cahier français
04.03.2010
A chaud: Dominique Fumeaux
(© Genevieve Zuber)
Directeur de Crans-Montana Tourisme depuis octobre 2007.

1.Comment justifiez-vous votre soutien à la vidéosurveillance?

Je ne mets pas en avant des arguments touristiques, mais sécuritaires. C’est un fait statistique, les caméras de surveillance ont permis de réduire les déprédations et les délits. Or, tout ce qui est bon pour Crans-Montana l’est, par ricochet, pour le tourisme de la station.

2.Ne craignez-vous pas que les caméras n’écornent l’image de Crans-Montana?

En aucune manière. Les caméras sont présentes dans la station depuis quatre ans. Elles sont entrées dans les mœurs. Elles ne suscitent ni critiques ni défiance. Les caméras sont en somme bien acceptées, d’autant plus que leur utilisation obéit à des règles strictes et que les images ne sont pas en diffusion libre.

3.La vidéosurveillance peut-elle être un argument de vente?

Promouvoir cette technologie comme argument publicitaire n’entre pas, pour l’heure en tout cas, dans nos plans. Dans l’imaginaire des touristes étrangers, la Suisse est déjà un pays qui se distingue par son haut degré de sécurité. Nul besoin donc d’en rajouter.

4.Un touriste «épié» n’est-il pas moins enclin à consommer ou à faire la fête?

Pas du tout. Les caméras de surveillance sont placées à des endroits discrets. Elles n’agressent pas les visiteurs par une présence ostentatoire. Les seules personnes qui doivent craindre la vidéosurveillance sont celles qui viennent à Crans-Montana pour semer la pagaille ou pour se livrer à des actes délictueux. eda

  
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