Les hôteliers français remportent une victoire contre l’agence en ligne Expedia. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC) ont été entendus par la Cour d’appel de Paris. Ils se félicitent de son arrêt du 21 juin 2017 qui condamne Expedia et donne raison aux hôteliers. La justice française juge illégales les clauses de parité et les annule, condamne Expedia à payer à l’Etat une amende civile de 1 million d’euros et lui demande de cesser ces pratiques à l’avenir.

«Notre mobilisation et nos actions portent leur fruit. Aujourd’hui, c’est une nouvelle très belle victoire pour les 17’000 hôteliers français après 3 ans de procédure. Il est clairement reconnu que les pratiques de la plateforme sont illégales», se réjouit Roland Heguy, président confédéral de l’UMIH.

Le Gouvernement avait assigné en justice Expedia le 14 novembre 2013 afin de constater l’existence d’une entrave abusive à la liberté commerciale et tarifaire des hôteliers. L’UMIH avait soutenu le gouvernement dans cette procédure. La décision du Tribunal de commerce du 7 mai 2015 n’avait pas été jugée totalement satisfaisante par le ministre de l’Economie qui avait fait appel. L’UMIH a accompagné cette action afin de «rééquilibrer les relations avec les agences en ligne».

«Cet arrêt, très attendu par nos homologues européens, vient mettre fin aux pratiques d’Expedia qui refuse d’appliquer la loi Macron et qui n’était pas partie prenante des engagements pris par Booking.com devant l’autorité de la concurrence. Il renforce l’ensemble des actions menées par l’UMIH et le GNC afin de moraliser les pratiques des plateformes de réservation en ligne et de restaurer enfin les conditions d’une concurrence libre et non faussée», déclare Laurent Duc, président UMIH Hôtellerie. La loi Macron, en vigueur depuis août 2015, interdit la pratique de la clause de parité tarifaire. (htr/lb)