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Dossier: Hospitality Summit
L'Hopitality Summit se déroulera dans la halle 550 à Zurich Oerlikon.
Bild: HotellerieSuisse/hospitality-summit.ch

Dossier: Hospitality Summit

Premier congrès de l'hébergement en Suisse

Hotelle­rie­Suisse lance un congrès suisse pour l'ensemble de la branche. Le Hospitality Summit se déroulera les 7 et 8 septembre, à la halle 550, à Zurich Oerlikon.

C’est avec ses membres et ses partenaires  et sous le partronat du Seco qu'Hotellerie Suisse souhaite aborder les problématiques actuelles et futures propres à sa branche, révéler des tendances et explorer des solutions. L'évènement se déroule les 7 et 8 septembre 2021 à la halle 550 à Zurich Oerlikon.

 

Hospitality Summit

Le grand jour est arrivé

Lors du Hospitality Summit, qui vient de débuter, plus de 700 représentants de la branche discuteront des questions qui agitent celle-ci en. Un évènement qui fait la fierté de Claude Meier, directeur d’HotellerieSuisse.
Les premiers participants arrivent à la Halle 550, à Zurich Oerlikon.
Les premiers participants arrivent à la Halle 550, à Zurich Oerlikon. Bild: Nadia Schärli
Bild: Nadia Schärli

Le premier congrès de l’hébergement en Suisse vient de débuter à la Halle 550, à Zurich Oerlikon. «Nous sommes ravis qu’après tant de temps, la branche se rencontre à nouveau pour échanger sur les sujets d’actualité et trouver des solutions innovantes», affirme Andreas Züllig, président d’HotellerieSuisse. Forte d’un large soutien et du patronage du SECO, HotellerieSuisse organise le Hospitality Summit, un événement qui présente les voies, les perspectives et les solutions pour sortir de la crise ainsi que les tendances de demain. 

Claude Meier, directeur d’HotellerieSuisse, se réjouit du programme: «Les quelque 700 participantes et participants peuvent s’attendre à un programme riche et varié consacré aux sujets d’actualités auxquels la branche est confrontée et devra faire face à l’avenir.» L’accès à la manifestation n’est autorisé qu’avec un certificat COVID valable. Claude Meier est ravi que l’événement peut enfin avoir lieu après avoir été reporté une première fois: «En tant qu’association qui promeut la mise en réseau dans le contexte de l’innovation et de la numérisation, nous pouvons être fiers d’avoir mis sur pied un congrès en ces temps de coronavirus qui représente symboliquement la force de l’industrie MICE suisse.» 

Le Hospitality Summit réunira 70 intervenantes et intervenants de prestige, qui participeront au total à 13 tables rondes, 8 présentations et 7 discussions avec des expertes et experts de la branche et des spécialistes de différents sujets.  

Vous ne pouvez pas assister au congrès? Alors, ne manquez pas la retransmission en ligne des différentes activités du programme. (htr/aca)

hospitality-summit.ch
 

Hospitality Summit

«La crise agit comme un révélateur d'ADN qui questionne le sens»

Maud Bailly décortique cette crise inédite pour le Groupe Accor. Et donne une réponse articulée autour des priorités commerciales, sanitaires et solidaires.
Selon Maud Bailly, CEO Accor, Europe du Sud: «La crise n'a pas tout changé, mais tout accéléré.»
Selon Maud Bailly, CEO Accor, Europe du Sud: «La crise n'a pas tout changé, mais tout accéléré.» Bild: ABACApress/Sandrine Roudeix
Bild: ABACApress/Sandrine Roudeix

Maud Bailly, vous êtes CEO pour l’Europe du Sud chez Accor, vous avez étudié la littérature françaisecontemporaine et mettez en exergue cette phrase du poète René Char sur votre profil professionnel: «Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.» Une manière de vous singulariser dans le monde du business ou une profession de foi?
Je suis assez émue de réentendre cette phrase, découverte lorsque je passais le concours de Sciences Po à Paris. Elle a agi comme un déclic pour ma culture générale. Mon parcours professionnel non linéaire m’a demandé de la résistance, à l’Inspection générale des finances à Bercy, au poste de directrice des trains à la SNCF ou à la tête du pôle économique du cabinet du Premier ministre. On passe à travers tout un processus de soutiens et de rejets où il faut imposer sa chance, sans arrogance, accepter les règles avec douceur. Construire une apologie de la différence, de la résilience et de la tolérance.

Le Groupe Accor, sixième groupe hôtelier mondial, a accusé l’an dernier une perte nette proche de 2,2 milliards de francs suisses et vu son activité chuter de 60% du fait de la crise sanitaire, qui a fait fermer ou tourner au ralenti ses établissements. Comment peut-on répondre à une telle crise, avec quels outils?
Oui, il s’agit d’un vrai choc, dès janvier 2020. Après un point bas observé au deuxième trimestre dans toutes les régions du monde de 80%, avec des réductions inédites des voyages et une peur de l’accélération de cette situation. Notre réponse s’est articulée autour de priorités commerciales, sanitaires et solidaires. Quand on repense les leviers, on doit toujours partir de l’attente de nos clients. Autour d’une offre de flexibilité et des possibilités d’annuler les réservations en dernière minute, nous avons souhaité soutenir le tourisme local à un moment où les déplacements étaient limités, avec par exemple une offre de séjour de proximité dans un rayon de 100 km, ou encore une offre de room service adaptée lors de staycation. Nous avons mis en place une réassurance sanitaire autour de protocoles certifiés par des organismes tiers tels que Bureau Veritas ou SGS, des leaders de l'inspection, du contrôle et de l'analyse, avant d’obtenir le label «All Safe». Et nous sommes fiers d’avoir plus de 1000 hôtels certifiés sur l’Europe du Sud. Cela nous a permis de rassurer les clients, BtoC et BtoB, notamment les organisateurs de petits séminaires, en offrant des espaces adaptés pour 10, 50 ou 100 personnes, ou de conventions de plus grande capacité.

Pouvez-vous détailler la politique sociale du groupe dans ses différentes dimensions pendant la crise?
Il fallait se soucier des autres tout en gardant du sens. Notre CEO Sébastien Bazin a annoncé l'annulation du dividende au titre de l'exercice 2019 en avril 2020. Ceci a permis d'affecter
70 millions d’euros, soit 25% des 280 millions d’euros, au lancement du ALL Heartist Fund, un fonds d’aide pour les employés et les partenaires individuels du groupe affectés par la crise sanitaire. Les 260 000 employés des 5100 hôtels du groupe y sont éligibles, 83 000 employés en ont déjà été bénéficiaires. Par ailleurs, la plateforme Coronavirus Emergency Desk Accor (CEDA) a permis la mise à disposition rapide de chambres d’hôtel au personnel soignant et aux populations les plus vulnérables.

Croyez-vous à un retour aux grands évènements?
La vie va reprendre en 2021. Nous assistons à une reprogrammation des foires et des salons, le Mipim de Cannes est confirmé en septembre. L’économie va retrouver sa fluidité. Mais il faut rester vigilants.

Vous défendez des hôtels qui deviennent des lieux de vie...
Nos clients veulent se retrouver, se restaurer, se divertir, faire du sport. Nos quartiers, les poumons de nos villes ont été privés d’oxygène et là nous reprenons des couleurs. Déjà amorcée avant la crise, notre vision de l’hospitalité augmentée va bien au-delà du séjour hôtelier, par notre capacité à attirer une clientèle locale et à ancrer nos hôtels dans leur quartier. Notre programme de fidélité ALL lancé en 2019 est bâti sur tout un écosystème de services et de partenariats autour des trois passions de nos clients: le food, le sport avec le PSG ou Roland Garros et le divertissement avec l’Accor Arena à Paris ou les concerts tels que le Montreux Jazz Festival.

Comment définiriez-vous cette crise sans précédent?
Elle agit comme un révélateur d’ADN, nous renvoie au ques-
tionnement du sens. La crise n’a pas tout changé mais elle a tout accéléré. Elle nous a certainement fait gagner plusieurs années de maturité digitale. Par exemple en accélérant les processus digitaux en termes de check in et de check out, de code QR dans les restaurants, de clés digitales avec Accor Key...

Vous regrettez que beaucoup de conseils exécutifs de grandes sociétés ne s’ouvrent pas aux femmes? Comment changer cela?
En considérant la diversité comme un levier de performance. Notre réseau RiiSE de leadership et de diversité, ouvert tant aux femmes qu’aux hommes, reste actif sur 110 pays avec ses
26 000 membres. En 2015, Accor comprenait 27% de femmes directrices d’hôtels au début des engagements pris avec le programme HeForShe de l’ONU Femmes. En 2020, 34% ont été atteints pour un objectif de 40% de femmes d’ici à 2022. Nous visons une égalité totale entre hommes et femmes et un meilleur équilibre générationnel.

Que retenez-vous de cette crise?
Beaucoup de changements, des rebondissements, du renouveau. D’un point de vue managérial, elle  aura permis de réduire les circuits décisionnels, de limiter les formes de contrôle, de moderniser sa manière de gérer ses équipes. Il ne faut jamais tomber dans l’amnésie d’une crise.

Parcours
Ministères, gares et hôtels

Maud Bailly débute ses études de lettres modernes à l’Ecole normale supérieure, avant d'entamer un Master en administration publique à l’Institut d’études politiques de Paris. Elle débute sa carrière à l’Inspection générale des finances. En 2011, elle rejoint la SNCF, puis devient directrice des trains en 2014. Appelée en 2015 au cabinet du Premier ministre Manuel Valls, elle devient cheffe du pôle économique et digital. En 2017, Maud Bailly rejoint Accor où elle est nommée Chief Digital Officer, membre du comité exécutif. Fin 2020, elle devient directrice générale du hub «Europe du Sud». aca
 

Durabilité et innovation  
au centre d’une table ronde

Maud Bailly ouvrira les conférences de la deuxième journée du Hospitality Summit, à la halle 550, à Zürich Oerlikon, le 8 septembre entre 8h30 et 9h en présentant «ses stratégies efficaces pour l’avenir».
Les thèmes clés du tourisme et de l’hébergement seront abordés lors de la table ronde du 7 septembre entre 15h25 et 16h20. «Qu’y a-t-il derrière les mots clés durabilité, numérisation, mobilité et innovation?» Les experts Stephan Sigrist, fondateur et directeur du Think Thank W.I.R.E., Paola Ghillani, consultante en durabilité et pour divers mandats, Marc Langenbrinck, CEO de Mercedes-Benz Suisse et Thomas Kleber, COO de Sorell Hotels y prendront part.  
«Les assouplissements progressifs décidés par le Conseil fédéral ouvrent la voie à la reprise tant attendue de notre branche.
Nous attendons avec une impatience grandissante le Hospitality Summit des 7 et 8 septembre 2021, un événement passionnant et organisé en toute sécurité. Notre programme varié reste inchangé et le nombre de participants ne cesse de croître, ce qui est surtout dû à la sécurité de planification dont nous disposons à présent», précise HotellerieSuisse dans un communiqué. aca
hospitality-summit.ch

Entretien

«La ville doit se voir comme un espace d’expérience»

Pour Stephan Sigrist, analyste de tendances, l’innovation ne peut fonctionner que si, outre les avantages pour le client, on se soucie également de l'ensemble de la société.
Stephan Sigrist.
Stephan Sigrist. Bild: ldd
Bild: ldd

Stephan Sigrist, le Hospitality Summit est l’un des premiers événements majeurs de la branche à se tenir de nouveau en présentiel après une longue interruption due au coronavirus. Des événements d’une telle envergure sont-ils encore dans l’air du temps?
Absolument. En période de crise, la tendance est à la surestimation des conséquences à court terme. Il serait toutefois erroné de penser que les échanges directs perdront toute importance à l’avenir. Rencontrer d’autres personnes et ressentir son interlocuteur sont des besoins fondamentaux qui ne disparaîtront pas.

The Wire, votre groupe de réflexion, conseille les entreprises sur la transformation numérique et les nouveaux modèles commerciaux. Quels ont été les services requis en particulier depuis le début de la crise?
Le coronavirus a induit un véritable essor de la numérisation aux sein des entreprises, d’où les nombreuses demandes qui nous sont adressées en lien avec le travail virtuel, l’automatisation des processus ou la protection des données. Beaucoup souhaitent également savoir ce que ce nouvel environnement de travail virtuel signifie en termes de conception des bureaux, mais aussi quel type de conduite s’impose désormais. Qui plus est, l’aspect sanitaire revêt lui aussi – soudainement – une importance cruciale dans le quotidien professionnel. Les entreprises doivent plus que jamais se soucier des conditions de travail qu’elles offrent à leur personnel.

La numérisation entraîne dans son sillage la crainte de voir l’humain devenir tôt ou tard superflu. Partagez-vous cette inquiétude?
Non, ce n’est pas ainsi que je vois les choses. Plus de 150 ans d’évolution et d’automatisation l’ont montré: bon nombre de professions du passé ont disparu, mais dans le même temps, de nouveaux métiers ont fait leur apparition. L’homme n’est jamais devenu dispensable. Les nouvelles possibilités techniques apparaissent bien pires qu’elles ne sont en réalité; tout s’arrange avec le temps.

Par exemple?
L’intelligence artificielle est surévaluée. Un algorithme peut certes, à certains égards, se montrer plus rapide et plus efficace qu’un humain. Il n’en reste pas moins que ces systèmes atteignent rapidement leurs limites, surtout lorsqu’ils se retrouvent confrontés à des problèmes particulièrement complexes. Même, d’ailleurs, lorsque la tâche semble insignifiante, comme l’interprétation de mouvements de la main au bord d’une route ou la détection de mauvaises herbes dans un jardin. Autant de domaines où même les emplois nécessitant une formation «basique» ne sont pas près de disparaître.

Mais le «matériel» humain est le même depuis des milliers d’années, alors que celui en silicone est de plus en plus performant. N’est-ce pas juste une question de temps avant que les machines ne supplantent l’homme dans tous les domaines?
De nombreux facteurs laissent penser qu’au-delà d’un certain degré de complexité, les machines ne peuvent pas faire de meilleures prédictions que nous, les humains. Par exemple, s’agissant des marchés financiers ou de la météo. Il s’agit là de processus qu’il est impossible de simuler, même avec des superordinateurs. Le hasard y joue un rôle trop important et requiert dès lors une réaction spontanée, ce à quoi les humains sont au moins aussi bons que les ordinateurs.

Parcours: Stratège interdisciplinaire
Stephan Sigrist est analyste de tendances, auteur et conférencier au Hospitality Summit. Biologiste moléculaire, il est le fondateur et le directeur du groupe de réflexion («think tank») W.I.R.E., qui, depuis 2007, convertit les nouveaux développements, les tendances et les innovations en champs d’action stratégiques pour les organisations et les décideurs. En 2020, Stephan Sigrist a créé la «Future Society Association», qui se concentre sur l’innovation inclusive. pt

Quels services et produits de la branche Hospitality ne peuvent pas être numérisés?
La question ne consiste pas à savoir ce qui est techniquement faisable, mais où la technique peut être utile. Ce qui dépend fortement de la situation: si, après avoir patienté 20 minutes à la réception, je suis accueilli de manière peu aimable, alors je préférerai un automate d’enregistrement qui me guidera de manière fonctionnelle tout au long du processus. Par contre, dans un établissement 5 étoiles – que je paie cher et dont je suis peut-être un habitué –, j’exigerai évidemment d’être servi par un être humain. C’est en fait ce qu’on souhaite chaque fois que l’appréciation et l’émotion entrent en jeu. Et ce sera toujours le cas dans 100 ans, pour autant que nous soyons alors encore là, évidemment.

Le modèle commercial d’Uber reposait sur l’hypothèse que les véhicules autonomes allaient rapidement s’imposer. Ce qui n’est pas encore arrivé. Avez-vous connaissance, dans le secteur du tourisme, d’autres modèles basés sur des suppositions qui se révèlent erronées au final?
Uber s’achoppe non seulement au fait que les véhicules autonomes ne sont pas encore une réalité, mais aussi aux conséquences sociales de son modèle commercial. Le prestataire de services de transport pensait pouvoir simplement traiter ses chauffeurs comme des entrepreneurs indépendants. Mais les tribunaux ont maintenant clairement statué – du moins dans le contexte européen – sur le fait que les chauffeurs d’Uber sont des employés, ce qui fait perdre son attrait au modèle commercial en question. Il en va de même pour Airbnb: alors qu’on imaginait pouvoir louer des appartements à volonté, sans conditions, il en a résulté des protestations de Berlin à Lisbonne parce que l’économie des plateformes a renchéri les logements. Conséquence: Airbnb a été réglementé en de nombreux endroits. Littéralement obsédés par le seul avantage offert au client, tant Uber qu’Airbnb ont complètement négligé la perspective sociale dans sa globalité. Ils en paient aujourd’hui la facture.

Quel est le principal message que vous aimeriez transmettre à la branche lors du Hospitality Summit?
Aujourd’hui, sans courage, on n’arrive plus à rien. Par le passé, la Suisse a réalisé de nombreux exploits pionniers, à l’image de la conquête du Rigi – sans machines, mais avec des chevaux et des ânes – ou de la construction du tunnel du Gothard. Mais ces dernières années, l’omniprésence de la sécurité et le perfectionnisme ont relégué le courage au second plan. Garder une vue d’ensemble, s’engager pour une perspective et la mener à bien même face à l’opposition, telle est la Suisse dont je rêve. Une Suisse qui pourrait alors se positionner solidement dans le milieu du tourisme international. Pas en imitant ce que font tous les autres, mais en suivant sa propre voie.

Traduction Régis Gobet d'un texte paru en allemand en page 5 d'hotelrevue.

thewire.ch
futuresociety.or

Hospitality Summit – Programme et billets dégriffés disponibles dès à présent
Les décideurs de la branche se donnent rendez-vous les 7 et 8 septembre 2021 au Hospitality Summit, dans la halle 550 de Zurich-Oerlikon. Ce premier congrès du secteur suisse de l’hébergement mettra en lumière tendances et autres développements, abordera en détail des sujets pertinents et débattra de moyens proposés pour sortir de la crise.
Le programme et la vente de billets sont désormais disponibles en ligne. Qui se décide rapidement peut profiter d’un pass de 2 jours offert à un tarif spécial. Les membres d’HotellerieSuisse bénéficient également de réductions.
hospitality-summit.ch

Version allemande

Entretien

«Nous devons désormais nous tourner davantage vers l’avenir.»

Andreas Züllig, président d’HotellerieSuisse et directeur de l’hôtel Schweizerhof Lenzerheide, évoque l'importance d'échanger et de se rencontrer lors du Hospitality Summit.
Bild: Miriam Schwarz
Bild: Miriam Schwarz

Le Hospitality Summit se tiendra désormais les 7 et 8 septembre 2021. N’est-il pas quelque peu risqué de planifier une manifestation de cette envergure?
Je pense que les tests à large échelle et la stratégie vaccinale, qui sera bien avancée d’ici là, nous permettent maintenant d’afficher un certain optimisme.
Nous partons du principe qu’il sera possible de se réunir en grand nombre en septembre. Cela dit, sans aucune garantie, bien entendu.

HotellerieSuisse regroupe à l’enseigne du Hospitality Summit diverses manifestations jusqu’ici réparties tout au long de l’année Qu’en espérez-vous?
Nous avons constaté que nos nombreux événements et manifestations de petite envergure généraient une suroffre. Nous avons donc décidé de les regrouper et de les concentrer. En outre, un événement de deux jours nous permet de mettre en œuvre des offres complètement différentes, qui répondent à divers besoins.  

La branche a été durement frappée par la pandémie. Quel effet peut et doit produire le Summit?
Cet événement de deux jours doit être source d’inspiration et mettre en exergue des moyens de sortir de la crise. Nous devons désormais nous tourner davantage vers l’avenir et moins nous concentrer sur le présent et ses difficultés. Numérisation, innovation et durabilité jouent en l’occurrence un rôle majeur. Nous voulons toutefois aussi offrir un espace d’échange et de rencontre. Il est important de pouvoir nous voir et nous parler de nouveau en présentiel.

L’hôtellerie urbaine et le marché MICE seront au centre des discussions. Que peuvent ici attendre les participants?
Certainement des approches «Best Practice» et de nouvelles amorces de solutions. La branche connaîtra des changements, mais des opportunités émergeront également. Les réunions virtuelles et numériques vont certainement gagner en importance, mais rien ne remplacera jamais les rencontres directes.[RELATED]

Le NextGen Hospitality Camp, notamment, s’adressera à la relève. Sera-t-il encore plus difficile à l’avenir de garder les jeunes dans les rangs?
Quoi qu’il en soit, un risque existe et nous devons le prendre au sérieux. L’image de la branche de l’hôtellerie et de la restauration qui s’est imposée au public au cours de l’année écoulée a certainement plutôt tendance à effrayer les jeunes à l’heure actuelle. A nous, dès lors, de proposer des stages d’initiation et des apprentissages. Nous devons par ailleurs montrer à la jeunesse que nous travaillons dans un secteur valorisant et tourné vers l’avenir. Une perspective à laquelle le Hospitality Summit peut sûrement aussi contribuer.

Le Covid-19 va-t-il modifier durablement la branche?
Il y aura des changements. Mais une grande partie de l’activité reviendra, car les voyages resteront un besoin. Leur nombre diminuera probablement un peu à l’avenir, mais on planifiera des séjours plus longs et plus durables. Les réunions professionnelles – aussi petites et individuelles soient-elles – garderont également leur importance. (bbe)

[DOSSIER]

Congrès

Hospitality Summit: sortir de la crise pour plonger dans l’avenir

Le coronavirus impose toujours sa loi. Egalement au Hospitality Summit. L’événement, relancé cette année, aura ainsi lieu les 7 et 8 septembre.
L'Hopsitality Summit se déroulera dans la halle 550 de Zurich Oerlikon.
L'Hopsitality Summit se déroulera dans la halle 550 de Zurich Oerlikon. Bild: ldd
Bild: ldd

Plonger dans l’avenir, regarder vers l’avant, tels sont les mots d’ordre. Ce qui ne sera possible que si les acteurs de la branche s’épaulent mutuellement. Et c’est précisément dans cet esprit que se déroulera le Hospitality Summit les 7 et 8 septembre 2021, dans la halle 550 de Zurich Oerlikon. Le nouvel événement d’HotellerieSuisse, initialement prévu les 15 et 16 juin 2021 mais reporté au début de l’automne en raison de la situation incertaine causée par la pandémie, a pour vocation de devenir un rendez-vous annuel à l’avenir.

Le nouveau congrès du secteur de l’hébergement en Suisse regroupera ou remplacera sous une autre forme les manifestations d’HotellerieSuisse jusqu’ici réparties tout au long de l’année, telles que la Journée de l’hôtellerie ou la Journée du marketing hôtelier. De même, l’assemblée estivale des délégués d’HotellerieSuisse se déroulera dans le cadre du Hospitality Summit. Sans oublier la soirée de gala du prix «Hôtelier de l’année», moment fort et rassembleur.

Trouver ensemble des sorties de crise
Cette première édition du Hospitality Summit cherchera pour l’essentiel à trouver comment faire sortir la branche de la crise actuelle, mais aussi quelles stratégies permettront d’élaborer des offres attrayantes et d’identifier les endroits où le tourisme et l’hôtellerie doivent se développer. Ces questions constitueront le fil rouge de tous les événements, qui s’articuleront autour de sujets universels tels que coopération, numérisation, innovation ou encore promotion des jeunes talents, critères dont la crise a encore décuplé l’importance. Autres sujets brûlants, les deux domaines thématiques que sont l’hôtellerie urbaine ainsi que les salons et le marché du MICE, qui ont été particulièrement touchés par la pandémie de coronavirus. Des tables rondes porteront ici sur l’orientation envisageable à l’avenir pour l’hôtellerie urbaine et sur le développement du secteur des salons et du MICE.

Liquidités et ressources financières ont encore gagné en importance au cours de cette crise persistante, raison pour laquelle il deviendra d’autant plus crucial, à l’avenir, de disposer d’une solide base financière et d’opter pour une gestion économique durable. Le forum financier abordera ces sujets, mais également la planification financière à court, moyen et long terme dans le cadre de différentes discussions et autres débats.

L’innovation apparaîtra comme un thème récurrent tout au long de cet événement de deux jours, à l’image de l’esprit communautaire et de la numérisation. Il s’agira d’une part de définir ce qui peut faire naître l’innovation, et, d’autre part, de montrer comment HotellerieSuisse encourage les projets innovants via la plate-forme Hospitality Booster. 

Le Hospitality Summit ciblera également la promotion de la relève, la branche n’ayant guère gagné en attractivité l’année passée. La situation semble en effet trop incertaine dans bon nombre d’établissements. Qu’en sera-t-il de la suite? Y en aura-t-il seulement une? Autant d’inquiétantes interrogations. Rien d’étonnant dès lors que les métiers de l’hôtellerie et de la restauration ne figurent pas en tête de liste des jeunes en fin de scolarité. Il est donc d’autant plus important que la branche s’engage aujourd’hui en faveur de la relève et lui offre des opportunités. L’avenir de la formation professionnelle sera notamment examiné de près, discussions sur les futures possibilités de carrière à la clé. En outre, 30 jeunes professionnels présenteront lors du Hospitality Summit trois projets qu’ils auront élaborés ensemble en cinq jours.[RELATED]

C’est ainsi pleinement dans l’esprit de l’événement – se concentrer davantage sur demain – que seront mis en lumière divers scénarios d’avenir. Hôteliers et hôtelières débattront notamment des prochaines étapes, des groupes emmenés par un animateur élaboreront des solutions d’avenir, et plusieurs futurologues et experts montreront au moyen d’exposés et de discussions où le vent peut et doit tourner.

Différents formats dans différents locaux[DOSSIER]
Les participants pourront faire leur choix parmi un riche programme, source d’inspiration et accessible dans différents formats.  Le coup d’envoi du Hospitality Summit sera ainsi donné en plénum, avant que les nombreuses options n’en soient proposées dans différentes salles de la vaste halle 550. Avec pour incontournable point de rencontre central l’arène de réseautage qui, en plus de servir d’espace d’échange personnel, proposera sur scène de brèves interviews de personnalités de la branche. S’y tiendront également, de nouveau en plénum, entretiens, exposés et tables rondes. (bbe)

Traduction des textes par Régis Gobet.

Billets et programme disponibles dès le 6 mai 2021 sous:
hospitality-summit.ch

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