Marc Rosset donnant des stages de tennis au Palace de Gstaad: l’image semble décalée. Et pourtant le premier champion olympique de l’histoire en 1992, réputé pour son caractère atypique a répondu avec plaisir cette année à l’invitation d’Andrea Scherz, le directeur du cinq-étoiles bernois. «Ses enfants avaient participé à un stage de cinq semaines que l’on organise au Country Club de Bellevue, à Genève, il m’a demandé de faire la même chose dans un endroit magnifique.»
L’Open de Gstaad débute samedi et se déroule jusqu’au dimanche 1er août. Marc Rosset aimait jouer ce tournoi. «On y sent une vraie tradition, la commune a voulu le garder, alors que beaucoup de tournois migrent. J’allais déjà voir des matchs quand j’étais enfant», dit-il.
Mais s’il devait en conserver une seule image, elle serait éloignée de la balle jaune. «Je me souviens d’une photo de Liz Taylor dans les tribunes, c’était si glamour». Cette année les 2 mètres 01 du Genevois n’hanteront pas les travées de l’Open de Gstaad: « Je ne suis pas fanatique de tennis au point de sacrifier mes vacances», plaisante l’ancien numéro neuf à l’ATP.
Justement, quel regard jette-t-il sur le tennis aujourd’hui après avoir quitté le circuit en 2005? «Organiser des stages est mon seul lien avec le monde du tennis. J’aime bien les grands champions. Federer et Nadal sont monstrueusement fort. Mais je regrette l’uniformité des joueurs, le manque de vrais attaquants qui pratiquent le service volée tout le temps.» Et au niveau du tempérament? «Des caractériels comme Marat Safin ou Goran Ivanisevic, on en voit plus beaucoup.» Il regrette que des joueurs en arrière plan jouent seulement pour le fric: «Nous c’était plus pour la gloire et pour inscrire notre nom au palmarès des tournois.»
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