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actualité
20.03.2017
Génération Z: hyper connectée et besoin d'être stimulée
Née après 1995, cette génération ultra connectée croit en la valeur «travail», confirme une étude de Swiss Education Group. Parmi ses points faibles: la difficulté à fixer son attention. Le monde de la formation devra s’adapter.

Swiss Education Group a dévoilé les résultats d’une enquête sur la génération Z à l’occasion du 17e International Recruitment Forum. Son but: mieux comprendre les attentes et motivations de cette nouvelle génération afin d’être prêt à l’accueillir dans le monde de la formation et du travail. Au cours des trois derniers mois, quelque 3500 étudiants ont participé à l’étude réalisée par Alexandra Broennimann, experte du comportement des consommateurs. A cela s’ajoutent plus de cent entretiens individuels.

Nés après 1995, ces jeunes évoluent en symbiose avec la technologie. Leurs téléphones portables sont une extension de leur corps. Ainsi, deux tiers d’entre eux disent qu’ils seraient moins productifs et moins heureux sans leur mobile. Pour les jeunes Z, quelque chose qui existe en ligne existe «vraiment». D’ailleurs, les jeunes Z postent sur les réseaux sociaux 60% de leur vie sociale: dîners entre amis, évènements professionnels, soirées. Pour Alexandra Broennimann: «C'est comme si l'événement réel n'avait pas eu lieu tant qu’il n’est pas affiché dans les réseaux sociaux et validé par la communauté en ligne».

Autre constat: la réussite professionnelle est essentielle pour les jeunes Z. Peu idéalistes, ils savent qu’ils devront travailler dur pour réussir. Pour 70% d’entre eux, avoir beaucoup d’argent est le meilleur indicateur de réussite, qu’on obtient d’ailleurs uniquement grâce à un travail acharné. Et pour 80% des jeunes Z, un bon job est préférable à une bonne relation sentimentale.

L’étude relève également la capacité d’attention réduite des jeunes Z: de l’ordre de 8 secondes en situation passive. Si l’activité leur plaît, ils peuvent se concentrer jusqu’à 12 minutes au maximum. «Les employeurs des jeunes Z devront donc trouver le bon équilibre entre un encadrement adéquat et des challenges suffisamment stimulants», estime Swiss Education Group. Alexandra Broennimann recommande aux employeurs des jeunes Z de leur donner des occasions de s’engager dans des projets et des défis qui les stimulent.

S’agissant de formation, Florent Rondez, CEO de Swiss Education Group, précise: «Pour lutter contre l’ennui que ressentent les jeunes Z, nous avons reconfiguré nos enseignements. Par exemple, nos enseignants changent de sujet toutes les 20 minutes pendant les cours. Désormais, notre pédagogie est évolutive et très dynamique». (htr/lb)

  
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