En Suisse, 24 destinations de vacances portent actuellement le label «Family Destination». Six nouveaux lieux posent maintenant leur candidature en vue de l’obtention du label. La commission de qualité, qui a aussi élaboré les critères, décidera ou non de leur certification. C’est la Fédération suisse du tourisme (FST) qui gère le label et assure la présidence. Elle est aussi l’organisation faîtière de la commission de qualité indépendante. Suisse Tourisme (ST) et les lieux certifiés y sont entre autres représentés. Pour la visite d’inspection, les lieux de vacances doivent débourser 3500 francs pour les membres, 4000 francs pour les non-membres et 2500 francs pour le renouvellement de la certification.
Le BPA veille à plus de sécurité pour les jeunes clients
Fabienne Känel chef de produit FST, est satisfaite du nombre de certifications. «Nous n'avons pas d'objectifs quantitatifs.» Fondé en 1996, le label montre que le nombre de certifiés est resté stable au cours des années. Certes, lors de la dernière certification six lieux de vacances ont démissionné, mais ce choix était aussi lié à une redéfinition de la destination.
Pour la période de certification 2013-2015 - le label sera révisé tous les trois ans - les critères seront adaptés. «Certains points sont devenus obsolètes», explique Fabienne Känel. Ainsi, dans les critères exigés, l’hôtelier devait mettre un babyphone à disposition. «Aujourd'hui, tous les parents ont des téléphones cellulaires.» Le problème du tabagisme a été résolu au niveau législatif. Ce qui veut dire, qu’en général, les critères seront revus à la baisse pour le prestataire de services.
Le changement le plus important concerne la coopération avec le Bureau de prévention des accidents (BPA). Ce dernier a déjà visité tous les sites et établi un rapport technique. Une condition préalable pour la certification à venir, car il s’agit de la sécurité des jeunes hôtes. Rampes d’escaliers, balustrades, gestion du verre, de l’eau sont contrôlés, mais aussi la communication destinée aux clients. «Dans les brochures et sur les sites internet, il est important de montrer que les enfants portent un casque en skiant», cite Fabienne Känel à titre d’exemple. Sur place, un représentant du Bureau des accidents a contrôlé la situation des prestataires de services qui ont opté pour le label familial et élaboré ensuite avec eux des mesures qui figureront en 2016 dans le catalogue des critères.
Un label destiné qu'aux lieux
Pour Fabienne Känel, ce label est unique. On ne le retrouve ni en Autriche ni en Allemagne. «La France en a un semblable pour la saison hivernale, raison pour laquelle elle s’intéresse au nôtre qui prévaut toute l’année», remarque-t-elle. Elle reçoit également souvent des demandes d’hôtels et d’appartements de vacances qui souhaiteraient se positionner dans ce créneau. Mais ce label ne peut être accordé qu’aux lieux.
Pour novembre 2012, la FST prévoit un «jour du label» (familles et wellness). Ce jour-là, les représentants des établissements-credo seront informés sur la manière dont leur destination peut encore mieux se positionner.
«Le label familial doit optimiser sa notoriété»
Les lieux de vacances sont promus et commercialisés par ST. Dans ses campagnes à vocation familiale, ST met en valeur les lieux certifiés. «Pour des raisons financières, certains d’entre eux ne participent cependant pas à ces campagnes», observe Fabienne Känel.
Le label au «F» rouge n’est pas visible sur le site de ST. Selon Nicole Diermeier, directrice marketing ST: «D’après nos expériences, trop de logos sur une page ou en relation avec une destination sont difficilement perçus par le lecteur.» Cependant, pour que l’utilisateur puisse trouver très rapidement sa destination familiale, ST propose une sélection qui aide les familles dans leurs recherches. Et, Nicole Diermeier dixit, dans le cadre du nouveau partenariat entre ST et Swisscom, la relance des produits adaptés aux familles devrait optimiser la notoriété du label. Pas seulement son contenu spécifiquement familial, mais aussi les outils et les mesures. «Ces améliorations permettent notamment d’offrir de nouvelles plates-formes et une visibilité accrue aux stations familiales et aux kidshotels.»
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