Le hameau d’Evolène, situé dans le Val d’Hérens, vit en ce moment au son des cloches et des cris des personnages mythiques de son carnaval traditionnel. Lors de ce rituel immémorial, les rues du village sont envahies à la nuit tombée par des êtres terrifiants dont le dessein consiste à effrayer autochtones, touristes ou simples visiteurs. Cachées sous des peaux de bêtes et derrière des masques de bois, les peluches tiennent la vedette jusqu’au dimanche de carnaval, quand elles passent le relais aux empaillés, des monstres imposants qui tirent leur nom de leur accoutrement en sacs de jute emplis de paille.
La commune véhicule depuis longtemps l’image d’une région de traditions vivantes et d’un passé préservé. Pourtant, l’évènement ne fait pas l’objet d’une campagne de communication d’envergure de la part de l’office du tourisme. «Le public est avant tout régional et familial et se déplace principalement pour la journée. On attend par exemple 2000 à 5000 personnes selon la météo le dimanche de carnaval», explique Jocelyne Chevrier d’Evolène Région Tourisme. «Mais il est vrai que nous devons songer à mieux valoriser un tel atout. Il représente tout de même un motif de réservation dans les hôtels et il motive certainement des propriétaires de résidences secondaires à passer quelques week-ends de plus dans la station durant le creux de janvier», précise-t-elle.
Dans le Lötschenthal, les ef-frayantes Tschäggättä ne sont pas sans rappeler ce qui se passe à Evolène. Dès le 3 février, ces héros carnavalesques prennent possession de la vallée au crépuscule et effraient quiconque aurait l’audace de se trouver sur leur chemin. Afin de permettre aux visiteurs les moins intrépides de profiter pleinement de cette ambiance surréaliste, deux défilés sont toutefois organisés le week-end de carnaval.
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