Les villes ne représententplus l'unique terrain deprédilection de la plateformeinternet Airbnb.Les stations alpines enregistrentune progression du nombre d'objetsen location, comme l'attesteune récente étude de l'Observatoirevalaisan du tourisme. Al'échelle nationale, le Valais participede manière relativementmarquée à ce phénomène: avec703 objets en location (3935 lits),le canton se place en quatrièmeposition au niveau suisse, aprèsles cantons de Zurich, Genève etVaud (lire encadré). Une évolution«fulgurante» qui ne doit «pasêtre sous-estimée», relèvent lesauteurs de l'étude. Et susceptiblede créer des opportunités bénéfiquesau développement touristiquedes régions alpines.

«Les destinations méconnaissentle phénomène. Si elles s'y intéressent,le mode de recherchestandard ne leur permet pas derépertorier la totalité des objets,ce qui fausse les résultats et empêchede mesurer la taille du marchéqu'Airbnb représente», indiqueNicolas Deletroz, l'un desprofesseurs de la Haute Ecole detourisme de Sierre en charge del'étude. En Valais, l'offre Airbnbreprésente une proportion de 14%de la capacité hôtelière. Cette pénétrationdu marché s'atténueconsidérablement (0,89%) si l'onconsidère l'ensemble de la capacitéd'accueil: «Une valeur biaiséepar le fait que le Valais disposed'une offre parahôtelière pléthorique», tiennent à souligner les auteursde l'étude.

Les professionnels de l'hébergementattirés par ce nouveau canal
Pour réaliser cette étude, leschercheurs ont recouru aux expertsde l'informatique «pour faireparler la plate-forme» et révéler saréelle force de frappe. Constatcentral: l'offre originellement baséesur une relation de particuliersà particuliers (C2C) migrevers un modèle de commercial àparticulier (B2C). Si cette tendances'observe aussi en ville, elle sevérifie d'autant plus dans les régionstouristiques alpines, que cesoit les Grisons, le Tessin, le Valais.Selon l'étude, 51% des objets proposésen Valais font désormaispartie de portefeuilles de professionnelsde l'immobilier. Un comportementqualifié d'«opportuniste» pour augmenter leur visibilitésur le web. Plutôt qu'un modèleéconomique, la plate-forme sembledavantage perçue par lesloueursprofessionnels comme unnouveau canal de distribution,estime les auteurs de l'étude.

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