La Suisse confirme son attrait en tant que destination de voyage. L’hébergement suisse a enregistré une nouvelle année record en matière de nuitées. Au total, 43'930’146 nuitées ont été répertoriées, soit une augmentation de 2,6 % par rapport à l’année précédente. Sur la même période, le taux d’occupation a augmenté de 1,7 point de pourcentage, passant de 49,4 % à 51,1 %.
«La forte demande et le nombre de nuitées à nouveau élevé soulignent l’engagement commun de la branche du tourisme à tous les niveaux», a relevé Martin von Moos, président d’HotellerieSuisse, à l’occasion de la conférence de presse annuelle de Suisse Tourisme.
Croissance marquée dans les villes
La dynamique a été particulièrement marquée dans les villes, avec une hausse de 3,3 % dans les métropoles et de 3,4 % dans les petites villes. Les destinations de montagne ont affiché une croissance de 1,8 %, tandis que les régions de campagne ont progressé de 2,4 %. Globalement, la demande intérieure a légèrement dépassé le niveau de l’année précédente, avec une augmentation de 1,4 %. La croissance a de nouveau été principalement portée par les hôtes étrangers, en hausse de 3,9 % en provenance d’Europe et de 3,4 % sur les marchés éloignés.
Sur plusieurs marchés clés, la demande a progressé de manière significative, notamment en provenance des Etats-Unis (+5,4 %), du Royaume-Uni (+7,5 %) et de la Chine (+9,3 %). A l’inverse, l’évolution est restée modeste sur certains marchés importants, comme les pays du Golfe (0 %), les Pays-Bas (+1,0 %) ou l’Inde (+1,8 %). Les nuitées des hôtes sud-coréens ont reculé de 11%. L’Allemagne (+2,0 %) demeure le premier marché étranger en nombre de nuitées, suivie de près par les Etats-Unis.
De nettes différences selon la région, la saison et les hôtels
Cette croissance n’est toutefois pas la même partout, souligne un communiqué de presse. «On observe de nettes différences selon la région, la saison et le type d’établissement: si certaines destinations profitent de la forte demande, l’impact économique reste limité pour d’autres. L’évolution des nuitées ne renseigne donc pas à elle seule sur la stabilité du taux d’occupation tout au long de l’année ou sur la situation réelle de certains établissements.»
Pour HotellerieSuisse, il faut aussi prendre en considération le fait que l’augmentation des nuitées n’entraîne pas forcément une création de valeur accrue. «Le taux d’occupation a certes aussi pu être augmenté, mais des capacités restent disponibles selon les périodes et les régions. Par ailleurs, les recettes par nuitée sont sous pression et la hausse des coûts se poursuit dans presque tous les domaines. Cela entraîne une pression constante sur les marges pour de nombreux établissements, malgré la forte demande.» (cp)