Le centre d’art de Lens Crans-Montana va connaître une seconde vie. Il est rebaptisé Fondation Opale du nom d’une pierre mythologique dans la culture aborigène. Ainsi, le bâtiment aux façades de miroirs, érigé en 2013 sur les rives du lac du Louché, continuera d’accueillir des expositions d’art. Il va rayonner au plan européen en tant que centre culturel aborigène contemporain. Ces perspectives sont l’œuvre de la mécène Bérengère Primat, résidente de Crans-Montana, passionnée depuis quinze ans par l’art aborigène.

«La Fondation Opale entend favoriser le dialogue entre l’art aborigène et l’art contemporain, en tant que lieu d’expositions, de rencontres et de recherche de référence», relève la mécène. «L’ambitieux projet de Sylvie et Daniel Salzmann devait absolument connaître une suite heureuse. Mon engagement s’inscrit sur le long terme et nécessite dès ce jour un travail de fond dont on pourra apprécier la mise en œuvre dans les mois à venir.» La reprise inopinée et dans l’urgence de la Fondation Pierre Arnaud ainsi que les nouvelles perspectives dessinées par la Fondation Opale (ainsi rebaptisée sous réserve d’une décision formelle de l’autorité de surveillance) nécessitent une période de transition. En effet, il convient de construire un socle solide sur lequel reposeront le positionnement clair et les activités futures de l’institution. Les mois à venir serviront à réaliser ce travail de fond.

«Nous avons trouvé une solution et des garanties sur le long terme, ce dont nous nous félicitons. Il faut laisser maintenant le temps de mûrir les prochaines étapes, nombreuses et passionnantes. La direction du vent est connue. Je remercie Bérengère Primat pour sa vision, sa passion, sa générosité», communique David Bagnoud, président de la commune de Lens. (htr/aca)