Acteur clé de l’économie valaisanne, le secteur vitivinicole ne néglige pas les moyens d’améliorer son efficacité. Preuve en est l’étude VITI 2015, réalisée avec le concours de l’Université de Lausanne et dont le deuxième volet – consacré à la stratégie de marketing – a été présenté la semaine dernière. Cette étude fait notamment des recommandations pour la pondération des efforts de marketing. Elle constate, tout d’abord, que l’exportation est plus source d’image que de volume. Aussi, l’investissement marketing devrait se limiter à 5%. Dans l’est et dans l’ouest du Plateau alémanique, en revanche, où se consomment environ 50% des vins vendus en Suisse, cet effort devrait s’élever «au moins à 60%». Dans la première région citée, les vins rouges valaisans n’occupent que 7,2% du marché. Cette proportion est de 17% pour les vins blancs.
Sur le plan du produit, l’étude suggère également d’élever la qualité, de manière à renforcer l’«AOC Valais», qui «semble trop large», pour les auteurs de l’étude. Il s’agit, par ailleurs, de hiérarchiser la gamme des vins, selon qu’il s’agisse de dénominations qui sont porteuses d’image ou génératrices de chiffre d’affaires. Objectif de cette mesure: éviter la banalisation.
Pour le conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, le Valais peut avoir l’ambition de devenir une destination «au top des régions vitivinicoles européennes».
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