs fermes en réseau devrait démarrer en 2011.