Les Diablerets deviendront-ils un jour capitalearchitecturale desAlpes,hébergeant desprojets à la fois spectaculaires etfonctionnels? Une gare dont laforme s'inspired'un chalet renverséà 90 degrés puis étiré danssa longueur. Un pont qui prolongela piste de ski et surplombe laroute tout en abritant une aubergede jeunesse. Douze étudiantsen architecture à Harvard, aiguilléspar l'architecte américaine renomméeet professeure ToshikoMori, ont imaginé l'avenir de lastation des Diablerets. Un travailacadémique défendu dans leuruniversité ce printemps et quis'est soldé par une présentationde quatre d'entre eux dans la stationvaudoise la semaine dernière.Leur réflexion constituait lepoint fort de la 3e conférenced'eco.villages. Il a réuni 160 participantssur le thème du futur durabledes villages de montagne.

Provoquer pour montrerce qui est possible
«Ces projets sont une provocationtrès intéressante. Le butn'était pas de travailler avec unbudget mais devoir ce qui est possible», expliqueMichael Liebreich,vice-présidentet co-fondateurd'eco.villages.Les Diableretscomme laboratoiredu développementdurable,un cas spécifiquepour tendre vers leglobal, aborder lesproblématiquesliées à la mobilité,l'énergie et la densification.

«Nous avonscherché à développerune solutionglobale pour les Diablerets.Relier ses points forts comme untricot pour consolider et valoriserson espace vital», indique ToshikoMori. Les étudiants et leurprofesseure ont expérimenté lastation durant une semaine l'hiverdernier comme des touristes.Premier constat:la circulation ausein du village estconfuse et peu efficace.«Nos plansdes pistes de skiétaient illisiblesaux yeux des étudiants», illustreMyriam Pichard,manager de ladestination. Elleaccepte la critiqueavec entrain:«Une vision extérieurene peutêtre que bénéfique,nous poussedans nos retranchementset nousaide à avancer plus vite.»

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