cahier français
22.07.2010
L’accueil des visiteurs reste central
Le Val de Loire en France est impliqué dans le projet.
Le Val de Loire en France est impliqué dans le projet. (© zvg)
Lavaux accueillait, début juillet, neuf vignobles européens inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. Avec un objectif: partager des expériences.
Jean-Jacques Ethenoz

Trois jours durant, du 9 au 11 juillet, Lavaux, plus exactement la Communauté des intérêts de Lavaux (CIL), qui réunit les 11 communes du périmètre, a accueilli les représentants de neuf vignobles européens inscrits par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité. Au programme de cette rencontre-séminaire: la problématique des transports et de l’accueil des visiteurs dans un milieu vitivinicole en constante activité. Car on imagine bien que, quel que soit le vignoble, le problème se pose avec acuité. Et Lavaux n’est pas le plus escarpé des sites, le vignoble des Cinque-Terre, sur la côte Ligure, étant même menacé vu les difficultés d’accès pour les vignerons eux-mêmes. Dans tous ces vignobles classés, les transports posent, en effet, un problème. La voiture et son parking, cela va de soi, mais aussi les circuits sur les sites, par trains, funiculaires, bateaux ou, encore, monorails à la déclivité vertigineuse, routes de liaison et même hélicoptères. L’accueil des randonneurs et des cyclotouristes a également fait partie de cette réflexion commune.

C’est à l’enseigne du programme européen Interreg IVc que ce projet du nom de ViTour a été lancé. Grâce à une petite participation de la Confédération et une autre du canton, Lavaux y participe à hauteur de 280 000 francs (210 000 à charge de la CIL). Il l’a rejoint peu de temps après son acceptation au titre de réalisation remarquable de l’homme.

Les autres projets engagés sont les Cinque-Terre, le Val de Loire, le vignoble du Tokay, celui de Montalcino, au sud de la Toscane, le Haut Douro et l’île de Pico (Portugal et Canaries), le Neusiedler See (Autriche) et le Moyen Haut-Rhin (la région de la Lorelei).

Tous ont en commun cette réflexion de Giuliana Biagioli, professeur de l’histoire de l’environnement à l’Université de Pise et consultante accompagnant le projet: «On a pas construit pour le tourisme, mais partout on doit avoir le droit de construire ce qui est nécessaire aux hommes; toutes ces régions ne doivent pas devenir des musées ! »

La problématique de la signalétique à l’extérieur et sur les sites a également été abordée lors de cette rencontre qu’Emmanuel Estoppey, site-manager de Lavaux, et Maurice Neyroud, président de la CIL, saluaient comme fructueuse. Ajoutons que de telles rencontres se déroulent 3 ou 4 fois l’an sur les sites classés. A terme (3 ans), le résultat du travail entrepris, devrait mener à la publication d’un guide des bonnes pratiques destiné à tous les vignobles européens.

 

  
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