cahier français
02.09.2010
Chasselas, la star de Lavaux
Le Conservatoire mondial du chasselas s’étend sur 3000 mètres carrés.
Le Conservatoire mondial du chasselas s’étend sur 3000 mètres carrés. (© zvg)
Le Conservatoire mondial du chasselas vient d’être inauguré à Rivaz, en Lavaux. Le projet porté avec la foi du charbonnier par Louis-Philippe Bovard devient une réalité palpable.
eugenio d’alessio

Nous avons désormais enraciné le chasselas, une de mes grandes passions de vigneron, dans l’histoire de la viticulture vaudoise.» Louis-Philippe Bovard, propriétaire-encaveur à Cully, est un homme comblé: son rêve de valoriser le cépage blanc comme patrimoine vaudois et helvétique a pris corps la semaine dernière avec la naissance du Conservatoire mondial du chasselas.

Une action menéesur un triple front
Cette parcelle de 3000 mètres carrés, mise à disposition par le Domaine Louis Bovard sur le territoire de Rivaz, est riche de dix-neuf clones. Cinq d’entre eux, les plus réputés du canton (le fendant roux, le vert de la Côte, le giclet, la blanchette et les bois rouges), ont été plantés à des fins de vinification. La première récolte est prévue à l’automne 2013.

Une fondation d’intérêt public, constituée de l’Agroscope de Changins, de l’Office vaudois de la viticulture et de la commune de Rivaz, œuvrera sur trois fronts: les recherches génétiques, historiques et techniques, la sauvegarde de la diversité du cépage ainsi que sa mise en valeur touristique.

Objectif: sensibiliser le grand public à la qualité et à la richesse du chasselas. «Une de nos idées de départ était de sortir la recherche scientifique des laboratoires pour faire connaître ce cépage aux promeneurs, qu’ils soient béotiens ou spécialistes», explique François Murisier, président de la fondation. «Nul doute que le conservatoire, situé au cœur du vignoble en terrasses de Lavaux, a une vocation touristique toute naturelle.»

Pour assurer à son nouveau-né une large notoriété, Louis-Philippe Bovard a choisi des parrains connus pour occuper l’olympe du vin: la Valaisanne Marie-Thérèse Chappaz, pour qui «les nectars évoquent avant tout l’idée de partage», le Grison Daniel Gantenbein et la Genevoise Emilienne Hutin. On l’a dit, le conservatoire a vu le jour grâce à la ténacité de Louis-Philippe Bovard, qui avait remporté avec son projet un concours sur la valorisation du chasselas vaudois, fin 2008. Ce prix, chapeauté par les Retraites populaires de Lausanne, avait rapporté 30000 francs au propriétaire-encaveur de Cully.

Le cépage est enracinédans son berceau historique
Désormais, avec un conservatoire niché en terre vaudoise, le chasselas prend pied au cœur de son berceau historique, comme l’a montré avec une forte probabilité l’analyse historico-génétique réalisée fin 2008 par les professeurs Vouillamoz et Arnold, de l’Université de Neuchâtel. Sous nos cieux, le chasselas est le seigneur de l’encépagement blanc. Il est cultivé sur plus de 4000 hectares, soit les deux tiers de la surface plantée en blanc. Il s’agit du cépage le plus répandu après le pinot noir, cultivé sur 4450 hectares. Et en Lavaux, le chasselas occupe 598 hectares de vigne sur une surface de 821 hectares. Dans le monde, il s’étend sur près de 35000 hectares, principalement en Roumanie (13000 hectares).

  
Werbung
réagissez à cet article!
Quelle est votre opinion sur ce thème? Ecrivez un bref commentaire, votre avis nous intéresse!


Sujet
Texte
Remarque: vos propos doivent tenir dans 400 signes max.
   
Nom
Email
   
Code
   * Entrez le code ci-dessus
   
   Je suis d'accord les règles du jeu


Weitere Bilder zum Artikel
Les vins du Domaine Bovard sont connus loin à la ronde. <nobr>   (© zvg)</nobr>
Le nouveau chai du Domaine Bovard, à Cully. <nobr>   (© zvg)</nobr>
Louis-Philippe Bovard. <nobr>   (© zvg)</nobr>
autres articles