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Dossier: Adventskalender
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Adventskalender

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Dossier: Adventskalender

Nr. 10: Blick hinter die Kulisse

Hinter Türchen 10 verhelfen wir Ihnen zu einer Auszeit bei aussergewöhnlichen Gastgebern.

Hotelkonzepte

Mit Konzept zum Erfolg

Mit einem klaren Konzept heben sich Hotels von der Konkurrenz ab. Die htr hotelrevue zeigt in einer Serie elf inspirierende Hotelentwürfe zum Nachahmen: vom Partyhotel bis zum Ort der Kraft.

Concepts hôteliers

L'hôtel total redonne au Dôme de Soufflot une soif épique

Le cinq étoiles cumule les prouesses. Locomotive d'un modèle de financement mixte de 62 000 mètres carrés, le Grand Hôtel-Dieu, à Lyon, met en valeur par un bar primé mondialement la profondeur de Jacques-Germain Soufflot.
Alexandre Caldara
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Le Dôme de l'InterContinental, un espace historique devenu un bar.
Le Dôme de l'InterContinental, un espace historique devenu un bar.
Le Dôme de l'InterContinental, un espace historique devenu un bar. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
aquatis
image : Sedrik Nemeth
image : Sedrik Nemeth
Bogentrakt
Chur, Graubuenden, Schweiz, 23. August 2023 - Ritter Schumacher Architekten, Architektur.
Chur, Graubuenden, Schweiz, 23. August 2023 - Ritter Schumacher Architekten, Architektur.
Emmanuel Fragnière, Professeur en Service Design et Gestion des crises à la HES-SO Valais-Wallis, Institut du Tourisme (ITO)
Emmanuel Fragnière, Professeur en Service Design et Gestion des crises à la HES-SO Valais-Wallis, Institut du Tourisme (ITO)
Emmanuel Fragnière, Professeur en Service Design et Gestion des crises à la HES-SO Valais-Wallis, Institut du Tourisme (ITO) image : ldd
image : ldd

Si l’on rentre par l’arrière un brin distrait, on peut juste croire à un grand hôtel répondant aux codes du luxe international. Mais toutes les autres approches permettent de comprendre la singularité de l’Hôtel InterContinental de Lyon, en France, situé dans un des plus grands bâtiments de la presqu’île, classé monument historique en 2011. Par l’avant, on longe une gigantesque façade de pierre blanche de 360 mètres carrés, bordant le Rhône et datant du 18e siècle.

[GALLERY 1]

On arrive dans un hall majestueux en hauteur, souligné par un néon contemporain, et on saisit tout de suite le rôle central que l’hôtel joue dans le projet de réhabilitation de l’Hôpital de l’Hôtel-Dieu en Grand Hôtel-Dieu, considéré comme la plus grande opération de reconversion privée d'un monument historique en France et en Europe. Un hôtel urbain avec en son cœur ce qu’un guide du patrimoine qualifie «du plus bel intérieur de Lyon», locomotive d’un modèle de financement mixte de 62 000 mètres carrés, le Grand Hôtel-Dieu. Un des modèles plébiscités dans les travaux entrepris sur le sujet par un projet Innotour en Suisse, qui donne envie de comprendre les arcanes de ce complexe faramineux qui attire une nombreuse clientèle suisse.

Carte de visite

Nom de l'hôtel: InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu

Lieu: Lyon, France Marque et groupe: InterContinental par IHG

Classification: cinq étoiles

Années de construction: Ensemble du Grand Hôtel-Dieu en 2010, avril 2015 pour l'hôtel.

Investissement: Plus de 200 millions d’euros sur l’ensemble du Grand Hôtel-Dieu

Architectes: Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques, et Jean-Philippe Nuel pour l’architecture intérieure

Nombre de chambres: 144 (113 chambres et 31 suites)

Nombre de collaborateurs: 160 collaborateursTaux d'occupation: hôtel ouvert toute l’année, 72% de taux d’occupation en 2024

Chiffre d’affaires: entre 22 et 24 millions pour 2024

Groupe cible: 40% business et 60% loisirs

Autres prestations: Le restaurant Epona propose une cuisine locale et de saison par le chef Mathieu Charrois. Le bar Le Dôme, sous l’impressionnante coupole Soufflot, est le centre névralgique de l’hôtel, élu meilleur bar d’hôtel au monde en 2021 au Prix Villégiature. Un centre de convention et de réception de 1500 m², L’Académie, avec 12 salles de réunion réparties sur 4 niveaux. Le Club Lounge, un espace offrant un service exclusif tout au long de la journée.

Directrice: Madelijn Vervoord, depuis l’ouverture.

Propriétaire: Predica

«Une visite de ce bâtiment prend du temps»
L’InterContinental, un établissement élu meilleur hôtel de France par les votes publics du World Travel Awards dès 2021 et cette année encore. «Il marque durablement la clientèle internationale par son ancrage unique dans un bâtiment historique d’envergure et permet d’amener de nouveaux marchés à Lyon, comme l’Amérique du Sud», commente Madelijn Vervoord, directrice de l’établissement dès le début du projet en juin 2018 et personnalité centrale de son ouverture en juin 2019.

A la réception de l’InterContinental, ce grand bureau noir, on trouve des objets contemporains et classiques à la fois, comme ces monumentaux paravents en soierie Verel associés dans leur réalisation au travail de l’artiste Véronique De Soultrait. Mais aussi une bibliothèque qui comprend des ouvrages de médecine de l’époque retrouvés pendant les travaux. Un style que le décorateur d’intérieur Jean-Philippe Nuel qualifie de «monacal et précieux». On prend une leçon de discrétion et on entre comme dans un sas de décompression austère mais noble. Loin du baroque de Jacques Garcia, à La Réserve de Paris, ou même des couleurs très vives des tableaux floraux d’Alessandro Twombly, à l’InterContinental Genève. Un choix que Jean-Philippe Nuel défend ainsi: «Lors de la construction de l’Hôtel-Dieu, le contraste entre l’architecture grandiose du bâtiment, semblable à un palais, et sa fonction de soins aux pauvres surprenait. Cette dichotomie a été conservée dans la décoration d’intérieur.» Pour Madelijn Vervoord: «Certains trouvent cela sombre, je leur dis qu’une visite de ce bâtiment prend du temps pour comprendre tous les détails. Avec l’architecte Didier Repellin, j’ai appris à comprendre l’alignement des fenêtres du bâtiment et la répétition des arches. A nous de le transmettre aujourd’hui.»

Pour Madelijn Vervoord: «L’entrée de notre hôtel génère beaucoup d’allées et venues, car elle est aussi considérée comme un lieu public, nous devons nous adapter à cette cohabitation qui globalement marche bien, les visiteurs restent très respectueux de la situation, ce bâtiment compte beaucoup dans le cœur des Lyonnais, on participe à sa vie, notamment en organisant des offres spéciales pour les habitants pendant la semaine de leur anniversaire.» Ou comment un hôtel cinq étoiles d’une marque internationale ancrée dans le luxe parvient à s’intégrer dans une histoire mythique, celle du Grand Hôtel-Dieu. Fondé au 12e siècle, à son emplacement actuel, ce centre d’accueil pour les pauvres, pèlerins et voyageurs évolue au fil des siècles, connaît de nombreuses aventures et catastrophes, notamment des incendies, mais se profile aussi comme l’hôpital des Lyonnais jusqu’à sa désaffection puis sa fermeture définitive pour cause de vétusté et manque d’efficience fin 2010, les derniers espaces hospitaliers se vident progressivement jusqu’en 2015.

Des projets finalistes avec des géants hôteliers
Patrick Muller, responsable de l’ensemble du site Grand Hôtel-Dieu, aime donner rendez-vous devant la chapelle du 17e siècle pour ensuite rentrer dans le bâtiment plus contemporain de l’architecte Albert Constantin par un angle qui débouche sur une place abritée par un grand plafond en verre. «Nous ne devons pas créer une marque, l’identité existe déjà.» Puis, il explique comment se met en place, dès 2010, les premières réflexions pour l’avenir du bâtiment: «L’impulsion du projet a été donnée par Gérard Collomb, maire de Lyon et président de la métropole, puis ministre de l’intérieur et à nouveau maire de Lyon. Dès le départ, il s’agissait de réfléchir à un hôtel, des restaurants, des zones de repos, dix logements et des surfaces commerciales sur 32 000 mètres carrés, une cité de la gastronomie publique et deux musées privés. Nous avons l’obligation d’ouvrir l’ensemble du site tous les jours de l’année.» Le bâtiment reste propriété de l’Hospice civil de Lyon, qui cède son bail pour 99 ans avec obligation de rénovation à l’assureur vie Predica, une structure du Crédit Agricole, et un mandat au promoteur Eiffage Immobilier. «Une structure mixte assez classique en France», assure Patrick Muller. Quant à la marque InterContiental, elle rentre rapidement dans la danse pour un contrat de management hôtelier «grâce notamment à son expérience avérée dans la réhabilitation d’un autre monument historique, l’Hôtel-Dieu de Marseille, depuis mars 2012, déjà sous l’égide de Madelijn Vervoord et de ses équipes», explique Patrick Muller. En juin 2010, quatre projets sont finalistes avec trois autres géants de l’hôtellerie mondiale, Fairmont, Four Seasons et Hyatt; leur intérêt montre le côté hors du commun de l’aventure. Mais le projet de l’équipe Eiffage, Generim et InterContinental est retenu car «il touche moins à la structure de l’Hôtel-Dieu», expliquait alors Gérard Collomb.

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Epona, un resto dédié à une déesse du voyage
Aujourd’hui, Patrick Muller et Madelijn Vervoord se rappellent certaines résistances citoyennes au début du projet: «Nous devons laisser nos portes ouvertes pour que tout le monde vienne voir et partage ses émotions.» Les deux parlent aussi de l’amélioration urbanistique pour l’ensemble du quartier, notamment la rue de la Bellecordière, qui a retrouvé son attractivité et permet selon l’expression lyonnaise de «trabouler» à travers les multiples entrées du site. Patrick Muller, qui dit tout faire en termes de marketing, «de l’impression d’un petit sticker à l’organisation du marché de Noël», vante les chiffres de fréquentation de 100 000 personnes par semaine du site. «Notre choix de travailler avec des commerces plutôt premium reste le bon. Nous comptons tout de même, en plus de l’InterContinental, plusieurs commerces haut de gamme, ce qui offre un bon mix.» Mais l’aventure du Grand Hôtel-Dieu débouche aussi sur l’échec des Halles, qui comprenaient neuf enseignes de métier de bouche lyonnaises, et celui d’une première version de la Cité internationale de la gastronomie, qui vient de rouvrir fin octobre sous une autre forme. Face à une presse lyonnaise qui lui reproche des loyers élevés, Patrick Muller répond avoir subi de plein fouet les crises des gilets jaunes, puis celle du Covid et se dit confiant pour la reprise des opérations.

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Il nous reste encore à plonger dans l’endroit le plus majestueux de l’ensemble du site du Grand Hôtel-Dieu. Il se situe au cœur de l’Hôtel InterContinental, au premier étage, et il s’approche avec pudeur. Marie Bouthier, directrice du marketing et de la communication, donne quelques détails sur la créativité de l’équipe du bar, qui ouvre chaque jour à 15 heures, avant d’entrer dans l’espace sacré: «Car ensuite, vous serez subjugué, vous n’entendrez plus rien.» On pense qu’elle exagère, on fait quelques pas et là, une hauteur de 32 mètres et le génie du décor sombre et puissant de Jacques-Germain Soufflot époustoufle. Il hypnotise. Tous les regards vont au ciel. Le designer Jean-Philippe Nuel l’a compris avec ses fauteuils Soufflot conçus avec la marque Ligne Roset pour offrir une inclinaison parfaite de la tête vers la lumière du Dôme. On le voit ici dans les plans initiaux de Soufflot, au 18e siècle, ses collaborateurs avaient modifié les plans pendant qu’il s’occupait de la construction du Panthéon, à Paris, mais après les bombardements sur Lyon pendant la Deuxième Guerre mondiale, le Dôme fut reconstruit dans sa première vision.

Le défi pour un hôtel restait donc d’exploiter la beauté viscérale de ce lieu en lui laissant la vedette. Le bar se place donc à l’arrière, presque en coulisse. D’ailleurs, selon de nombreux locaux, les Lyonnais peinent encore à l’adopter pleinement malgré sa reconnaissance internationale: il rafle en 2021 le titre de meilleur bar du monde du grand prix Villégiature, attribué par des journalistes. Et le travail réalisé par son directeur Wylliam Perrin-Deliry reste admirable, il nous sert une étonnante vodka beluga à la feuille d’huître, aux dimensions florales, pensée dans l’esprit d’un dry martini, et si on lui demande l’inverse, il pencherait pour un long drink fruité avec une jolie sucrosité. L’équipe du bar prolonge l’excellence de celle de la cuisine où sous l’enseigne d’Epona, déesse de l’équitation et du voyage, Mathieu Charrois propose une cuisine de produits étonnante de franchise, attentive aux détails comme ce morceau de cerf délicieusement fumé.

A la fin du repas, si on veut rencontrer ce chef talentueux, il faut passer par sa cuisine où il dit: «C’est toute l’équipe qui a travaillé pour vous, et on vous retrouve demain matin pour le petit-déjeuner.» Alors quand le chef concierge Cyrille Jombart dit que «la beauté historique du site fait déjà 50% du travail», on le croit, mais on admire aussi l’engagement total des équipes pour le reste qu’il fallait encore conquérir.

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La voix de l'expert

Changement de paradigme hôtelier: la collaboration comme pilier de l'expérience client

L'hôtellerie urbaine en Suisse se prépare à une transformation radicale. C'est le résultat des réflexions menées au cours du projet Innotour «Avenir des hôtels urbains» au plus fort de la pandémie, en collaboration avec des hôteliers indépendants de Suisse romande et divers experts tels que designers, architectes et urbanistes. Quatre grandes tendances se dégagent et dessinent l'avenir de l'hôtellerie urbaine.   [IMG 5]

Tout d'abord, l'hôtel devient un «cœur de quartier», tissant des liens étroits avec les entreprises locales, créant une osmose bénéfique à la vie collective et à l'économie locale. Cette intégration offre aux clients des expériences authentiques, renforçant le positionnement central des hôtels.

Une destination en soi
Parallèlement, le concept d’«hôtel hybride» permet d’évoluer vers plus de flexibilité stratégique. Ce nouveau concept favorise les partenariats avec les entreprises d'événementiel et les start-up technologiques. Des espaces modulaires et adaptables peuvent être utilisés pour des événements variés, et même des pop-up stores, rendant les hôtels plus attractifs et diversifiant leurs sources de revenus. Par exemple, l'hôtel collabore avec des start-up pour offrir une application permettant aux clients de découvrir virtuellement les attractions locales depuis leur chambre.

La transformation en «centres de coworking» représente une avancée significative, encourageant des collaborations fructueuses avec des institutions éducatives et des entreprises. Les hôtels ne sont plus de simples lieux de séjour, mais deviennent des centres d'innovation et d'apprentissage, créant une synergie qui profite à l'industrie hôtelière et à d'autres secteurs. Par exemple, les cours de formation organisés en partenariat avec des écoles de commerce peuvent enrichir l'expérience des clients et des employés.

Enfin, l'hôtel devient une destination en soi, en établissant divers partenariats avec des attractions touristiques, des restaurants, des centres de bien-être et des centres commerciaux. Cette intégration complète permet aux clients de vivre une expérience immersive sans quitter l'établissement. Par exemple, un hôtel peut collaborer avec un musée local pour proposer des visites exclusives, créant ainsi une proposition de valeur unique pour les clients.

Comme indiqué précédemment, la réflexion sur «l'avenir des hôtels urbains» a souligné l'importance de la collaboration et du travail en commun, en particulier à la lumière des défis posés par l'ère post-Covid. Aborder les questions complexes du financement de l'innovation, de la gestion du temps pour la planification stratégique, de l'acquisition de talents et de l'attraction de la clientèle nécessitent une approche «contrefactuelle» afin de se projeter dans les futurs possibles à moyen et long termes. Cette approche permet d'anticiper les attentes des futurs voyageurs lorsque des points de bascule sont attendus, en reconnaissant les grandes tendances («mega-trends») et en agissant sur les leviers qui assurent la viabilité à long terme des hôtels urbains.

Des revenus durables
Les études prospectives sur le tourisme réalisées pendant les années 2020-2022 ont correctement prédit le retour des touristes après la crise sanitaire. Ces mêmes touristes accordent toutefois une place plus importante à la sécurité. Dans le contexte actuel de polycrise, les hôtels sont confrontés à de multiples situations d'urgence (canicule, blackout, etc.). Dès lors, il est essentiel de collaborer avec d'autres secteurs pour améliorer la préparation et la réponse aux incidents, tout en préservant la satisfaction des clients. Des approches de «service recovery» mutualisées seront donc nécessaires pour maintenir la confiance des clients et restaurer la qualité des services après un problème. Par exemple, le fait de traiter rapidement une plainte d'un client et de la résoudre de manière satisfaisante peut prévenir d'autres dommages. 

En conclusion, je suis donc fermement convaincu que la nécessité de collaborer se fondera davantage sur les besoins de rétablissement des services de «service recovery» pour assurer le confort et la sécurité des clients dans le secteur hôtelier et donc maintenir des revenus durables, que sur des objectifs d'innovation pure pour se différencier de la concurrence.


D’autre concepts réunissant des hôtels urbains et d’autres partenaires

Un établissement pour les congrès et un aquarium

Situé dans les hauts de Lausanne, à la sortie de l’autoroute A9 et accessible en transports publics, l’Aquatis Hôtel, du groupe romand Boas propose 143 chambres  toutes décorées sur le thème de l'eau. Ce quatre étoiles, dirigé par Brice Lavedrine, classé en catégorie congrès, dispose aussi d’un centre de conférence de 330 m2, un restaurant avec terrasse, un spa et un fitness. Il vise également une clientèle familiale. Mais son originalité réside surtout dans son lien direct avec Aquatis Aquarium Vivarium, le plus grand aquarium d’eau douce d’Europe. Un parcours de 3500 mètre carrés comprenant 46 aquariums et vivariums; 10’000 poissons, ainsi que 100 reptiles et amphibiens. Après des années plus compliquées, en 2022 Aquatis parvenait à sa vitesse de croisière: «Avec 228’500 entrées. On trouve une clientèle fidèle à 80% locale», explique Bernard Russi, le fondateur du groupe Boas. [IMG 2]
aquatis.ch


Un lieu de rencontre pas une prison 

L'ancienne «prison la plus dure de Suisse» s’est transformée en Swisslodge et surtout en un lieu de liberté, de créativité et d'échange social. Des hôtes du monde entier passent la nuit dans les vingt-cinq cellules de prison réaffectées du Sennhof, à Coire. Dans l'espace public de co-working de l'auberge Bogentrakt, dans la tour historique, les gens travaillent. A côté des locaux sobres de l'auberge, le restaurant Kostbar semble exubérant et coloré. Les salles de restaurant situées dans les anciens murs jouxtent la cour intérieure, tout comme la nouvelle construction aux multiples vocations: de la collection d'art de la Fundaziun Capauliana, au laboratoire des bricoleurs, en passant par l'atelier communautaire Sinnhof. Il existe également des logements pour les familles et des groupes d'habitation pour les personnes souffrant de troubles psychiques. Toutes ces offres proposent une jolie complémentarité.  [IMG 3]
bogentrakt.ch


Deux Hyatt près d’un parc et de l’aéroport

The Circle, à l’aéroport de Zurich propose un espace de 37’000 mètres carrés avec de nombreux magasins, restaurants et bars. La conception de l'architecte Riken Yamamoto en fait un élément qui relie l'aéroport et le parc. Alors que la façade légèrement inclinée qui fait face à l'aéroport reflète les courbes du terminal. Le complexe comprend aussi deux hôtels de la marque Hyatt. Le Hyatt Regency propose 250 chambres, dont une suite exécutive et une suite présidentielle classé en quatre étoiles supérieur. Le Hyatt Place dispose de 300 chambres spacieuses. Ce quatre étoiles est situé sur la place nord avec un accès direct au parc. Ce complexe comprend aussi le Convention Center qui peut accueillir jusqu’à 2’500 personnes. Enfin, le nouvel hôpital universitaire de l'aéroport offre une large gamme de services médicaux. [IMG 4]
thecircle.ch

Concepts hôteliers

Le W soigne sa communauté décalée à Verbier

La marque ludique de Marriott sait captiver sa communauté de jeunes branchés avec son côté excentrique et son design singulier, mais attire aussi des hôtes beaucoup plus classiques, notamment avec son spa.
Alexandre Caldara
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La marque branchée du groupe Marriott propose son concept en Valais. Son directeur Pierre-Henri Bovsovers évoque son identité.
La marque branchée du groupe Marriott propose son concept en Valais. Son directeur Pierre-Henri Bovsovers évoque son identité.
La marque branchée du groupe Marriott propose son concept en Valais. Son directeur Pierre-Henri Bovsovers évoque son identité. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
Madhouse
image : Magali Bouzas
image : Magali Bouzas

Le directeur tend la main et tout de suite donne son prénom en viatique pour donner le ton: «Pierre-Henri». Ici, au W de Verbier, on appelle les clients par leurs prénoms, si on les connaît. Une des multiples façons de créer une connexion personnelle avec l’hôte. Mais aussi un petit séisme dans le monde codifié d’un cinq étoiles supérieur, dans une station de ski huppée.

Pour fédérer sa communauté, la marque W, qui compte 73 hôtels dans le monde, dont 14 en Europe, capitalisait à ses débuts très urbains, en 1998 à New York, sur une audace venue du design, de la musique et de la mode. «Un hôtel révolutionnaire et avant-gardiste qui a donné le coup d’envoi à la vague massive des boutiques hôtels aux Etats-Unis», raconte Curt, un client nostalgique de cette époque, en 2023, sur un site Internet américain. Aujourd’hui encore, la marque W vise clairement les 20 à 50 ans et garde ses valeurs de fête et branchitude.

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«Mais à Verbier, on peut voir plus large, notre clientèle va facilement jusqu’à 80 ans», se réjouit Pierre-Henri Bovsovers, directeur de l’hôtel depuis son ouverture voilà dix ans. Une clientèle mixte qui comprend les afficionados de la marque, comme le très stylé Vincent Shen, qui va apparaître comme par magie pendant notre visite. Mais aussi une clientèle à majorité suisse et en hiver, plutôt étrangère, avec un autre segment qui fonctionne bien notamment grâce à son spa, celui des familles. «On veut proposer un luxe décontracté, jamais rien de guindé. On ose être ludique», explique Stéphanie Olivier, directrice du marketing et de la communication, elle aussi sur place depuis dix ans.

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Lʼarrivée de la marque ne fut pas une évidence pour tout le monde
Pour comprendre le W Verbier, il faut décoder son style. De l’extérieur, l’illusion de grand chalet alpin tout de bois, qu’on laisse naturellement vieillir, fonctionne. Un concept intégré à l’architecture du village voulu par les architectes Concrete d’Amsterdam. Mais dès l’entrée, on franchit une ligne de lumière violette et on commence à entendre les premiers sons électro.

Carte de visite

Nom de l'hôtel: Hotel W
Lieu: Verbier, Valais
Marque et groupe: W par Mariott
Classification: cinq étoiles supérieur
Années de construction:  d’avril 2010 à décembre 2013
Investissement: non communiqué
Architectes: Concrete Amsterdam, en collaboration avec des architectes locaux
Nombre de chambres: 123 chambres, 16 suites et 15 appartements résidences
Nombre de collaborateurs: 180 en haute saison, 100 hors saison
Taux d'occupation: hiver 75%, 45% à l’année; hôtel ouvert toute l’année
Chiffre d’affaires: non communiqué Groupe cible: les 20 à 50 ans pour la marque W, les 20 à 80 ans à Verbier, jeunes branchés, familles, séminaires d’entreprise, évènements
Autres prestations: de trois à cinq restaurants par année, dont un signature le Bô, les tapas du Eat-Hola par Sergi Arola, U-Yama sushi bar et la plage l’été. Un spa et deux piscines, salles de conférence modulables.
Directeur: Pierre-Henri Bovsovers, depuis le début.Propriétaires: société Les Trois-Rocs, plusieurs actionnaires.

Tout de suite frappe le mélange de matériaux locaux, pierre, cuir, peau avec des éléments de design plus novateurs comme cet ourson peuplé de tags. On ne découvre pas de lobby, mais bien un espace de vie, le living room, qui évolue en fonction de la journée. On peut y déjeuner tranquillement à midi, puis la fête s’installe autour d’un bar à cocktails et de DJ, notamment le résident Adam Nova, qui ne propose pas une bulle sonore, mais reste ouvert aux goûts des hôtes.

L’arrivée de la marque W, à Verbier, ne fut pas une évidence pour tout le monde. Le concierge d’origine espagnole Miguel Carrillo, lui aussi présent dès les débuts, précise: «Nous étions les inconnus, on arrivait dans un village à l’esthétique très claire avec nos graffitis, nos couleurs vives. Les gens se demandaient d’où on venait…» Pierre-Henri Bovsovers pousse encore le bouchon plus loin: «Personne n'y croyait ici, on nous critiquait ouvertement comme une chaîne américaine coupée des réalités, on n'était pas chez nous, on se la jouait low profile. Mais aujourd’hui, nous pouvons compter sur 90% de retours positifs, on se sent bien intégré, on connaît tout le monde, on apporte une plus-value commerciale à la station.»


Il s’amuse de cette nouvelle communauté de clients locaux, qui viennent passer la soirée au W pour se dépayser, mais regrette que beaucoup de Valaisans n’osent pas encore franchir la porte. Alors que l’hôtel fait tout pour les séduire, notamment en utilisant le patois valaisan comme marque de fabrique de son restaurant. Sur les pistes voisines de Bruson, beaucoup de purs Bagnards ne veulent pas entendre parler «du mastodonte américain et regrettent les belles années où une sacrée tronche valaisanne, le chef étoilé Roland Pierroz, faisait la loi». Le W a longtemps varié les concepts de restauration et le Bô vient de changer de chef, alors que GaultMillau venait de confirmer les 14 points d’Emiliano Vignoni. Heureusement que la cuisine de son ancien sous-chef Massimiliano Ascione s’inscrit dans la même droiture et qualité. Mais un peu plus de stabilité gastronomique aiderait aussi le gastronome à s’y retrouver.

Au début, la marque W débarquait à Verbier avec son excentricité, comme ce tunnel rougeoyant au cœur de l’hôtel, qui donnait les trois premières années accès à une boîte de nuit le Carv. Aujourd’hui, il conduit au U-Yama, la version hivernale du sushi bar et des statues géantes de Massaïs stylisées de l’artiste français Orsa, venues par les airs, en hélicoptère. En ce moment, des mannequins exhibant des articles de mode assurent le mélange des genres sur les marches.

On arrivait avec nos graffitis, les gens se posaient des questions.
Miguel Carrillo, Chef concierge du cinq étoiles supérieur

L’établissement sait se remettre en cause: «On s’adapte beaucoup au retour de nos clients, on retravaille sans cesse nos offres, nos concepts. Oui, au début, on allait nettement vers l’extravagance, aujourd’hui, on recherche plus le chic», raconte Stéphanie Olivier. La communauté devient plus grand public et cible certains marchés. Notre marque américaine a permis un nouveau dynamisme. A notre arrivée, en 2013, le marché américain représentait 0,5% du marché, contre 25 à 30% aujourd’hui», explique le directeur Pierre-Henri Bovsovers, venu pour la première fois à Verbier pour son entretien d’embauche quelques mois avant l’ouverture de l’hôtel. «Je suis belge, j’ai appris à skier à Gstaad, je ne connaissais pas le nom de Verbier, alors oui, les locaux nous disent que la station est hyper connue dans un milieu de niche de skieurs. On veut contribuer à élargir cela.»

Aux prémices du projet, on aimait une sorte de complexité incernable, de brume conceptuelle. On se souvient de notre première conversation en 2003, avec le chef espagnol doublement étoilé Sergi Arola, toujours consultant de l’établissement pour son bar à tapas Eat-Hola. Sergi Arola semblait aussi à l’aise parlant des peintures noires de Goya, de motos, que de sa collection de livres d’histoire militaire. Cette dimension-là de mystère, malgré l’efficacité économique du projet, existe encore dans les interstices du W Verbier. On aime se perdre à la nuit tombée dans ses couloirs noirs artistiquement faiblement éclairés, qui rappellent plus le palais de Tokyo à Paris qu’un hôtel à la mode.

Des partenariats avec lʼécole de VTT lʼété et lʼécole de ski lʼhiver
Revenons au public cible. Dans les montagnes valaisannes, il s’agit d’un resort baptisé «escape» en langue W, comme une invitation à l’évasion, une dénomination qui s’applique aussi au resort du Costa Rica par exemple. A Verbier, le W semble d’abord s’adresser aux sportifs. Devant le chalet principal, la grande place se transforme en espace après-ski l’hiver, avec un bar au pied des pistes. Et l’été, en une plage avec un terrain de volley et une fausse pelouse. Toujours avec des DJ.

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Des partenariats avec l’école de VTT l’été et l’école de ski l’hiver permettent de combler les deux communautés de skieurs et de vététistes. «On nettoie les vélos, on dispose d’outils pour les réparations et l’hiver, on dispose d’appareils pour garder les chaussures de ski au chaud», commente  Stéphanie Olivier, directrice de la communication et du marketing, présente depuis l’ouverture de l’hôtel, voilà dix ans, comme son directeur, la directrice RH et le concierge. Une fidélité qui peut surprendre pour un groupe international et qui plaît: «Hier, un Genevois qui adore la montagne revenait pour la neuvième fois, il m’envoie un message le matin, on boit un café et par hasard, il se retrouve l’après-midi au spa avec ma femme, voilà le genre de lien qu’on l’on peut établir», sourit Pierre-Henri Bovsovers.

Grande nouveauté depuis juin 2022, l’agrandissement du spa de 800 à 1300 mètres carrés, avec un deuxième bassin d’eau et une zone réservée aux adultes, alors que le spa en général attire plutôt les familles. Au moment où on se dit que le spa propose l’espace le plus calme de l’hôtel, on tombe nez à nez avec un hippocampe turquoise conçu par l’atelier valaisan Pyrite. Il tranche au milieu de la pierre grise. Le W Verbier se distingue aussi par des offres positionnées dans l’exclusivité. La grande suite de l’établissement se nomme Extreme WOW et propose «de l’extrême luxe décontracté» avec un lit qui tourne sur un plateau et une grosse enceinte.

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Attardons-nous sur un spécimen particulier de la communauté... Par hasard, à Verbier, on croise un homme habillé de noir au vêtement orné de têtes de morts dorées, Vincent Shen, entrepreneur et influenceur originaire de Taiwan qui vit en Hollande. Il trouve l’établissement empli «d’une énergie rare dans l’hôtellerie traditionnelle. Je sais de quoi je parle, je comptabilise déjà 133 jours dans des établissements du groupe Marriott cette année». L’atypique Vincent Shen se retrouve dans les couleurs vives au mur et au sol: «J’aime ce côté stylisé et fou qui me ressemble.»

Je trouve dans cet hôtel une énergie rare et qui me ressemble.
Vincent Shen, Influenceur de Taïwan, fan de la marque W

Un talent au service sʼexprime par sa joie de vivre et sa connaissance de la carte
Autre aspect qui plaît aux amoureux de la marque: le statut des employés, que celle-ci nomme «talents». Au terme de ce voyage de deux jours profonds, souvent paisibles, parfois déroutants, dans les 15 000 mètres carrés d’espace public du W Verbier ou dans ses recoins intimes, on comprend que l'établissement parvienne à séduire une communauté dédiée ainsi que des personnes étrangères à la marque. Qu’un groupe hôtelier puissant tel Marriott tente cette aventure enthousiasme.

Que W s’ouvre à un plus large public séduit. La marque devra cependant encore patienter avant de comprendre le terroir valaisan, cela rassure. On termine ce voyage sur la parole d’un talent, Esaw, qui, par sa joie de vivre, sa danse et sa parfaite connaissance de la carte, nous a permis de passer un moment extraordinaire au restaurant Bô. Il nous a raconté une anecdote de son apprentissage: «Le chef disait que lorsque tu nettoies sur la table des miettes, cela signifie que nos hôtes se sont régalés.» Il ne nous restera pas que des miettes de notre séjour, mais celles racontées par Esaw avec sincérité resteront dans nos cœurs gourmands.


La voix de l'expert

Ma différence, ma communauté

Les communautés sont essentielles à la fidélité, à la notoriété et au succès global d’une marque. Une communauté forte et engagée mènera à des services et produits améliorés, à l’apprentissage et à l’innovation ainsi qu’à la croissance de l’entreprise. Ce besoin d’appartenance semble aussi lié à la nouvelle solitude malgré un monde hyper-connecté dans lequel nous vivons. L’antidote est peut-être celui des communautés. Le sentiment de solitude reste encore élevé et selon différentes études, cela peut représenter une personne sur cinq. Le désarroi de nos échelles de valeurs et de repères, la recherche intrinsèque d’identité, le besoin de rêver favorisent un besoin d’appartenance à des valeurs qui nous ressemblent et assemblent. La marque, le nouveau plan relationnel qui gronde. La création de communautés aujourd’hui renforcée par les crises, le bouleversement numérique valorise davantage le rapport humain. Un champ d’opportunités pour les marques.

Pour l’hôtelier, construire sa communauté autour de sa marque est au cœur de la survie relationnelle avec ses clients et son public. Le besoin de reconnaissance est fort, le besoin d’appartenance plus fort. Pourquoi créer une communauté de marque? Plusieurs objectifs apparaissent: certains sont explicites, d’autres implicites. Pour une marque hôtelière, l’objectif explicite premier est la fidélisation de sa clientèle. Créer une relation émotionnelle autour des attributs cognitifs de la perception du client envers la marque pour qu’elle devienne sa marque de référence. Les objectifs implicites nourrissent aussi la marque avec des éléments d’amélioration de la satisfaction, de collecte de données et de signaux faibles pour ceux qui savent les lire et analyser. Certes, une stratégie de «pêche au chalut» mais qui requiert un nouveau rapport de force entre la marque hôtelière et sa communauté.

Une fidélité décisive
Cette relation bilatérale marque-client évolue vers un équilibre subtil entre l’expression des besoins, des attentes et une proposition de valeur. Maintenir l’engagement de sa communauté est tout aussi important. Sinon plus, que gagner de nouveaux adeptes. Les professionnels du secteur sont familiers avec l’hypothèse validée que les deux tiers des clients dépenseront davantage pour les marques auxquelles ils sont fidèles. Nous observons aussi que plus un client investit de temps ou d’efforts pour un service ou un produit, plus il finira par le valoriser. Mais n’oublions pas que le cœur de l’action opérationnelle est aux mains des équipes et que la question du recrutement, de l’engagement, de la rémunération, de la formation, de l’accompagnement et de la fidélité sont à l’ordre du jour des agendas des politiques RH. 

Notoriété et réputation
Le narratif du type storytelling qui connecte une marque à son audience est aussi un outil puissant pour capter des futurs talents. Une approche communautaire qui intègre les codes du récit pour les adapter au discours sur l’attractivité d’une marque employeur perméable aux défis de créer les conditions de récupérer une puissance d’agir sans dévitaliser un contexte de management souvent complexe et en quête de solutions. Une communauté, c’est aussi une responsabilité et il ne faut pas la sous-estimer. Même si la satisfaction client demeure le levier de la fidélité, le risque de la déception ou du désengagement du client existe avec des impacts collatéraux non négligeables. La fidélité envers la marque est variable. Cette responsabilité n’est pas dans les seules mains du Community Manager. Si une marque rate la création de sa communauté de marque, comme la nature qui a horreur du vide, la communauté se créera de façon organique et par ses clients. Avec le danger d’être pris en otage de son image de marque. Créer, hisser et valoriser une communauté cohésive requiert temps, persistance et efforts. Mesurer les conséquences et résultats d’une telle stratégie peut s’avérer âpre. La notoriété et la réputation de la marque étant au cœur du processus. Eléments intangibles pour un impact tangible. Comme bonne pratique, le Community Manager encourage les membres à exprimer librement leurs opinions, à façonner des conversations, à créer des liens authentiques qui comprennent des points de vue sur leurs marques, services et produits. Inévitablement, ouvrir le débat aux critiques est constructif. Mais s’éloigner du narratif lié à la marque et tourné vers sa communauté ouvre-t-il les portes d’une croissance engagée?

Stefan Fraenkel est le CEO de LIFHE Institute Lausanne, un think tank pour les métiers de l’hospitalité.


D’autres concepts destinés à de nouvelles communautés

Ibis Styles Lausanne Center Mad House

[IMG 2] Le MadHouse à Lausanne, dans le quartier branché du Flon, s’adresse aux fans de design, aux amateurs de pop culture. Il fait sienne la philosophie Ibis Styles et revendique sa propre thématique, encore inexploitée à ce jour par la marque du groupe Accor: le style Nightlife. Une expérience à vivre pour sa communauté d’oiseaux de nuit dans sa grande galerie de Street Art, mais aussi sur le Rooftop avec une vue à couper le souffle sur la ville olympique.
 
L’hôtel compte 26 chambres déclinées en 3 catégories. Avec mention spécialement décalée à sa Rabbit Hole. «Le repère idéal - et pas cher - pour Bugs Bunny, Pan-Pan, les lapins crétins ou Duracell», s’amuse l’établissement.

all.accor.com/hotel/B370/index.fr.shtml


N'V’Y Manotel Genève

[IMG 3] Le N’V’Y du groupe Manotel situé près de la gare Cornavin, à Genève, veut capter une communauté par son style  Boho-chic. «La traduction d’un art de vivre, mêlé d’insouciance, voire d’insolence, de décontraction, de non-conformisme, de légèreté et d’élégance», ainsi en parle Patrick Ribes, architecte d’intérieur de l’hôtel.

Un quatre étoiles supérieur, au design audacieux, qui n'a pas peur de s'approprier les codes du Street art et de la pop culture, notamment avec sa collection de guitares de rock.
L'Hôtel N’vY décline ses 153 chambres et suites selon des mode de vie: BoHo, Nomad, Hipster, Shelter ou SoChic.

hotelnvygeneva.com/fr/


La Folie douce Hotels Chamonix

[IMG 4] Un bouillonnant lieu de vie pour «toues les personnes ouvertes d’esprit » Un cadre spectaculaire installé dans un ancien palace Le Savoy et situé au pied du Mont-Blanc, mais ravivé pendant le séjour par un esprit qui se veut festif. Il s’adresse aux familles, aux bandes de copains, aux sportifs et aux entreprises dans un esprit hybride et fédérateur. Le concept du groupe familial français spécialisé dans la restauration festive fait bouger les traditions hôtelières de la montagne pour offrir un lieu de partage unique en son genre.

Les 250 chambres Premium ou Standard à l’esprit contemporain peuvent accueillir deux, quatre ou six personnes. Il propose cinq restaurants et un Nigthclub.

lafoliedoucehotels.com

Hotelkonzepte

Wie ein Raumschiff – aus Holz

Das Alpengold Hotel in Davos sticht heraus mit seiner ungewöhnlichen Architektur. Der Bau greift die Themen Natur und Berge auf – die Hülle soll an einen Tannzapfen denken lassen. Und wirkt doch auf viele futuristisch.
Abt Ueli
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Alpengold Hotel
Exakt gekrümmt wie ein Düsenjet – dabei lassen die Aussparungen in der Fassade an ein hölzernes Objekt denken.
Exakt gekrümmt wie ein Düsenjet – dabei lassen die Aussparungen in der Fassade an ein hölzernes Objekt denken. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
Daniel Beerli
Daniel Beerli, Klassifikation, HotellerieSuisse
Daniel Beerli, Klassifikation, HotellerieSuisse image : zvg
image : zvg

Visitenkarte
Hotelname: Alpengold Hotel
Ort: Davos
Klassifikation: 5 Sterne
Architekt: Oliver Hofmeister, Oikos München
Baujahr: 2013
Investitionssumme: 150 Millionen Franken
Anzahl Zimmer und Suiten: 191 Zimmer und 25 Suiten
Zimmerkosten: 320 bis 4980 Franken.
Auslastung: keine Angaben
Umsatz: keine Angaben
Zielgruppe: Leisure (Schneesport, Bike, Familien), Business (Kongresse und WEF)
Restaurants & Bars: Sapori, La Muña, Cheese Factory, Atelier Vert (Pop-up), Nuts & Co Bar, Le Fumoir
Gastgeber: Mario Gubi
Besitzer: Aevis Victoria SA (Fribourg)
Management: Michel Reybier Hospitality
Anzahl Mitarbeitende: Sommer 90, Winter 200
Öffnungszeiten:  Individualgäste: Dezember–März, Juli–September, Business: ganzjährig

Was für ein Kontrast. Von der Strasse zum Flüelapass aus fällt linker Hand der Blick zunächst auf eine Pension, ein traditionelles Bündnerhaus mit Giebeldach und Holzfassaden-Anbau. Dahinter, wie vom Himmel gefallen – symmetrisch, abgerundet, prall und auch schlicht – das Alpengold Hotel.

Sahen Raumschiffe in Science-Fiction-Familienfilmen der 80er-Jahre so aus? Die feine Oberflächenstruktur des Bauwerks erinnert allerdings an ein Geflecht. Bienenkorb? Curlingstein? Flachgedrückter Golfball? Alles von dem scheint ein Stück weit zu passen, funktioniert als Vergleich aber doch nicht. Und was ist mit dem Material? Auch wenn die Fassade metallisch schimmert, auch wenn man solche exakten Krümmungen von Düsenjets her kennt – ein Gebilde mit solchen regelmässigen Ausstanzungen kann doch nur aus Holz sein.

Mit dem Gebäude verhält es sich wie mit guter Kunst – so schnell wird ein Betrachter damit nicht fertig. Nach einem ersten Versuch, dessen Form zu erfassen und zu deuten, ist nur gerade so viel klar: In ganz Davos sind Häuser eckig, das Alpengold ist rund.

Wie Schuppen vom Zapfen
Ein asphaltiertes Strässchen zweigt von der Flüelapassstrasse ab, vor einem baumbewachsenen Felsen weist das Hotellogo auf einer grossen Tafel den Weg. Das Strässchen windet sich den Berg hoch. Wieso es «Basler Strasse» heisst, wird erst später klar werden. Weiter oben rücken zwei lang gezogene Gebäuderiegel in den Blick. Es sind Eigentumswohnungen, die zum Ensemble gehören. Vor diesen scharfkantigen, liegenden Quadern wirkt der Bau dahinter umso organischer, weicher, runder. Es scheint zugleich auch so, als ob die Gestalter die Anbindung ans Dorf gesucht hätten, den Übergang schaffen wollten zwischen dem rechtwinkligen Davos und dem – Ei.

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Jetzt ist es raus. Der Volksmund nennt das Hotel «Goldenes Ei». Und Gastgeber Mario Gubi (43) hat überhaupt kein Problem. «Wir gehen sehr offen damit um», sagt der General Manager beim Gespräch in der Hotelbar Nuts & Co. Ein Tannzapfen sei die eigentliche Idee der Architekten vom Münchner Büro Oikos gewesen. Durch die diagonal verlaufenden Bänder auf der Fassade kann man in der Tat das Äussere als eine geschuppte Struktur lesen.

Seit dem Besitzerwechsel noch stärker Familen angesprochen
Der gebürtige Österreicher wohnt seit Jahren in Davos. Er arbeitete schon fürs Hotel, als es noch «Intercontinental» hiess. 2017 wurde er Hotel Manager und übernahm zwei Jahre später als General Manager die Leitung.

Seit das Hotel 2020 in neue Hände überging, steht das Hotel unter dem Management der Michel Reybier Hospitality. Seither hat es sich stärker auf Familien ausgerichtet, erklärt Gubi bei einem Rundgang durchs Haus. Der Kids Club erhielt mehr Platz, draussen vor dem Eingang ist der Spielplatz gewachsen. Im Teens Club «Sixteenhundred» können Jugendliche ab 12 Jahren Billard oder Tischfussball oder Computergames spielen. Filme gibt es im eigenen Kino mit Sofa-Sitzreihen. Das Hotel richtet sich aber auch beim Zimmerangebot auf Familien aus. Das angrenzende Zimmer für die Kinder bekommen Eltern zum halben Preis.

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Und natürlich richtet sich das Hotel auch an Gäste, die sich durch das herausragende Design angesprochen fühlen. Viele Besucherinnen und Besucher seien beim Betreten des Hotels überrascht. «Sie erwarten eine Innenarchitektur, die dem futuristischen Äusseren entspricht», sagt Gubi. Im Innern wirkt alles wärmer, klassischer, natürlicher. Naturstein und Holz auf Böden und Wänden knüpfen an die alpine Umgebung draussen an. Silver-Gray heisst der indische Stein, der in der Lobby und im Untergeschoss den Boden bedeckt und der tatsächlich edel silbrig-grau schimmert. Beige-Braun ist die Wandverkleidung aus Walnussholz aus den USA. Im Kunstkonzept herrscht das Thema Natur vor. Teppiche und Bilder an Wänden zeigen explizit Teile von Pflanzen. 28 Meter lang ist der Leuchter von Moritz Waldemeyer aus unzähligen Glaskugeln. Die Installation soll an eine Schneewehe erinnern.

Die Journalisten haben sich auf jeder Etage umgeschaut.
Mario Gubi, General Manager Alpengold Hotel

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Halb saisonaler Betrieb
Ende September klingt im Alpengold Hotel die Sommersaison aus. Es bleiben wenige Tage, bis das Hotel für die Leisure-Gäste schliesst. Kids Club und Teens Club stehen leer. Eine chinesische Reisegruppe füllt beim Frühstück den Speisesaal. Nach dem Bau 2013 war das Hotel noch ganzjährig in Betrieb. Doch das ging laut Gubi nur ein Jahr lang so. Heute verfolgt das «Alpengold» eine Art Hybrid-Strategie: In der Zwischensaison bleibt das Haus für Leisure-Gäste geschlossen. Unternehmen können einen Teil der Zimmer oder auch das ganze Hotel mieten für Events. Gemäss Gubi nutzen dies insbesondere in den Monaten Mai und Juni sowie Oktober und November viele Firmen. Während dieser Zeit können sie dann auch im Hotel ein eigenes Branding verwenden.

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Auch das Weltwirtschaftsforum WEF ist fürs Hotel sehr wichtig – und auch herausfordernd. «Wir müssen uns dann um mehrere Kunden gleichzeitig kümmern», sagt Gubi. Dass die Massnahmen der US-Security dann allerdings die Bewegungsfreiheit der Gäste im Hotel einschränkten, stimme nicht, sagt Gubi. «Für die Sicherheit ist ausschliesslich die Schweizer Polizei zuständig.» Und was ist dran an dem Gerücht über die geheime Etage im Hotel für den US-Präsidenten? «Ich habe sie bis heute nicht gefunden», sagt Gubi lapidar. Dass der «Blick» darüber auf einer Doppelseite berichtete, sei beste PR gewesen fürs Hotel. «Die Journalisten waren hier. Sie gingen die Treppe rauf und runter und haben sich auf jeder Etage des Hotels umgeschaut.»

«Nach wie vor Winter-Destination»
Das zehnte Stockwerk ist die oberste Etage. Hier befindet sich das peruanisch-japanische Restaurant La Muña. Im Winter ist es geöffnet, im Sommer ist das Lokal ab 17 Uhr eine Bar. Auch das Pop-up-Restaurant Atelier vert ist nur im Winter in Betrieb. «Davos ist nach wie vor eine Winterdestination. Wir haben zu viele Restaurants für den Sommer», sagt Gubi. Geschätzte 70 Prozent der Gäste reisen in der kühlen Saison an. Seit knapp drei Jahren ergänzt die «Cheese-Factory» das Restaurant-Angebot. Anstatt eines Chalets oder eines umgenutzten Stadels essen Gäste in einem Plexiglastubus auf der Terrasse in der Nähe des Hauptrestaurants Sapori. Dieses serviert italienische Gerichte.

Wir haben zu viele Restaurants für den Sommer.
Mario Gubi, General Manager Alpengold Hotel

Exakt nach Süden ausgerichtet
Wer auf dem Balkon eines Zimmers steht und auf die mattgolden schimmernde Gebäudehülle klopft, kann sich überzeugen: Sie ist nicht aus Holz, sondern aus Metall. Tatsächlich hatte Architekt Oliver Hofmeister zunächst eine Konstruktion aus Holz erwogen, verwarf die Idee dann aber aus Brandschutzgründen zugunsten von Stahl. Aus fast 800 verschieden geformten Elementen setzt sich die Gebäudeverkleidung zusammen. Der Fassadenbauer Seele in Gersthofen bei Augsburg produzierte das komplexe Puzzle. Stück per Stück kamen die Teile auf der Strasse in die Schweiz.

Auf dem Balkon zeigt sich auch: Die Sonne hat hier auch Ende September Kraft. An einem sonnigen Tag fühlt es sich auf nicht ganz 1600 Meter über Meer wie Sommer an. Das kommt nicht von ungefähr. Der Bau von 2013 hat seine Ausrichtung nach Süden von der Basler Höhenklinik übernommen, die früher hier stand und den Einwohnern der Stadt am Rhein zur Verfügung stand. Heute erinnert daran mindestens der Name der Zufahrtsstrasse zum Hotel. Die damaligen Kurgäste mussten draussen auf der Terrasse an der frischen Luft sitzen – auch im Winter, bei Minustemperaturen, wie General Manager Gubi erzählt. Dank der Ausrichtung des Gebäudes nach Süden war das eher erträglich. Während das Sanatorium früher explizit für die weniger gehobenen Bevölkerungsschichten geschaffen worden war, bietet das Alpengold Hotel 5-Sterne-Komfort für ein zahlungskräftiges Publikum. Die Sonnenstrahlen wärmen früher wie heute.


Fachbeitrag

Hotels sind mehr als Zweckbauten zum Übernachten

Funktionalität wird in der Hotellerie vorausgesetzt; erst das Gebäude und das Raumerlebnis sorgen für den Unterschied. Für die Differenzierung der Hotels ist die Bedeutung der Architektur und Ausstattung deshalb gross.

Bei einem Hotel, das am Hauptbahnhof oder beim Flughafen liegt, steht Zweck und Funktionalität im Vordergrund; die Atmosphäre verliert an Bedeutung. Aber selbst hier macht die bewusst gewählte architektonische Linie einen Unterschied, denn welcher Gast will nicht in einer möglichst stimmigen Umgebung aufwachen. [IMG 2]

Ehemalige Bergstation: Hotel als James-Bond-Kulisse
Das auf über 2000 Meter über Meer gelegene Hotel Chetzeron oberhalb von Crans-Montana zieht diesbezüglich alle Register und nutzt das Gebäude einer ehemaligen Bergstation einer Gondelbahn: Der ursprüngliche Zweck des Baus wurde komplett verändert. Im Zusammenspiel mit der Lage, dem Gebäude und der Architektur wurde ein spektakuläres Hotelerlebnis – eine James-Bond-Kulisse – geschaffen. Dieser Betrieb arbeitet stark mit dem stimmungsvollen Raumerlebnis; nicht der Zweck, sondern die Architektur ist hier dominierend. 

Die Ausgangslage für die Beherbergungsbetriebe ist aber meistens nicht schwarz oder weiss, und viele Hotels setzen sich mit der Ausrichtung «Design» oder «Boutique» auseinander. Die Frage dabei ist, was der Gast von einem Hotel, welches sich mit diesen Begriffen schmückt, erwartet. Zusammen mit Experten hat dies die Schweizer Hotelklassifikation diskutiert, in Kriterienkataloge zusammengeführt und Spezialisierungskategorien geschaffen, welche jeweils von einer Expertenjury beurteilt werden. 

Designhotel: Ohne stringente Linie geht es nicht
Designhotels verschreiben sich einer bestimmten Stilrichtung. Dem 3-Sterne-Superior-Betrieb Arnica in Scuol ist das vorbildlich gelungen: Der Ellipsenbau fühlt sich wie ein UFO an, das an seinem Bestimmungsort gelandet ist und sich dem Arvenholz seiner Umgebung angepasst hat. Markant, anders und doch sehr stimmig. Die äussere Wahrnehmung wird dann in allen Innenräumen bis in die Details durchgezogen. Womit ein weiterer zentraler Punkt eines Designhotels erfüllt wird, nämlich die konsequente Detailpflege der ausgewählten Stilrichtung des Hauses. Damit wird ein durchgehendes Raumerlebnis geschaffen, das nie gewöhnlich ist. Auf den Standort bezogen sind Designhotels häufig ein architektonischer Kontrapunkt, fügen sich aber, als Ikone oder als stiller Aussenseiter, auf eine spannende Art und Weise in die nahe Umgebung ein.  

Boutique-Hotellerie: Wie bei privatem Gastgeber
Boutique-Hotels sind meist klein und immer individuell. Eines der wichtigen Merkmale dieser Hoteltypen ist es deshalb, dass sich die Zimmer innerhalb des Hauses unterscheiden. Das konsequente Durchziehen der Linie, wie im Designhotel erwartet, widerspricht dabei dem Boutique-Gedanken: Hier sollen Bücher, Bilder, Möbel, Tapeten et cetera suggerieren, dass man sich bei einem privaten Gastgeber einquartiert hat. Die Interpretation der Einrichtung kann sich dabei von einem eigenen ästhetischen Gefühl leiten lassen. 

Kitsch oder Antiquität; alles hat Platz, wenn es denn im Ensemble als ganzheitliche Idee wahrgenommen wird. Ein Boutique-Hotel kann in allen Gebäudearten inszeniert werden. Sowohl im Altstadtbau, im ehemaligen Fabrikationsgebäude oder im traditionellen Holzhaus kann das Boutique-Hotel-Feeling erzeugt werden. Diese Hotels sind also nie gleich. Das Hotel Helvetia in Zürich und das Romantikhotel Bären Dürrenroth beispielsweise unterscheiden sich in Lage, Gebäude und Einrichtungsstil: Ihr gemeinsamer Nenner ist die Individualität und die Authentizität.

Investion im Verhältnis zum erwarteten Ertrag
Welche Atmosphäre und architektonische Identität auch immer erzeugt werden soll: Vor der Umsetzung von Umbauten oder Neubauten ist es zentral, sich mit der Makro- und Mikrolage und mit dem bestehenden Gebäude auseinanderzusetzen, denn patentierte Erfolgsrezepte für eine bestimmte Ausrichtung gibt es nicht. Zudem muss die Höhe der Investition immer durch den künftig möglichen Ertrag gerechtfertigt werden.

Daniel Beerli ist eidg. dipl. Hotelier, Immobilienbewerter und Leiter der Schweizer Hotelklassifikation bei HotellerieSuisse.

Hotelkonzepte

Im Hotel Bad Ramsach Nahrung für Geist und Seele finden

Heilende Bäder, intakte Natur und kulinarische Genussmomente.«Bad Ramsach» steht für eine lange Tradition im Stärken und Bewirten von Gästen. Das heutige Quellhotel ist eine achtsame Oase der Ruhe für ein vielfältiges Publikum.
Christine Zwygart
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Hotelier Hermann Mazotti und sein Team sind die Gastgeber in «Bad Ramsach».
Hotelier Hermann Mazotti und sein Team sind die Gastgeber in «Bad Ramsach».
Hotelier Hermann Mazotti und sein Team sind die Gastgeber in «Bad Ramsach». image : Susanne Keller
image : Susanne Keller

Es sieht fast so aus, als wäre das Gebäude hier ganz natürlich gewachsen. So wie die zahlreichen Ahorn-, Linden- und Kastanienbäume, die es umgeben. Eingekugelt in der hügeligen Landschaft, umhüllt von sattem Grün. Bereits die Anfahrt vom Mittelland her sorgt für Entschleunigung: Der Weg führt über schmale, steile Strässchen, auf und ab, vorbei an Hofladen und grasenden Guschti, mitten durch Wiesen, Wälder und Ackerland. Wer vorher auf der Karte nicht nachgeschaut hat, ist mehrmals versucht zu wenden. Kommt da oben wirklich noch etwas?

Das Bad Ramsach Quellhotel liegt hoch über dem Dorf Läufelfingen, am Fusse des Wisenbergs im Kanton Baselland. Erstmals in einer Urkunde erwähnt wird das damalige Badehaus im Jahr 1530. Seither hat das Plätzchen viel durchlebt: Mal diente es als Herrensitz mit französischen Gärten ab 1752, dann wieder als Gaststätte ab 1863.

«Wie oft ein Trunk vom frischen Quell
Den Wand’rer neu beseelt
So auch die reine Ramsachluft
Die Kräfte wieder stählt.»

Dieses Gedicht eines Kurgastes von 1897 wie auch Plakate und Menükarten aus jener Zeit machen deutlich, dass hier oben ein «Bad- und Luftkurort» bestand, der sich Vergnügen wie einer «Tanz-Belustigung» oder dem Genuss von «Bordure au Saumon à la Russe» nicht verschloss. In der jüngeren Geschichte beehrte General Guisan das Hotel mit seinem Aufenthalt – als Schicksalsjahr gilt 1966, als ein Brand wütete und alles bis auf die Grundmauern zerstörte. Ein Jahr später wurde das neu erbaute Haus eröffnet.

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Wasserkraft, Waldloft und Wolle
Heute versteht sich das Hotel als Ort der Kraft, mit optimaler und zeitgemässer Infrastruktur. Oder wie der Slogan verspricht: «Durchatmen am Wisenberg». Was sofort auffällt, ist die Liebe zum Detail. Fantasievolle Pflanzenarrangements an der Decke und auf den Tischen, bunte und stilvolle Lampen, die das Restaurant in warmes Licht tauchen, überall und immer wieder kleine Sujets und Figuren aus dem Märchen «Alice im Wunderland» wie Hasen, Teekrüge oder übergrosse Leuchter. Und mehr als symbolisch: ein Dorfbrunnen vor dem Hoteleingang.

Die Wertschätzung der Gäste ist unsere Seelennahrung. Einige kommen seit über 50 Jahren zu uns.
Hermann Mazotti, Hotelier und Gastgeber Bad Ramsach Quellhotel

Wasser ist denn auch das Element, das hier allgegenwärtig ist. «Wir verfügen über drei eigene Quellen, wovon eine reich an Kalzium ist – zertifiziert durch das Bundesamt für Gesundheit», erklärt Hotelier und Gastgeber Hermann Mazotti. Dieser Mineralstoff festigt die Knochen und wird im Körper für die Kontraktion der Muskeln gebraucht. Kein Wunder, erhalten die Gäste hier das gute Wasser aufbereitet und abgefüllt in Flaschen zum Trinken.

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Auf einem Rundgang in der Umgebung wird spür- und erlebbar, wieso viele Gäste dieses Fleckchen als Ort der Kraft sehen. Das Hotel ist von Naturschutzgebiet umgeben, die Spazierwege sind mit alten Bäumen gesäumt, und der nahe Wald lädt zum Verweilen ein. Mit grossen Schritten geht Hermann Mazotti voraus, erzählt vom hier geplanten Achtsamkeitsweg und hält plötzlich inne: «Schauen Sie sich diese Baumkronen an!»

Hoch über unseren Köpfen wiegt ein Blätterdach sanft im Wind, als würden wir in einer Loft mitten im Wald stehen. Tief einatmen, tief ausatmen, staunen und beobachten. «Bäume geben uns Luftnahrung!» Gut ein Dutzend Stationen sind rund ums Hotel auf dem neuen Weg angedacht, eine Bank aus dem Kraftstein Granit soll zum Ausruhen dienen, die Zeit vergessen lassen. Vorbei an Saunahäuschen und einem Hot Pot – «er wird mit unserem eigenen Wasser gespeist» – gelangen wir zu einem Barfussparcours mit verschiedenen natürlichen Materialien.

Visitenkarte

Hotelname: Bad Ramsach Quellhotel

Ort: Ramsachstrasse 40,4448 Läufelfingen, Gemeinde Häfelfingen

Klassifikation: keine

Baujahr: Im März 1966 brannte der Betrieb bis auf die Grundmauern nieder. Neueröffnung im Herbst 1967.

Zimmer: 63 Zimmer in den Kategorien Standard, Comfort und Superior

Zimmerkosten: ab 90 Franken

Auslastung: Zahlen werden keine bekannt gegeben. Nur so viel: Während der Corona-Zeit war die Auslastung überdurchschnittlich hoch.

Zielgruppe: Tages- und Feriengäste, Gruppen für Seminare und Feste, Einheimische und Reisende

Restaurant: Marktfrische und saisongerechte Gerichte. Sonntags gibts einen Afternoon Tea mit Canapés, hausgemachten Scones und Süssgebäck, dazu einen erlesenen Tee.

Gastgeber: Hermann Mazotti und sein rund 70-köpfiges Team

Besitzer: Felix und Rhéane Suhner, Balance-Familie

Korken fühlen sich feucht an und wirken wie kleine Massagedüsen. Weich, leicht knirschend, uneben. Moos oder auch Schafwolle schmiegen sich weich und flauschig um die Zehen – zum Drinnenbleiben. Holzschnitzel piksen mit ihren harten Kanten. Tonkügelchen sind unangenehm, bohren sich in die Fusssohle, wie Kies auch. Tannenzapfen wirken lang und kalt.

Lebenslust, Landschaft und Lernende
«Bad Ramsach» ist ein Ort für Einheimische und Auswärtige, für Tages- und Feriengäste, für Teilnehmende von Seminaren, Festen und Spezialwochen, wo es um Themen wie Ernährung und innere Balance geht – oder wo auch mal gejasst wird. «Wir sprechen lebensfreudige Sinnesmenschen an, die Wert auf Ästhetik, Freiheit, Qualität, stimmiges Ambiente, gesunden Genuss, gelebte Gastfreundschaft sowie überzeugendes Design legen. Und die Freude an der Natur haben», sagt Hermann Mazotti.

Damit sich hier all die verschiedenen Gruppen wohlfühlen, ist die Infrastruktur breit gefächert: Wer Ruhe sucht, findet auf der Terrasse kleine Nischen und Liegestühle, Familien können an einer grossen Tafel zusammensitzen, für Gruppen stehen Kotas oder eine Jurte zur Verfügung. Alles eingebettet in die von Gartenarchitekt Enzo Enea gestaltete Anlage, von wellenförmigen Rotbuchenhecken umgeben und mit dem Panoramablick in die einmalige Landschaft. Drinnen verwöhnen ein temperiertes Mineralheilbad und wohltuende Massagen die Seele. Im Restaurant wird Regionales und Saisonales serviert – wer mag, wählt aus der vielfältigen Weinkarte einen guten Tropfen dazu aus.

All diese Angebote haben ein Ziel: «Wir möchten die Menschen erden, ihnen das Sein ermöglichen», erklärt der Gastgeber. Und damit das rundum gelinge, brauche es herzliche Mitarbeitende mit einem breit gefächerten Fachwissen. «Sie bilden die Seele unseres Hotels – also investieren wir auch in sie.»

Das heisst konkret: Talente je nach Stärken und Schwächen fördern und begleiten, eine konstruktive Fehlerkultur pflegen, Weiterbildungen anbieten. Gerade junge Menschen würden heute nach Sicherheit und Beständigkeit im Job suchen: «Als Ganzjahresbetrieb können wir das bieten», sagt Hermann Mazotti. Gut 70 Mitarbeitende beschäftigt das Hotel, und gut beraten ist, wer den eigenen Nachwuchs auch selber ausbildet. In «Bad Ramsach» absolvieren zurzeit neun Lernende eine Ausbildung, sieben in der Hotelkommunikation, einer in der Küche und eine in der Restauration. «Wir haben viel über den heutigen Umgang mit jungen Menschen gelernt.»

Ruheoase, Renovationen und Rufbus
Über die genaue Auslastung gibt das Hotel, das zur «Balance»-Familie gehört, keine Auskunft. Hermann Mazotti verrät jedoch: «Gerade während der Corona-Zeit waren wir für viele Gäste eine Oase mitten im Grünen – und das bescherte uns eine überdurchschnittlich gute Auslastung.» Dank dieses Erfolgs konnte überhaupt erst in neue Projekte wie die Jurte, die Kotas und Wellness am Waldrand mit Sauna und Hotpot investiert werden.

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Auch ein Kraftort erlaubt keinen Stillstand, die Entwicklung will geplant sein. «Bei uns geht es in Richtung sanfter Wellnesstourismus: naturverbunden, authentisch und unter Einbezug eines ganz­heitlich gelebten Nachhaltigkeitsgedankens – nicht zuletzt auch zum Wohle der nächsten Generationen», so der Hotelier. Im Fokus hat er dabei immer die Sichtweise der Gäste, der Mitarbeitenden und des Unternehmens. Das in die Jahre gekommene Mineralheilbad wird kontinuierlich saniert – mit Jahrgang 1966 gehört es zu den ältesten der Schweiz.

Damit die Gäste auch mit dem öffentlichen Verkehr an- und abreisen können, gibt es einen Rufbus, den die Gemeinden Läufelfingen und Häfelfingen sowie das Hotel mitfinanzieren und ermöglichen. Und es ist keine Seltenheit, dass Hermann Mazotti selber am Steuer sitzt und die Reisenden zur Bahn bringt: «Ein guter ÖV-Anschluss ist wichtig, wenn wir ein jüngeres Publikum ansprechen möchten.»


Fachbeitrag von Pascale Weber

Wo der Kopf am gleichen Ort ist wie der Körper

Kleine Pausen vom Alltag nehmen, ganz bei sich selber sein, das Hier und Jetzt bewusst wahrnehmen. Achtsamkeit sorgt für innere Kraft – und die Umgebung kann helfen, sich auf diese Sinnesreise einzulassen.

Oft funktionieren wir im Alltag im Autopilot­modus: Da ist die Arbeit, die Kinder benötigen unsere Fürsorge, der Haushalt muss gemacht werden, der Freundeskreis und die Hobbys sollen nicht zu kurz kommen. Wir hetzen von Termin zu Termin, es bleibt kaum mal Zeit zum Innehalten und Durchatmen.

Dabei gehören kleine Auszeiten eigentlich zum Grundbedürfnis von uns allen. Einfach mal nach dem Lustprinzip in den Tag hineinleben, für einmal nicht Mitarbeiterin, Mutter oder Mitmensch sein müssen – sondern ganz bei sich selber bleiben. Wie geht es mir? Was tut mir gut? Was brauche ich jetzt gerade am nötigsten?

Die Natur unterstützt die Achtsamkeit
Wünschenswert wäre natürlich, wenn wir jeden Tag solche Pausen der Achtsamkeit einlegen könnten. Doch das gelingt nicht immer, und so nutzen viele von uns die Freizeit oder die Ferien­tage, um mal herunterzufahren. Die richtige Umgebung kann diesen Prozess unterstützen. Wandern in den Bergen oder durch Wälder, am Wasser verweilen – die Vorlieben sind sehr individuell. Aber all diese Kraftorte haben eines gemeinsam: Es sind Plätzchen, an denen wir zur Ruhe kommen. Wo der Kopf am gleichen Ort ist wie der Körper. Und die Natur bildet ein gutes Tor, um in diesen Zustand hineinzufinden.

Wer achtsam ist, nimmt mit allen Sinnen wahr, was in ihm und rundherum gerade passiert. Man lenkt seine Aufmerksamkeit auf den gegenwärtigen Moment, ohne zu urteilen oder zu werten. Wie riechen die Blumen? Welche Melodie zwitschern die Vögel? Wie fühlt sich der Tannenzapfen in meiner Hand an?

Das Bad Ramsach Quellhotel liegt mitten in der Hügellandschaft des Wisenbergs, umgeben von Wald und Wiesen. Sicher ein idealer Ort, um sich in Achtsamkeit zu üben. Doch was genau können Hoteliers und Hotelièren tun, um dieses Gefühl noch zu verstärken und zu unterstützen? Da gibt es so einiges.

Die innere Haltung ist entscheidend
Von der Architektur und den Materialien her betrachtet, fühlen wir uns in offenen, hellen und weiten Räumen mit Blick ins Grüne wohler als in dunklen, beengenden Zimmern. Die Architekturpsychologie beschäftigt sich mit den Auswirkungen von Gebäuden auf das Wohlbefinden der Menschen. Der Geruch von Arvenholz verlangsamt den Herzschlag. Ein luftiges Ambiente mit kleinen Nischen bietet gute Rückzugsmöglichkeiten, schlichte Formen und Farben wie auch sanfte Lichtquellen unterstützen das Entspannen. Für viele Menschen ist ein Ort der Kraft auch ein Ort der Stille, der nicht durch unnötigen Lärm gestört wird.

Wer mit seinen Gästen achtsam umgehen möchte, sollte diese innere Haltung selber leben. Das ist, wie wenn ein Skilehrer das Skifahren rein durch die Theorie aus einem Buch lernt und weitergibt, anstatt den Sport selbst auszuüben. Es ist entscheidend, wie die Mitarbeitenden auf die Gäste zugehen, wie Freundlichkeit und Achtsamkeit im Betrieb gelebt werden, das sogenannte «Embodiment der Achtsamkeit». Das ist anspruchsvoll – gerade in einem Beruf, der stressig ist und viel abverlangt. Entsprechende Schulung des Personals über einen Achtsamkeitskurs kann helfen, hier ein paar gute Impulse zu geben.

Achtsamkeit ist nicht Wellness
Kleine Aufmerksamkeiten können zudem helfen, die Gäste in ihrem Erfahren von Achtsamkeit zu unterstützen. Sei es ein Barfussweg in der Umgebung, ein ruhiger Yoga- oder Meditationsraum – aber auch eine erzählte Geschichte zum Menü und die verwendeten Produkte oder kleine Erinnerungen im Zimmer mit Sprüchen wie: Wo bist du gerade mit deinen Gedanken? Wie geht es dir heute?

Oft wird Wellness mit Achtsamkeit verwechselt. Ein Dampfbad, eine Sauna oder ein Hot Pot helfen vielen Menschen beim Eintauchen in die Achtsamkeit. Sie wollen sich damit «etwas Gutes tun». Doch wenn ich anschliessend im Ruheraum meine E-Mails checke und mit Musik berieselt werde, bin ich mit meinen Gedanken bereits wieder anderswo. Achtsamkeit heisst, ich höre in mich hinein. Sie hat nicht zum Ziel, dass es mir nachher besser geht. Sondern dass ich mich mit mir und dem Hier und Jetzt beschäftige. Wertfrei.

Das ist gar nicht so einfach. Dazu eine kleine Übung, der sogenannte Body-Scan: Die Aufmerksamkeit wird bewusst auf den Körper gelenkt, ich wandere in Gedanken durch meinen Körper. Plötzlich merke ich, dass ich nicht mehr bei den Empfindungen im rechten Bein, sondern beim Planen des nächsten Meetings bin. Ich nehme die Abschweifung wahr und kehre, ohne mich dafür zu verurteilen, wieder zu den Empfindungen im rechten Bein zurück. Je öfter Achtsamkeit geübt wird, desto bewusster wird uns, wie unachtsam wir durchs Leben gehen.


Andere  Hotels zum Ausspannen

Im Oberengadin

[IMG 2] Energie schenkend, entspannend und entschleunigend: Das Parkhotel Margna in Sils liegt eingebettet zwischen zwei Bergseen. Das historische Gebäude, von Zuckerbäcker Johann Josty 1817 erbaut, strahlt eine spezielle Kraft aus. Hier schöpfen die Gäste Freude und Kraft aus Ruhe, Kulinarik und körperlicher Bewegung.

margna.ch


Im Tessin

[IMG 3] Zertifikat statt Floskel: Das Kurhaus Cademario hoch über dem Luganersee wurde von Claudio Andretta, Experte für Geomantie, zum «Ort der Kraft» ernannt. Seit 1914 kommen Gäste hierhin, um ihre Batterien aufzuladen und ihr Gleichgewicht wiederzufinden.

kurhauscademario.com


In der Steiermark

[IMG 4] Wellness, Yoga, Detox, Fasten, Naturerlebnisse – im G’sund & Natur Hotel Die Wasnerin in Bad Aussee, Österreich, wird es den Gästen leicht gemacht, sich zu entspannen. Denn hier nimmt man sich bewusst für alles Zeit, das im Alltag zu kurz kommt.

diewasnerin.at

Hotelkonzepte

Das Hotel Huus Gstaad setzt auf zahlreiche Partnerschaften

Weshalb allein, wenn es gemeinsam besser geht, sagt sich das Hotel Huus in Gstaad. Es erreicht durch Partnerschaften ein Vielfaches an Annehmlichkeiten und Erlebnissen.
Blanca Burri
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Die Besitzer des «Huus Gstaad», Marwan Naja und Günter Weilguni, sehen einen grossen Mehrwert für beide Seiten in aktiv gelebten Partnerschaften.
Die Besitzer des «Huus Gstaad», Marwan Naja und Günter Weilguni, sehen einen grossen Mehrwert für beide Seiten in aktiv gelebten Partnerschaften.
Die Besitzer des «Huus Gstaad», Marwan Naja und Günter Weilguni, sehen einen grossen Mehrwert für beide Seiten in aktiv gelebten Partnerschaften. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
Die Studierenden
Die Studierenden gestalteten dank der Partnerschaft ein Hotelzimmer.
Die Studierenden gestalteten dank der Partnerschaft ein Hotelzimmer. image : zvg
image : zvg

Wer die Lobby des Huus Gstaad betritt, erhält das Gefühl, in ein Zuhause zu kommen. Der weite Raum wirkt wie ein trendiges Wohnzimmer. Oberhalb des Kamins stapeln sich Bücher, im Regal steht ein Globus, der Hund liegt auf der Eckbank, und mittendrin thront ein orange leuchtendes Sofa, das wie ein Augenzwinkern zu einer verheissungsvollen Party einlädt. Der Blick schweift zur Fensterzeile. Sie stellt Gstaads Hausberg, das Eggli, und den hoch aufragenden Klettergipfel Le Rubli ins Schaufenster.

Die Aussicht ist atemberaubend. Die stilisierte Bergkette taucht denn auch im Logo und an der Hotelbar wieder auf, deren Spirituosen auf den Silhouetten von Bergen nachempfundenen Gestellen lagern. «Als wir vor sieben Jahren umbauten, legten wir für die Lobby zwei Etagen zusammen und öffneten die Fensterfront bis zum Dach, das weitet den Blick auf die Gstaader Bergwelt, was uns zum Logo inspirierte», erklärt Günter Weilguni. Er und Hauptinvestor Marwan Naja sind die Besitzer des 4-Sterne-Superior-Hauses.

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Die Lobby ist das Juwel des Hotels. Man fläzt auf Sofas, Kinder tollen herum, während im Hintergrund die Chill-Lounge-Musik erklingt. Am Abend wandelt sich die Lobby zur Party-Location von Weltcharakter, wo sich Einheimische wie Gäste treffen; und der DJ auflegt. Zu diesem Konzept wurde Weilguni vor Jahren im Hotel W in New York inspiriert, wo er ebendiesen Vibe mit einer sehr lebendigen Lobby entdeckte. «Dass uns die Umsetzung gelungen ist und wir zum In-Lokal geworden sind, macht mich stolz», sagt er. Der Weg dorthin war indes kein einfacher.

Visitenkarte

Hotelname: Huus Gstaad

Ort: Schönriedstrasse 74, 3792 Saanen

Klassifikation: 4 Sterne Superior mit Spezialisierung Bikehotel, Businesshotel, Schneesporthotel, Top-Familienhotel, Seminarhotel und Wanderhotel

Baujahr: 1981 Umbaujahr: 2016

Investitionssumme: im niedrigen zweistelligen Millionen­bereich

Anzahl Zimmer: 136 Zimmer (Einzel-, Doppel-, Familien­zimmer, Suiten)

Zimmerkosten: 350 bis 650 Franken pro Zimmer inklusive Frühstück und Outdooraktivitäten

Auslastung: 70 Prozent während der Öffnungszeiten

Umsatz: wird nicht veröffentlicht

Zielgruppe: Individual- und MICE-Gäste

Restaurants: La Vue und Huus Gstaad Restaurant

Gastgeberin: Mirka Czybik

Besitzer: Marwan Naja und Günter Weilguni

Anzahl Mitarbeitende: 68

Öffnungszeiten: Mitte Dezember bis Ostern und Mitte Mai bis Ende Oktober

Partner: Alpinzentrum Gstaad, Danner, Hästens, Land Rover, Nespresso und Soeder

Der Erfolg kam erst über Umwege
Marwan Naja und Günter Weilguni erwarben das Huus Hotel Gstaad 2015 von der Steigenberger-Gruppe. Sie bauten es mit dem schwedischen Architekten Erik Nissen Johansen um, der einen modernen Akzent setzte. Durch das ganze Haus zieht sich ein nordisch-englischer Stil mit Karo­mustern, Ledersofas und edlen Textilien. Man schläft in Hästens-Betten und diniert im Restaurant La Vue. Dunkle Farben dominieren, warmes Licht sorgt für Behaglichkeit.

Nur kamen das verspielte Design in den Zimmern, das gedimmte Licht, die laute DJ-Musik und die Lebendigkeit im Hotel bei den ehemaligen Steigenberger-Stammgästen nicht an. Sie wollten in der Lobby die Ruhe geniessen und ein Buch lesen. Das biss sich mit dem Ziel, eine lebendige Community aufzubauen. «Einige Gäste verliessen das Hotel noch am Anreisetag. Das hat uns schon Sorgen gemacht», erinnert sich CEO Günter Weilguni.

Trotzdem liess er sich nicht beirren und drehte weder die Musik leiser noch schränkte er die Bewegungsfreiheit der Kinder ein. Einzig bei den Partynächten ging er einen Kompromiss ein. Der DJ legt heute nicht mehr bis in die frühen Morgenstunden auf, sondern nur noch bis 23 Uhr. Der Entschluss fiel, nachdem eine Familie mit Kleinkindern mitten in der Nacht die Koffer gepackt hatte und abgereist war.

Ein Spielplatz für Familien
Als Folge der anfänglichen Schwierigkeiten rief sich das Huus Gstaad die anvisierte Zielgruppe in Erinnerung. «Unser Konzept beruht auf Familien mit Kindern. Die Eltern sollen abschalten und etwas erleben können», sagt Besitzer Marwan Naja. Durch Marketinganstrengungen gelang es dem Betrieb, die Familien gezielt anzusprechen und gute Zahlen zu verzeichnen. Inzwischen liegt die Auslastung im Saisonbetrieb während der Öffnungszeiten von neun Monaten bei gut 70 Prozent, was laut dem Benchmark-Bericht 2022 von HotellerieSuisse und SGH leicht über dem Durchschnitt ist.

Die Gäste stammten während der Pandemie zu zwei Dritteln aus der Schweiz und zu einem Drittel aus dem Ausland. Der Mai dieses Jahres war jedoch schwach, weil die Schweizer wieder vermehrt ins Ausland fuhren. Ihr Fehlen traf das Hotel stark. Die Sommersaison sieht indes vielversprechend aus: Amerikaner wie auch Asiaten beleben das Huus Gstaad, darunter viele Grossfamilien – eine wichtige Zielgruppe.

Hästens und Land Rover fürs Image
Im Huus Gstaad schläft man in Hästens-Betten. Sie stehen für Qualität, Komfort und Luxus. Die Betten werden sorgfältig aus hochwertigen Materialien wie Pferdehaar, Baumwolle und Wolle hergestellt, um eine hervorragende Schlafumgebung zu gewährleisten. Diesen Schlafkomfort wollte das Hotel seinen Gästen bieten, obwohl die Anschaffung ausserhalb des Budgets lag. Als unkonventionelle Lösung gingen die beiden Unternehmen eine Partnerschaft ein. Der lokale Hästens-Store in Saanen vermittelte erfolgreich zwischen dem Mutterhaus in Schweden und dem Hotel in Saanen.

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Das Huus Gstaad wurde in der Folge mit 236 Hästens-Betten ausgestattet, und zwar mit verschiedenen Modellen und Matratzen unterschiedlicher Härtegrade. Und das alles zu einem «guten Preis». Als Gegenleistung können potenzielle Hästens-Kunden die Betten zu einem Fixpreis testen. Natürlich gebe es wie bei jeder anderen Bettenmarke auch vereinzelt Gäste, die darin nicht gut schliefen, so die Hoteldirektorin Mirka Czybik.

Aber: «Die Partnerschaft lohnt sich für uns!» Denn die Zusammenarbeit erhöhe die Auslastung und auch der Service sei gut. «Passiert ein ‹Unfall›, wird die Matratze vom Hersteller unkompliziert ausgewechselt.» Die Hoteldirektorin betont jedoch, dass man Hästens-­Betten bewusst auswähle, da sie im Alltag recht viel Aufwand gäben. Um Dellen zu verhindern, müssten die Matratzentopper alle zwei Tage gerollt und gelüftet werden. Diese Mühe lohne sich angesichts des Renommees der Marke und des Schlafkomforts aber auf jeden Fall.

Wenn die Partnerschaft einseitig ist, lebt sie nicht.
Günter Weilguni, Besitzer und CEO

Partnerschaften wie jene mit Hästens ziehen sich durch das ganze «Huus». Die Bahnreisenden werden mit dem neusten Modell der Land-Rover-SUV-Flotte abgeholt, aktuell dem Range Rover Defender, einem sportlich-eleganten Hybrid. «Das Image von Land Rover passt zum Hotel, und die Miete ist sehr attraktiv», sagt Czybik. Weil die Autos geräumig und geländegängig seien und deshalb auch bei Caterings auf der Alp eingesetzt werden könnten, seien sie ideal. Das Hotel verpflichtet sich zum Ausgleich, das Auto sauber und gut sichtbar vor dem Hoteleingang zu parken und so potenziellen Interessenten zugänglich zu machen.

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Weitere Partnerschaften unterhält das Huus Gstaad beispielsweise mit Danner, einem hippen Bergschuh-Brand aus den USA, und neu mit der Zürcher Naturseifenherstellerin Soeder – ein erster Schritt in Richtung plastikfreies Hotel. Andere Partnerschaften wie jene mit Mammut, Laurent Perrier oder Swarovski wurden aufgelöst. Günter Weilguni begründet den Beschluss: «Wenn die Partnerschaft einseitig ist, lebt sie nicht.»

Angesagte, stilvolle Hotels mit bequemen Betten gibt es viele. Sie sind auswechselbar.
Günter Weilguni, Besitzer und CEO

Erlebnisse bleiben in Erinnerung
Doch durch die Ästhetik allein sei der Gast nicht mit dem Hotel verbunden, so Weilguni. Der CEO argumentiert: «Angesagte, stilvolle Hotels mit bequemen Betten gibt es viele. Sie sind auswechselbar.» Das Huus Hotel Gstaad aber will einzigartig sein. Deshalb hat es einen Claim verankert, der emotionale Welten auftut: Adventure. «Wenn Gäste echte Erlebnisse wie Klettern oder Riverrafting erleben, verknüpfen sie es direkt mit dem Hotel. Das regt zum Weitererzählen und Wiederkommen an», so Weilguni. Ein Alleinstellungsmerkmal der besonderen Art.

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Das Hotel bietet ein Outdoorprogramm an, das für Nervenkitzel sorgt. Im Sommer gehts in die Berge, aufs Wasser und in die Baumwipfel. Im Winter bietet der externe Partner, das Alpinzentrum Gstaad, Wintersportarten und Skischule an. Nach dem Trip in der Natur treffen sich die Gäste in der Lobby wieder, während der DJ auflegt – und erwecken den Community-Gedanken des Hausherrn zum Leben.


Fachbeitrag von Simon Bolton

Partnerschaften beruhen auf Dialog, Vertrauen und Kontinuität

Die Partnerschaft zwischen dem Huus Gstaad und dem Outdooranbieter Alpinzentrum ist in dieser Form schweizweit einzigartig. Die täglichen Aktivitäten werden pro Logiernacht und nicht nach Aufwand abgerechnet.

Einzigartige Partnerschaft
Das Alpinzentrum und das Huus Hotel Gstaad sind eine neue Art von Partnerschaft eingegangen. Damit man das neue Modell versteht, sei hier das bisherige kurz erklärt: In der Regel bucht ein Hotel eine Leistung, während der Outdoor­anbieter sie gegen Bezahlung nach effektiver Teilnehmerzahl erbringt. Je nach Vereinbarung erhält das Hotel eine Provision.

Mit dem Huus Gstaad hat das Alpinzentrum jedoch eine schweizweit einzigartige Partnerschaft aufgebaut. Sie besteht darin, dass den Hotelgästen täglich eine Outdooraktivität zur Verfügung steht. Das Hotel bezahlt nicht pro Gast, sondern entrichtet pro Logiernacht ein Entgelt von fünf Franken, egal, ob der Gast am Programm teilgenommen hat oder nicht.

Täglich eine Aktivität
Täglich wird ein qualitativ hochstehendes Erlebnis angeboten. Die «Huus»-Gäste klettern auf Gipfel, bestreiten ein Canyoning, seilen sich wie Indiana Jones ab, biken über unbefestigte Strassen oder gehen wakeboarden. Im Winter gibt es Schneeschuhtrails, und die Kinder können die Skischule besuchen, zusätzlich erhalten sie die Skiausrüstung und das Ticket dazu. Alle Aktivitäten werden von ausgebildeten Guides durchgeführt. Bei der Gestaltung des Angebotes bezieht das Alpinzentrum die Wetterprognosen in die Planung mit ein.

Aktivitäten wie Klettern, Wandern und E-Biken werden an sonnigen Tagen angeboten. Weil man beim Canyoning und Riverrafting so oder so nass wird, finden sie auch bei Regen statt. Die Gästestruktur und das Alter werden bei den Vorbereitungen ebenfalls beachtet. Jugendliche mögen Action. Ältere haben es gerne gemütlicher. Viele Gäste sind erstaunt, dass die Touren, die im Zimmerpreis inklusive sind, keine Light-Touren sind. 

Komfort für die Gäste
Für die Gäste soll das Abenteuer möglichst komfortabel sein. Für die meisten Aktivitäten werden sie im Hotel abgeholt und anschliessend wieder zurück­gebracht. Auch die Ausrüstung wird ihnen zur Verfügung gestellt. Sie erhalten Neoprenanzüge, Helme und Klettergurte in der entsprechenden Grösse.

Für das Huus Gstaad hat das Alpinzentrum diese Art von Convenience auch auf den Winter übertragen. Die Gäste werden mit allem ausgerüstet, was für einen perfekten Schneetag nötig ist: Skianzüge, Skischuhe, Ski, Schneeschuhe und so weiter. Alles kostenfrei. Gerade für Familien ist das interessant. Sie sparen die Kosten für die Miete wie auch für die Skischule der Kinder. Das entlastet sie finanziell.

So kann die Partnerschaft gelingen
Diese Art von Partnerschaft kann langfristig nur gelingen, wenn man einige Punkte beachtet. Als Erstes ist das gegenseitige Vertrauen unerlässlich. Immerhin werden Risikosportarten angeboten. Das Huus Gstaad muss dem Alpinzentrum vertrauen, dass es die Gäste wohlbehalten zurückbringt, was durch gut ausgebildete Guides und die Zertifizierung durch das Bundesamt für Sport (Baspo) und die damit verbundenen Sicherheitsabläufe garantiert ist.

Die Gäste hingegen erhalten ein Programm, das unabhängig von Teilnehmendenzahl und Wetter durchgeführt wird. Sehr praktisch ist die geografische Nähe zwischen dem Hotel und der Outdoor-Base. Sie vereinfacht den Transport der Gäste. Nicht zu vergessen ist die Schulung der Réceptionistinnen und Réceptionisten: Damit die Gäste auf den Touren nicht überfordert werden, müssen sie von den Hotelmitarbeitenden richtig informiert werden.

Natürlich darf man die Finanzen nicht ausser Acht lassen. Diese Art von Partnerschaft rentiert erst ab einer gewissen Zimmerzahl. Das Hotel hat mit seinen 136 Zimmern eine ideale Grösse. Weiter ist der stetige Austausch zwischen den beiden Partnern wichtig. So können neue Bedürfnisse der Gäste erkannt und die Produkte weiterentwickelt werden. Als die E-Bikes aufkamen, kreierte das Alpinzentrum sofort ein Angebot für geführte E-Bike-Touren.

Für das Alpinzentrum Gstaad mit seinen bis zu 100 Mitarbeitenden ist die Zusammenarbeit mit dem Huus Gstaad bereichernd – ein Businessmodell, das aufgeht.


Anderes Hotel mit Partnerschaften

The Lab Hotel

[IMG 2] Das The Lab Hotel bildet zusammen mit der Hotelfachschule Thun die einzigartige Plattform Swiss Hospitality Hub. Dort vernetzt sich die Branche, Gäste treffen auf zukünftige Hoteliers/Hotelieren und Innovation wird vorangetrieben. Aktuelle Trends, neue Produkte, neue Technologien und weitere Ideen aus Hotellerie und Gastronomie werden gemeinsam mit Branchenpartnern ausprobiert und weiterentwickelt. Einzigartig dabei ist, dass Studierende der Hotelfachschule bei der Umsetzung der Partnerprojekten mitarbeiten können und so gleichzeitig Praxiserfahrung sammeln und ihre Management-Skills erweitern. Die Partner profitieren von Real-Life Testings, vom Fach-Know-How der Schule sowie von einem breit abgestützten Branchen-Netzwerk einschliesslich der Bildungslandschaft der EHL Lausanne. Im Rahmen ihrer Diplomarbeit gestalteten zum Beispiel die damaligen Studierenden Nathalie Mettraux, Timo Trachsel und Stefan Friedli mit externen Partnern ein Hotelzimmer.
thelabhotel.ch

 
 

Hotelkonzepte

Eine Nacht im Schloss-Museum

Hier haben einst Adelige diniert, Bedienstete gedient und Gefangene gelitten. Das Schloss Burgdorf schaut auf eine bewegte 800-jährige Geschichte zurück. Heute steht das historische Gebäude allen offen – dank einer Jugendherberge und einem Museum.
Christine Zwygart
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Zimmer in der Jugendherberge Burgdorf
Schloss Burgdorf mit Jugendherberge, Restaurant und Museum. Foto: Susanne Keller
Schloss Burgdorf mit Jugendherberge, Restaurant und Museum. Foto: Susanne Keller image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
Vorsaal Landvogthaus
image : zvg
image : zvg
Zimmer der Grote
image : zvg
image : zvg

Keine Frage: Wer zum Schlosshügel von Burgdorf hinaufsteigt, durch die Altstadtgässchen und über die steilen Treppen, fühlt sich automatisch ein wenig adlig und herrschaftlich. Das Wahrzeichen der Stadt wirkt mit jedem Schritt eindrücklicher, vor dem geistigen Auge ziehen unweigerlich Bilder von Herzögen und Schultheissen vorbei. Ein grosser Torbogen bildet den Eingang zum Innenhof – und schon betreten die Gäste eine andere Zeitepoche.

Das Schloss Burgdorf gehört heute einer Stiftung und beheimatet Museum, Restaurant und Jugendherberge. Die einzelnen Betriebe bilden eine Trilogie, die ein spezielles Zusammenspiel ermöglicht. Denn so geben sich hier Vergangenheit und Gegenwart die Hand, modern verschmilzt mit antik. «Das sorgt für einen Wow-Effekt», schwärmt Henri Gabathuler, Gastgeber in der Jugendherberge.

Eine Anlaufstelle für alle
Die Hostellobby liegt zentral in einem luftigen Foyer, lädt mit bunten Polstersesseln zum Verweilen ein und präsentiert in wandhohen Regalen sowohl Fundstücke aus der Schlossgeschichte wie auch Souvenirs von heute. An der Réception ist gerade viel los, denn sie dient als Anlaufstelle – egal, ob die Gäste übernachten, lunchen oder das Museum besuchen möchten. Die Angebote werden rege genutzt, von Auswärtigen, aber auch von Einheimischen. Über Jahrzehnte war das Schloss Burgdorf ein Ort, den viele lieber mieden, denn in den Räumlichkeiten waren Institutionen wie das Betreibungsamt, das Gericht und das Untersuchungsgefängnis untergebracht.

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Als der Kanton Bern entschied, seine Schlösser abzustossen, gelangte das historische Ensemble in den Besitz der Stiftung Schloss Burgdorf. 2018 startete ein umfassender Umbau der 100 Räume für die neue Nutzung, eng begleitet von der Denkmalpflege. Knapp 18 Millionen Franken haben öffentliche Hand, Unternehmen und Private dafür bereitgestellt.

Wir freuen uns über 23 000 Besuchende pro Jahr.
Urs Weber, Geschäftsführer Stiftung Schloss Burgdorf

Im Juni 2020 startete die Jugendherberge, die hier eingemietet ist – sie zeichnet ebenso verantwortlich für das Restaurant und die Events. Für das Museum wiederum ist ein Verein zuständig, der die vielen Bildungs- und Vermittlungsangebote betreut und das Kulturprogramm zusammenstellt. «Wir freuen uns über rund 23 000 Besuchende im Museum pro Jahr – und dank der Jugendherberge haben sich die Übernachtungszahlen in Burgdorf verdoppelt», sagt Urs Weber, Geschäftsführer der Stiftung.

Hostel im Museum – und umgekehrt
8 Personen arbeiten in Teilzeitpensen für das Museum, 27 Mitarbeitende kümmern sich um die Gäste der Jugi und des Restaurants. Die Zimmer liegen zwar hinter 800 Jahre alten, dicken Mauern, doch sie wirken freundlich und hell; es gibt sie als Einzel-, Doppel-, Familien- oder Mehrbettzimmer. Ihnen allen ist etwas gemeinsam: «Wir haben Objekte aus dem Museums entsammelt, und in jedem Zimmer wartet eine kleine Installation zur Geschichte der Region», erklärt Museumsleiter Daniel Furter. Dank diesem Konzept erfahren Übernachtungsgäste zum Beispiel, wie früher gewaschen oder gedruckt wurde. Und was befand sich wohl einst im Zimmer mit dem düsteren Namen «Loch»? Genau, die Gefängniszelle. Pritschen und Nachttopf wurden zwar durch Betten und Badezimmer ersetzt, vom ursprünglichen Zweck zeugen hingegen noch die alte Gefängnistüre und die Kritzeleien an den Wänden.

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Visitenkarte
Hostelname: Jugendherberge Schloss Burgdorf

Ort: Schlossgässli 1,3400 Burgdorf

Klassifikation: Klassiert als Swiss Lodge durch HotellerieSuisse

Baujahr: Das Schloss gibt es seit über 800 Jahren, die Jugendherberge eröffnete im Juni 2020.

Anzahl Zimmer: 31 Zimmer mit 115 Betten in Einzel-, Doppel-, Familien- und Mehrbettzimmern für vier bis sechs Personen. Zudem gibt es die für Jugendherbergen typischen grosszügigen Aufenthaltsräume.

Zimmerkosten (alle inklusive Frühstücksbuffet und Museumseintritt): Mehrbettzimmer ab 52 Franken pro Person und Nacht. Familienzimmer ab 67 Franken pro Erwachsene, Kinder bis vor dem 2. Geburtstag gratis, bis vor dem 6. Geburtstag 15 Franken, bis zur Vollendung des 12. Lebensjahres 27 Franken, Jugendliche von 13 bis 17 Jahren erhalten als Mitglied den Spezialpreis von 35 Franken (im Zimmer der Eltern oder Grosseltern). Doppelzimmer ab 70 Franken pro Person und Nacht.

Auslastung: Dazu werden keine Angaben gemacht.

Zielgruppe: Einzelreisende, Familien, Schulen, Gruppen, Firmen

Restaurant: Restaurant Schloss Burgdorf, saisonale und regionale Küche, 60 Plätze im Innenbereich, im Sommer zusätzlich 60 Plätze auf der Terrasse

Gastgeber: Henri Gabathuler in der Jugendherberge Schloss Burgdorf, Daniel Furter im Museum Schloss Burgdorf

Besitzer: Stiftung Schloss Burgdorf

Besonderheit: Alle Zimmer verfügen über eine kleine Kunstinstallation zur regionalen Geschichte. Für Übernachtungsgäste ist der Museumseintritt inklusive.

Das Museum befindet sich im Hostel – und umgekehrt. Und das passt perfekt: «Viele Gäste kommen zu uns, weil sie das schöne Schloss mal von Nahem anschauen und darin übernachten möchten», sagt Gastgeber Henri Gabathuler. Für die Kinder ist es ein Abenteuer, und so manches Mädchen ist schon im Prinzessinnenkleid angereist. Velofahrende machen hier gerne halt, da sich Burgdorf auf der Herzroute befindet. Firmen veranstalten auf dem Schlosshügel Seminare, Schulklassen verweilen in Klassenlagern. Und für Paare, die sich trauen, gibts sogar ein Zeremonielokal. Mitten im Museumstrakt.

Kompromisse in geschützten Mauern
«Für uns ist es eine echte Herausforderung, die vielen verschiedenen Bedürfnisse unter einen Hut zu bringen», erzählt Gabathuler. Und nicht nur das: Das Schloss bietet wundervolle Ecken für Apéros und Events, etwa den Turmgarten. Aber jedes Glas, jede Platte mit Häppchen und jeder Kühler muss dort hinuntergetragen werden. «Das ist sehr personalintensiv und bedingt eine enorm gute Planung.»

Kommt dazu, dass das Gebäude unter Denkmalschutz steht und nicht alle Wünsche einer modernen Hotellerie und Gastronomie erfüllen kann. So gibt es zum Beispiel keinen Warenlift – alles muss eigenhändig in den Keller und auch wieder hinauf getragen werden. «Das Gleiche gilt für unseren Assisensaal im ersten Stock – die Wege für das Personal sind lang», so Gabathuler. Solche Kompromisse sind in historischen und geschützten Mauern nötig. Ebenso die modernen Glastüren, die im ersten Stock vor den alten Holztüren angebracht worden sind. Letztere hatten den Brandschutzbestimmungen nicht standgehalten – dafür sind nun reizvolle Einblicke in die Zimmer möglich, wenn sie nicht gerade genutzt werden. Jedes von ihnen ist punkto Einrichtung nämlich ein Unikat.

Um genügend Personal zu finden, bietet die Jugendherberge nebst guten Anstellungsbedingungen und Weiterbildungsangeboten vor allem kompaktere Arbeitszeiten: «Wir haben die Zimmerstunde für alle abgeschafft», sagt der Chef. Morgens und mittags bedienen sich die Gäste im Restaurant zudem selber, am Abend wird das Essen serviert. Die Hostelgäste können – ganz getreu dem Konzept der Jugis – für 19.50 Franken ein 3-Gang-Menü geniessen und sich gratis an der Wasserstation bedienen. Und es gibt auch ein A-la-carte-Angebot mit saisonalen und regionalen Gerichten.

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Unterwegs mit dem Schlossgespenst
Exklusiv geniessen die Hostelgäste das Privileg, nachts einen Teil des Museums besuchen zu dürfen – der Eintritt ist im Zimmerpreis inbegriffen. Einst waren im Schloss drei verschiedene Sammlungen untergebracht, die im Zuge der Umnutzung vereint worden sind. Die sogenannten Wunderkammern mit verschiedenen Themen bringen die Besuchenden zum Staunen.

So gibts hier zum Beispiel den grössten ägyptischen Sarg in der Schweiz zu sehen, im Schattentheater können Gäste gleich selber mitmachen, Sammelstücke von weit gereisten Burgdorfern erzählen ganz eigenwillige Geschichten, Zeitzeugen und Objekte aus lokalen Unternehmen finden nebeneinander eine Koexistenz. «Uns war wichtig, dass kein Raum wie der andere ist», sagt Museumsleiter Daniel Furter. Ein Mix aus multimedialen Elementen vereint sich mit klassischen Schaukästen, Gäste können sich selber einbringen – oder auf den Spuren des Schlossgespensts Burdtli wandeln. Rund 80 000 Objekte gehören dem Museum, 1500 sind ausgestellt.

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Den fehlenden Fernseher im Zimmer vermisst hier oben bestimmt niemand. Zu faszinierend ist der Blick auf das Städtchen hinunter oder ins Grüne hinaus. Die luftige Terrasse im Innenhof und grosszügige Aufenthaltsräume laden dazu ein, sich zu treffen und aufeinander zuzugehen, sich kennenzulernen und auszutauschen. Wie bei allen Betrieben der Schweizer Jugendherbergen ist es auch hier auf dem Schloss das oberste Ziel, preiswerte Übernachtungen anzubieten und Erlebnisse ausserhalb des gewohnten Umfeldes zu ermöglichen. Damit – so sind die Verantwortlichen überzeugt – tragen sie etwas zu einer lebensfrohen Gesellschaft bei.


Fachbeitrag von Patrick Schoeck

Weiterbauen an der Hoteltradition

Viele Zeugnisse der Hotelgeschichte stehen aufgrund ihrer historischen Bedeutung unter Schutz. Man kann dies als Hemmschuh oder Würdigung ansehen. Wer Letzteres wählt, bewegt sich in attraktiven Nischen.

Wer regelmässig in Gasthäusern der Schweiz übernachtet, entwickelt ein Gespür dafür, wann Haus und Zimmer das letzte Mal erneuert wurden. Neben Réception und Frühstücksraum ist das Bad ein sicherer Gradmesser: Gelb-beige Plattenbeläge stammen aus der Nachkriegszeit. Braun und Orange stehen für die 70er- und 80er-Jahre. Darauf folgte das Badezimmer mit weissen Platten – wahlweise mit eingeprägtem Muster. In den letzten 20 Jahren dominierten graue Fussböden, neuerdings gerne kombiniert mit dunklem Holz und Regenbrause in der Dusche.

Wer mit den sich ständig verändernden Trends mithalten will, muss seine Zimmer spätestens nach 20 Jahren anpassen. Das geht ins Geld. Jenseits des Massenmarktes bestehen verschiedene Nischen, die mit zeitloseren Zugängen ihr Publikum finden und begeistern – vom Luxussegment bis zur preisgünstigen Herberge.

Tradition und Baukultur
Hotels wie das Badrutt’s Palace in St. Moritz, das Baur au Lac in Zürich oder das Beau-Rivage in Genf sind international bekannte Marken. Ihre Fassaden und Säle sind Teil ihrer Identität: Sie stehen für die gelebte Tradition der höchsten Qualität für ein anspruchsvolles Publikum. Die Daueraufgabe der Häuser ist das Austarieren zwischen der beständigen Anpassung an Kundenbedürfnisse und dem Erhalt der identitätsstiftenden baulichen Substanz.

Das Aushandeln zwischen Tradition und Veränderung bringt im Hochpreissegment unterschiedlichste architektonische Lösungen hervor: Der britische Stararchitekt Norman Forster liess in Zürich sämtliche Substanz des «Dolder Grand» entfernen, die nicht zum Kernbau von 1897 gehörte. Der wertvolle Bestand wurde dagegen nach denkmalpflegerischen Gesichtspunkten instand gesetzt. Daran wurden zwei kraftvolle Flügel angebaut, die heute die Identität und die Aussenwirkung des Hauses stark beeinflussen.

Einen gänzlich anderen Weg gewählt haben die fünf Generationen, die seit über einem Jahrhundert das Hotel Waldhaus Sils im Engadin als Familienbetrieb führen: Die Erneuerung fand in vielen kleinen Schritten statt. Stets kamen dabei namhafte Architekten zum Zug. Seit fast dreissig Jahren kuratiert das Büro Miller Maranta die baulichen Veränderungen – vom Detail bis hin zur Erweiterung um einen Wellnessbereich.

Kostengünstig bauliche Qualitäten erhalten
Am anderen Ende der Preisskala stehen die Schweizer Jugendherbergen. Bewusst hat sich die Organisation in den letzten Jahren entschieden, in denkmalgeschützte Häuser mit brachliegendem Potenzial zu investieren. Die herausfordernden Bauprojekte verlangten nach klugen Ideen und differenzierten Strategien.

In Burgdorf lautete der kühne Plan, das riesige Schloss als touristischen Ort in einer weniger bekannten Destination zu positionieren. In enger Absprache mit der kantonalen Denkmalpflege entstand ein einzigartiges Projekt, das Bausubstanz, Museum und eine Herberge mit Restaurant zu einem stimmigen Ganzen verwebt. Das einstige Grand Hotel du Cervin im Walliser Bergdorf St-Luc erhielt seine neue Bestimmung als «Wellness-Hostel». Ein lokal verankerter Verein half mit, Türen zu Geldgebern zu öffnen, um eine sorgfältige Erneuerung zu ermöglichen, die ohne Schnickschnack auskommt und bestehendes Potenzial wiederbelebt. In Crans-Montana übernahmen die Schweizer Jugendherbergen mit dem geschichtsträchtigen Hotel Bella Lui einen Betrieb, der 2006 von Icomos Suisse als «Historisches Hotel des Jahres» ausgezeichnet wurde.

Qualität und Sorgfalt zahlen sich aus
Der Schweizer Heimatschutz mischt mit seiner Stiftung «Ferien im Baudenkmal» selbst im Tourismusmarkt mit. Die Auslastung der gut fünfzig vermieteten Ferienhäuser und -wohnungen beträgt rund 70 Prozent. Manche Angebote sind auf über ein Jahr hinaus vollständig ausgebucht. Dabei liegen die Häuser oft abseits der grossen Destinationen – in Unterschächen, Réchy, Attiswil oder Wegenstetten. Das Erfolgs­rezept: Die denkmalpflegerisch sorgfältig renovierten Häuser mit wertigen Möbeln bilden selbst einen wesentlichen Teil eines stimmigen und einzigartigen Ferienerlebnisses.

Wie es gelingt, sich mit gepflegter Baukultur und sorgfältigem Umgang mit dem Bestand als Hotel in einer attraktiven Nische zu positionieren, machen auch die 89 Gasthäuser in der Publikation «Die schönsten Hotels der Schweiz» vor. Das Büchlein des Schweizer Heimatschutzes erschien erstmals 2004 und wurde 2020 in der bereits 5. Neuauflage wieder auf den Markt gebracht. Die Nachfrage nach der Publikation zeigt, dass der Markt vorhanden ist: Bis heute sind weit über 100 000 Exemplare verkauft worden.

Patrick Schoeck ist Leiter Baukultur beim Schweizer Heimatschutz, der sich für die Pflege und die sorgfältige Weiterentwicklung der Baukultur in der Schweiz einsetzt. Unter anderem ermöglicht er mit zahlreichen Publikationen, die landschaftlichen und baukulturellen Werte zu entdecken.


Andere Hotels mit historischem Hintergrund 

Mittelalterliches Herrschaftshaus

[IMG 2] Das hochgeschossene Landvogthaus in Nidfurn wirkt von aussen so schlicht, wie es fürs Glarnerland typisch ist. Doch drinnen eröffnet sich den Besuchern eine faszinierende Welt – mit antiken Möbeln und edlem Porzellan, umgeben von spätmittelalterlichen Stilelementen wie Wänden aus Fachwerk und schmalen Treppenaufgängen. Die Gastgeber Christian Behring und Armin Trinkl verwandelten das ehemalige Wohnhaus der Patrizierfamilie Blumer aus dem 16. Jahrhundert wahrlich in ein Bijou.
Jeder der 24 Räume wurde mit Sorgfalt renoviert und alle sechs Stockwerke des Herrschaftshauses mit originalen Möbeln ausgestattet. Nebst den privaten Räumen der Besitzer und einem Museum stehen für Gäste vier Doppel- und ein Einzelzimmer zur Verfügung – und jedes von ihnen erzählt seine ganz eigene Geschichte. Ein Hinweis darauf geben ihre Namen: Baroness, Ritter, Musik, Landvogt und Englisch.
landvogthaus.ch

Romantische Schlossanlage 

Stilvoller Afternoon-Tea, riesige Himmelbetten, prachtvolle Ausstattungen. Das Ballyseede Castle liegt im Südwesten von Irland, inmitten einer spektakulären Landschaft. Das Schloss wurde in seiner heutigen Form 1721 für die Familie Fitzgerald, den Earls of Desmond, erbaut. Die Anfänge des unter Denkmalschutz stehenden Gebäudes gehen allerdings zurück ins Jahr 1590. Bis heute verzaubert die Anlage ihre Gäste mit hohen Säulen, efeuberankten Türmen und einem dreissig Hektar grossen Garten.
Das Interieur des Hotels mischt Schätze aus aller Welt mit modernem Luxus: Kandelaber aus dem Orient, Vasen aus China und stilvolle Möbel beleben die 23 Suiten mit Atmosphäre und Charakter. 
ballyseedecastle.com

Einzigartige Höhlensiedlung

[IMG 3] Das historische Apennin-Dorf Matera liegt im Süden Italiens und ist berühmt für seine Hunderte von Höhlen, die zu Wohnhäusern, Kirchen und Palästen umgebaut worden sind. Dieses Quartier heisst Sassi und gehört seit 1993 zum Unesco-Weltkulturerbe. Die ersten Menschen liessen sich hier bereits in der Stein- und Bronzezeit nieder, im Mittelalter gab es mehrere Klostergemeinschaften und später wurde die Gegend zu einem landwirtschaftlichen Zentrum. 
Das Gasthaus Sextantio Le Grotte della Civita befindet sich im ältesten Teil und besteht aus 18 Zimmern – einige davon sind über 160 Quadratmeter gross. Eine alte, sanft renovierte Kirche dient als Gemeinschaftsraum. Beim Ambiente gibt es keine Experimente: Tradition trifft auf schlichtes Design, getreu dem Motto: Weniger ist mehr.
sextantio.it

Hotelkonzepte

Die Hightech-Schmiede im Hotel

«Das Morgen» in Vitznau formt die Zukunft: Im Labor programmiert man Serviceroboter und testet sie im Restaurant. Im Multimediasaal werden Produkte auf höchstem Niveau präsentiert, und ein goldener Konzertsaal soll die Destination beleben.
Blanca Burri
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Der Hightech-Multimediaraum im «Das Morgen» ermöglicht Interaktionen zwischen Mensch und Technik.
Der Hightech-Multimediaraum im «Das Morgen» ermöglicht Interaktionen zwischen Mensch und Technik. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller

Wenige Meter von der Anlegestelle Vitznau am Vierwaldstättersee entfernt liegt das Hotel «Das Morgen», ein weiss leuchtender Flachdachbau auf vier Etagen. Beim Betreten der Lobby fallen als Erstes die Lehnstühle auf. Ihr Gelb leuchtet wie Synapsen des menschlichen Gehirns. An den Wänden sind denn auch Skizzen von Schädeln und glühenden Nervenströmen zu sehen. Das Neuro Campus Hotel «Das Morgen» hat sich der Forschung und Entwicklung verschrieben. 

In Zusammenarbeit mit der Rehabilitationsklinik für neurologische Erkrankungen Cereneo wird im «Das Morgen» nebst Tourismus auch Forschung im Bereich der Neurokulinarik betrieben. Man will unter anderem die Gastronomie neu denken. Statt aus einem Menü auszuwählen, soll der Gast künftig ein auf ihn persönlich zugeschnittenes Gericht bestellen können. Es soll nicht nur Komponenten enthalten, die ihm gut schmecken, sondern auch solche, die auf seine persönliche Genetik abgestimmt sind. Bis aber individualisiert verpflegt werden kann, werden noch ein paar Jahre vergehen. Die detaillierte und zeitintensive Grundlagenforschung ist Basis für das Gelingen. Und das ist aufwendig. [GALLERY 1]

Wir möchten den Aufenthalt unserer Gäste mit niederschwelligen Neuro-Inputs bereichern.
Silvan Sutter, Gastgeber Hotel «Das Morgen»

Finanziert wird die Forschung aus dem Fonds der Pühringer-Stiftung von Investor und Hotelbesitzer Peter Pühringer. Der Österreicher engagiert sich seit über 25 Jahren in der Forschung sowie der Aus- und Weiterbildung in den Kernbereichen Health und Wealth, Entrepreneurship und Hospitality. Dazu dienen unter dem Dach der Hospitality Visions Lake Lucerne AG nebst der Neurorehaklinik Cereneo auch Pühringers drei Hotels Campus Hotel Hertenstein, Park Hotel Vitznau und Neuro Campus Hotel. General Manager der Hospitality Visions Lake Lucerne AG ist Urs Langenegger. [GALLERY 2]

Hotelzimmer mit Entspannungscharakter
Bis die Neurogastronomie alltagstauglich ist, bleibt die Küchenorganisation im «Das Morgen» weiterhin klassisch. Die beiden Restaurants «Gestern» und «Heute» bieten traditionelle und internationale Gerichte an. Im Sommer wird die Küche auf der Rooftop-Terrasse inszeniert, mit Blick über den Vierwaldstättersee und auf den Bürgenstock.

Damit unter freiem Himmel alle 140 Hotelgäste Platz finden, gibt es zwei Services. Teilweise wird die Crew von den Servicerobotern Telli und Vitzi unterstützt. Sie sind ein Blickfang und regen die Gäste zu Diskussionen über die Alltagstauglichkeit der Robotik an. Eine grosse Hilfe sind die beiden Maschinen dem Servicepersonal allerdings noch nicht, wie der Fachbeitrag von Markus Arnold aufzeigt. Das Forschungsteam arbeitet derzeit an den nötigen Verbesserungen.

Das Hotel wurde in den 1970er-Jahren als Aparthotel erbaut und 2018 von der Pühringer Foundation Group gekauft. Die Renovation dauerte bis 2022, dazu kommen laufende Erweiterungsarbeiten mit Konzertsaal, Foyer und Forschungszentrum. Bisher wurden bis zu 80 Millionen Franken investiert. Im «Das Morgen» stehen 54 individuelle Gästezimmer mit insgesamt 140 Betten bereit. [GALLERY 3]

Helle, luftige Textilien erinnern an ein Yoga-Retreat. Kopf und Körper erholen sich. Animiert werden die Neuronen auch durch ein Glas Quellwasser, das auf Knopfdruck aus dem Steinbrunnen in jedem Zimmer sprudelt. Ein Morgenritual lädt ein, vor dem Frühstück Wasser zu trinken. Das aktiviere den Vagus-Nerv, erfährt der aufmerksame Gast. «Wir möchten den Aufenthalt unsere Gäste mit niederschwelligen Neuro-Inputs bereichern. Die Interessierten freuen sich darüber», erklärt Gastgeber Silvan Sutter. Der gebürtige Ostschweizer meint aber: «Leider nehmen nur etwa zehn Prozent der Gäste diese Inputs wahr.»   

Mit Konzerten und Events zum Ganzjahresbetrieb
Im ersten Betriebsjahr zählte «Das Morgen» 20 Prozent Seminar- und 80 Prozent Individualgäste aus der Schweiz und Europa, darunter viele Longstay- Gäste. Sie begleiten Angehörige, die sich im Partnerhotel Vitznau in die Reha begeben.

Im Konzertsaal und im Multimediaraum sollen 50 Veranstaltungen pro Jahr stattfinden.
Urs Langenegger, General Manager Hospitality Visions Lake Lucerne AG

Um die Bedürfnisse der Gäste in diesem unerwartet gut laufenden Segment zu bedienen, werden einige Zimmer mit Kitchenette ergänzt. Mit der bisherigen Auslastung ist Silvan Sutter zufrieden: «In den Sommermonaten lag die Auslastung der Zimmer wegen des guten Wetters zwischen 85 und 93 Prozent, übers ganze Jahr betrachtet bei 50 Prozent.» [GALLERY 4]

Visitenkarte

Hotelname: Das Morgen

Adresse: Seestrasse 75, 6354 Vitznau

Klassifikation: Klassiert als Swiss Lodge durch HotellerieSuisse

Baujahr: Als Aparthotel in den 1970er-Jahren erbaut, 2018 von der Pühringer Foundation Group erworben. Wiedereröffnung 2022 als Neuro Campus Hotel «Das Morgen». Die Gesamtkosten für Kauf, Renovation und Bau inklusive Konzertsaal und Foyer liegen bei 80 Millionen Franken.

Anzahl Zimmer: 54 Zimmer nach den Plänen von Architekt Paul Zimmermann & Partner in Vitznau. Die 140 Betten verteilen sich auf drei Etagen in den Kategorien Steady Space, Twin Steady Space, Studio Space, Crew Space für vier bis sechs Personen und Apartment Space.

Zimmerkosten: 200 bis 440 Franken

Auslastung: Im ersten Betriebsjahr lag die Auslastung in der Hauptreisezeit Juni bis August bei 85 bis 93 Prozent, im Jahresmittel bei 50 Prozent.

Besitzer: Die Pühringer Foundation Group von Investor Peter Pühringer. Zur Gruppe gehören auch das Park Hotel Vitznau und das Campus Hotel Hertenstein sowie die Rehaklinik Cereneo am Vierwaldstättersee.

Betriebsgesellschaft: Die Hospitality Visions Lake Lucerne AG führt alle Pühringer-Hotels in der Schweiz. General Manager ist Urs Langenegger. Gastgeber im «Das Morgen» ist Silvan Sutter.

Veranstaltungsräume: Kammermusiksaal mit 278 Plätzen, Hightech-Multimediaraum mit 20 Beamern, acht weitere Seminarräume mit 30 bis 80 Quadratmetern Fläche sowie Co-Working-Spaces und drei Schulungsküchen
dasmorgen.ch

Um das Wachstum voranzutreiben, will «Das Morgen» den Ganzjahresbetrieb ausbauen. Dazu verhelfen sollen die im Februar eröffneten Eventräume, allen voran der prunkvolle Konzertsaal für Kammermusik. Wertvoll wie ein Kristall liegt er als Klanguniversum achtzehn Meter tief im Boden. Die Wände schimmern golden. Sie sind mit Messingblättern im Schlagmetallverfahren bezogen.

Darüber hängt der nächtliche Vitznauer Sternenhimmel in jener Konstellation, wie sie am 1. August zu sehen ist. Der imposanten Architektur übergeordnet ist die Akustik, erarbeitet durch die holländische Firma Peutz BV.

Der Saal hat den Anspruch, der beste für Kammermusik zu sein. Je nach Orchesterbesetzung werden Wand-Paneele geöffnet oder geschlossen, um auf die Akustik Einfluss zu nehmen. Bereits wenige Monate nach dessen Eröffnung bestehen Partnerschaften mit dem Swiss Alps Classics, den Rigi Musiktagen und dem Stradivari-Fest Gersau. «Mittelfristig sollen 50 Veranstaltungen pro Jahr im Konzertsaal und im Multimediaraum stattfinden», so Urs Langenegger.  

In 40 Minuten vom Konzert- zum Festsaal
Der Saalboden des Konzertsaals kann automatisch auf Bühnenhöhe gebracht werden. Die Textilsitze sind mit Rollen ausgestattet und können dadurch einfach ins Lager geschoben werden. Im Gegenzug werden bereits gedeckte runde Tische in den Saal gestossen. In nur 40 Minuten wird so ein Festsaal für ein Galadinner mit 120 Personen. Die Gäste geniessen in der Zwischenzeit ein Apéro im Foyer.

Langenegger setzt grosse Hoffnungen ins Foyer. Durch dessen Grösse von 270 Quadratmetern und zwei Galerien sowie modernste Technik sind viele Nutzungsarten möglich: von der Produktpräsentation bis zum Teambuilding-Anlass. Mit 20 Beamern wird beispielsweise die Landschaft des Vierwaldstättersees auf den Boden und die Wände projiziert. Wandert man über den See, entstehen Wellen, der Wind rauscht, und das Geschrei der Möwen lässt einen glauben, direkt am Ufer des Sees zu weilen.

Ein Champagnerproduzent sei von der interaktiven Karte begeistert, berichtet Gastgeber Silvan Sutter. Er möchte in Vitznau seine Produktpräsentation durchführen und dafür eine begehbare Landschaft seines Rebbergs produzieren lassen, die Vitznau-Crew unterstützt ihn dabei – Forschung und Entwicklung in allen Bereichen.


Fachbeitrag von Markus Arnold

Die Grenzen der Robotik austesten und daraus lernen

Das Hotel «Das Morgen» ist sozusagen die Versuchs-, Test- und Präsentationsumgebung des Neuro Culinary Center, immer darauf bedacht, Innovationen zu fördern, welche Mehrwert für Gäste und Betreiber schaffen. Dabei sind Digitalisierung und Automatisierung ein Schlüssel für viele Optimierungen. Die Innovationen und Weiterentwicklungen sollen für den Gast erlebbar sein. Das ist sehr spannend für die Gäste, da sie hautnah erfahren, mit welchen Innovationen sich das Center beschäftigt und in welche Richtung sich Gastronomie und Hotellerie weiterentwickeln.

Robotik im Hotel «Das Morgen» testen
Eines der laufenden Projekte ist die Einführung von Robotik in der Gastronomie als Prozessoptimierung zur Unterstützung des Personals beim Service und beim Abräumen. Das Projekt heisst Open Shuttles und zeigt die Fortschritte der automatisierten Transporte in verschiedenen Umgebungen. Während solche in Lager- und Umschlagplätzen bereits Anwendung finden, sind die Interaktion und die Unterstützung im Bereich von Gästen und Mitarbeitenden noch kaum sichtbar. Die Open Shuttles machen diese Fortschritte erlebbar und zeigen auf, wie sie die Servicemitarbeitenden unterstützen und das Gästeerlebnis um eine Komponente erweitern können.

Komplexe und repetitive Aufgaben
Diese autonomen Roboter übernehmen einfache Transporte und führen komplexere Aufgaben aus. Beispielsweise laden sie Tabletts auf die Tische und räumen sie dann auch wieder ab. Repetitive Aufgaben werden also von den beiden Robotern ausgeführt. Da auch die Bestellungen digital erfolgen, bleibt den Servicemitarbeitenden wieder mehr Zeit für den persönlichen Gästekontakt.

Die beiden Roboter, die im Hotel eingesetzt werden, sollen als neue Teammitglieder angesehen werden. Kinder der 1. und 2. Klasse von Vitznau tauften sie bei einem Besuch im Hotel auf die Namen Vitzi und Telli. Vitzi, nach der Ortschaft Vitznau benannt, sei der erste Roboter des Ortes. Telli hingegen sei der verlässlichste Tellerbringer vom Dienst. Er sei allzeit bereit, die Gäste auf eine futuristische Weise zu bedienen, begründeten die Schulkinder bei der Bekanntgabe der Namen.

Herausforderungen bei der Umsetzung
Als Pionier und Innovator setzt sich das Neuro Culinary Center mit Neuem auseinander. Darunter fallen Abläufe, die es für die Gastronomie so noch nicht gab. Manchmal waren sie einfach auch noch nicht ausgereift. Die Entwicklung und die Umsetzung setzen viel Vorstellungsvermögen, Flexibilität und Durchhaltewillen voraus. Bevor die Digitalisierung und die Robotik im Projektverlauf überhaupt zum Einsatz kommen, müssen die zukünftig gewünschten Abläufe theoretisch und praktisch durchdacht werden. Es ist oft nicht einfach, von Anfang an in der finalen Lösung zu denken. Die Technologie funktioniert bei verschiedenen Szenarien unkorrekt und nicht zuverlässig. Das braucht Geduld und Durchhaltever­mögen.

Erkenntnisse aus dem noch laufenden Projekt
Die zwei Roboter Vitzi und Telli von Open Shuttles sind richtige Eyecatcher. Für viele Gäste ist es ein neues Erlebnis, von Robotern bedient zu werden. Viele bekunden grosses Interesse, daraus entstehen interessante Gespräche rund um die Robotik, mit vielfältigen Anregungen für die Gastronomie der Zukunft. Nur wer etwas wagt und mit den Gästen in intensivem Austausch steht, bekommt ein Gespür für die künftigen Bedürfnisse der Gäste. Das Neuro Culinary Center sammelt diese Erkenntnisse und lässt sie in die Entwicklung der Roboter einfliessen.

Gerade zu Beginn – bis die Prozesse wie gewünscht und stabil laufen –, sind Anpassungen und Optimierungen meist nur begrenzt spürbar. Die Einführung eines Roboters bedeutet für das Gastroteam also recht viel Mehraufwand. Man muss sich an das neue «Teammitglied» und dessen Möglichkeit für Unterstützung und Funktionalität erst gewöhnen.Durch die Einsätze im Daily Business gewinnt das Neuro Culinary Center viele Erkenntnisse in Bezug auf den sinnvollen und nutzbringenden Einsatz von Robotik in der Gastronomie: In welchen Abläufen oder Bereichen schaffen die Open Shuttles einen Mehrwert? Wo nicht? Das ist wichtig für die zukünftigen Projekte in unseren weiteren Hotel- und Gastronomiebetrieben.

Gut durch den Change-Prozess pilotieren
Die Digitalisierung und Automatisierung muss gut pilotiert sein. Dabei betreten einige Mitarbeitende Neuland und vielleicht auch «Glatteis», denn es braucht ein Umdenken, um die bekannten, verinnerlichten und bewährten Abläufe zu hinterfragen und anzupassen. Wenn die Mitarbeitenden in den ganzen Projektverlauf eingebunden sind, kommt es zu Akzeptanz und Freude, auf die Veränderungen einzugehen.


ANDERE HOTELS MIT DEM THEMA Digitalisierung

Drei-Sterne-Zimmer und ein lebendiges Forschungslabor

Die Hotelfachschule Thun ist bekannt für Innovation, Fortschritt und Vision. Das The Lab Hotel auf dem Campus ist für die Studierenden eine Innovationsplattform und ein Lernort und bietet Gästen Service und Erholung. Neben neuen Hotelzimmern, Serviced Apartments und Work Spaces bilden die sogenannten Lab Rooms das Herzstück vom The Lab Hotel und ist die Schnittstellen zwischen Hotellerie, Branche und Bildung. Studierende erhalten somit nebst Unterricht und Praktika einen dritten Lernort, wo sie das im Unterricht Erlernte direkt in der Praxis anwenden und eigene Konzepte umsetzen können. Trends, neue Technologien und Ideen aus Hotellerie und Gastronomie werden mit Branchenpartnern ausprobiert. Das Konzept des The Lab Hotel der Hotelfachschule Thun ist im DACH-Raum einzigartig.

thelabhotel.ch

Hier wird am Hotel der Zukunft geforscht

Wie sieht das Hotel der Zukunft aus? Dieser Frage gehen Wissenschaftler am deutschen Fraunhofer-Institut für Arbeitswirtschaft und Organisation (IAO) im Rahmen des Innovationsnetzwerks «FutureHotel» gemeinsam mit Partnern aus der Hotelbranche nach. Die Verbundpartner erforschen zentrale Fragestellungen und entwerfen Konzepte und Lösungen für das Hotel der Zukunft. Der Showcase «FutureHotel» in Duisburg bietet die einzigartige Möglichkeit, theoretische Forschung mit einem realen Testfeld zu verbinden. Kinowerbung in der Hotellobby mit hinterlegtem QR-Code für die Kartenbestellung, ein Panoramafenster, dass sich zu einem Touchdisplay umfunktionieren lässt, oder ein schwingendes Bett, das die Gäste in den Schlaf wiegt – diese und andere Innovationen werden im «FutureHotel» erprobt und evaluiert. 

futurehotel.de

Die Hotellerie 2060 – möglich ist alles

Der amerikanische Zukunftsforscher James Canton hat bereits 2017 in Zusammenarbeit mit dem Portal Hotels.com mögliche Szenarien für die Hotellerie im Jahr 2060 entwickelt. So stehen in nicht allzuferner Zukunft in Hotelzimmern 3D-Drucker bereit, damit sich die Gäste sowohl Kleidung als auch Hygieneartikel selbst herstellen können. Einschlafprobleme gibt es 2060 nicht mehr. Die Hotelbetten der Zukunft das Träumen in eine bestimmte Richtung lenken. Dank Neurotechnologie kann der Gast seine Träume bestellen. Man stellt vor dem Schlafengehen einfach das gewünschte Programm ein – von Relaxen bis Action - und geht zu Bett. Am Folgetag erhält man dank DNA-Analyse die richtige Spa-Anwendung, bevor man sich empfiehlt dir die richtige Spa-Anwendung. Bezahlt wird per Fingerabdruck.

globalfuturist.com

Hotelkonzepte

Weniger ist mehr – speziell für die Generationen Y und Z

Stylish, unkompliziert und schlank im Preis: So stellen sich junge Gäste heute das ideale Hotel vor. Service nach Wunsch und individuell, sonst alles reduziert und digital – so wie in der Revier Mountain Lodge in Adelboden.
Christine Zwygart
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Zimmer Smart Cabine Revier Hotel
Ein Bett mit Aussicht. In der Smart Cabine verschmelzen dank der grossen Fenster das Drinnen und das Draussen.
Ein Bett mit Aussicht. In der Smart Cabine verschmelzen dank der grossen Fenster das Drinnen und das Draussen. image : Susanne Keller
image : Susanne Keller
Stoos Lodge
image : Beat Brechbühl
image : Beat Brechbühl
Das erste Hotel der Marke Urban Nature
image : Arne Nagel
image : Arne Nagel
Hotel My Tirol
image : My Tirol
image : My Tirol

Der Fuchs ist hier Programm. Und bereits in Aktion, bevor der Gast in der Revier Mountain Lodge in Adelboden eintrifft: Foxy heisst der virtuelle Assistent, der beim Öffnen der Website aufploppt und fragt: «Wie kann ich Ihnen helfen?» Dargestellt ist das Tierchen mit einer stilisierten Zeichnung, die zugleich das Logo der Hotelkette bildet. Wer hier übernachten möchte, bucht am besten online und wählt direkt aus, welche Dienstleistungen zum Package dazugehören sollen. Das Frühstück und das Abendessen im Hotel einnehmen oder lieber irgendwo mit einem Lunchpaket unterwegs sein? Muss das Zimmer jeden Tag aufgeräumt werden? Und ist ein Parkplatz nötig?

Viele Gäste besuchen die Region, um zu biken oder zu wandern – das Hotel ist für sie zweitrangig.
Till Dossenbach, Gastgeber in der Revier Mountain Lodge, Adelboden

Bezahlt wird nur, was man wirklich braucht. Somit bleiben die Preise schlank – was das Angebot attraktiv macht. Kurz vor der Abreise erhalten die Gäste eine E-Mail, damit sie direkt online einchecken können. Der Zugangscode für das Zimmer kommt anschliessend per SMS, Karten oder Schlüssel gibt es keine. Natürlich ist es auch möglich, die Formalitäten direkt vor Ort zu erledigen. Allerdings auch hier an einem Computer im Eingangsbereich, denn eine Réception sucht man im Hotel vergebens. [RELATED]

Chief, Mover und Gang-Member
Der grosse, freundliche Holzbau steht mitten im Dorf Adelboden und ist clever in den Hang hineingebaut. So befindet sich der Eingang in der vierten Etage, nach unten und oben erstrecken sich dann jeweils vier Stockwerke. Auf den einen oder anderen Automobilisten wartet hier ganz bestimmt eine Premiere – denn in die Tiefgarage gelangt man nur über einen Autolift.

Zurück im Eingangsbereich – die Wände der Gänge sind alle in Schwarz gehalten –, kommt man sich tatsächlich ein bisschen vor wie in einem Fuchsbau. Und das Maskottchen Foxy begrüsst die Gäste gleich selber als Illustration neben dem Check-in-Terminal.

[GALLERY 1]

Visitenkarte
Hotelname: Revier Mountain Lodge

Ort: Dorfstrasse 37, 3715 Adelboden

Klassifikation: Klassiert als Swiss Lodge durch HotellerieSuisse

Baujahr: 2019/2020 erbaut und im Juni 2020 eröffnet. Der neunstöckige Holzbau steht mitten im Dorf, dort wo früher das Hotel Alpenrose war.

Anzahl Zimmer: 86 von lokalen Schreinern hergestellte Vollholzzimmer mit grossen Panoramafenstern. Die 188 Betten verteilen sich auf verschiedene Kategorien: Smart Cabin, XL Cabin, Family Cabin und Roof Cabin.

Zimmerkosten: Ab 120 bis maximal 280 Franken – die Preisstruktur ist dynamisch.

Auslastung: An den Wochenenden und in der Ferienzeit ist das Hotel meistens zu 100 Prozent ausgelastet, unter der Woche zu 20 bis 30 Prozent.

Zielgruppe: Generation Y und Z sowie alle Junggebliebenen

Restaurant: Im Revier-Restaurant gibt es als Spezialität Fleisch vom Josper-Grill und eine grosse Bierkarte.

Chief vor Ort: Till Dossenbach

Partnerhotels: Revier Lenzerheide GR, Revier Montafon (Österreich), Revier Dubai (Vereinigte Arabische Emirate)

Besitzer: Die Revier-Hotels gehören zur Schweizer Revier Hospitality Group, einer gemeinsamen Managementgesellschaft der beiden Marken Privà und Revier.

Till Dossenbach ist der Gastgeber im Revier, er führt das Hotel und wird hier Chief genannt. Sein Stellvertreter ist der Mover, und die Mitarbeitenden heissen Gang-Member. «Da unsere Gäste selbstständig einchecken und ankommen, bin ich sicher immer morgens und abends im Restaurant, um sie willkommen zu heissen», erklärt der Chief. Zur Zielgruppe des Hotels gehören vorderhand die Generationen Y und Z – also 40-Jährige und jünger –, aber auch Junggebliebene. «Viele entscheiden sich für einen Aufenthalt mit Biken, Wandern oder Skifahren in der Region und suchen anschliessend ein Hotel», sagt Till Dossenbach. Die Aktivität ist somit der Auslöser für die Reise, die Unterkunft daher eher zweitrangig.

Werben an Festivals und Events
Nach dieser New-Generation-Idee richtet sich auch das Konzept der Revier Mountain Lodge: In den Zimmern gibt es keinen unnötigen Schnickschnack, keine Telefone oder Hotelmappen, keine Schränke oder Kleiderbügel, sondern ein bequemes Bett, Haken an den Wänden und ein Regal, dazu einen TV mit den gängigen Streamingdiensten. «Auch beim Marketing schneiden wir alte Zöpfe ab», so Gastgeber Dossenbach. Prospekte liegen keine herum, stattdessen ist das Hotel aktiv auf den Social-Media-Kanälen, arbeitet mit Influencern zusammen und bewirbt sein Angebot an Festivals und Events, die das Zielpublikum gerne besucht. Bei den 86 Zimmern werden vier verschiedene Grössen unterschieden. Sie wurden alle aus Fichtenholz-Modulen gezimmert und zu einem grossen Teil von einheimischen Handwerkern erstellt. Und dann erst diese Aussicht … In der Smart Cabine, der kleinsten Kategorie, nimmt das Bett den ganzen Raum vor dem wandhohen Fenster ein. Die Bergwelt liegt den Gästen zu Füssen – selbst wenn man sich am Morgen gerne noch etwas länger in die Daunen kuschelt. Unweigerlich entsteht im Kopf wieder das Bild des Fuchsbaus, gemütlich eingepackt und umgeben von wohliger Wärme.

Das Hotel hat mitten in der Corona-Zeit eröffnet, im Sommer 2020. Kein Wunder also, stammten damals 82 Prozent der Gäste aus der Schweiz. Heute sind die Betten während der Wochenenden meistens ausgebucht, unter der Woche ist hingegen mit 20 bis 30 Prozent Auslastung noch Luft nach oben. Wobei der Winter besser läuft als der Sommer. «Wir möchten vermehrt mit Reisegruppen aus dem Ausland zusammenarbeiten», erklärt Till Dossenbach.

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Flexible Strukturen und Mitarbeitende
Als Herzstück des Hotels gilt der Gastronomiebereich mit der Bar, dem Restaurant samt offener Küche, einer Sonnenterrasse und einem Multifunktionsraum – dem sogenannten Fuchsbau. In diesem Bereich ist Meister Reineke allgegenwärtig, sei es als Gemälde an der Wand oder als pelzige Skulptur in einem Holzstrunk. Wer nach einem Tag auf dem Bike oder den Ski hungrig zurückkehrt, findet hier Fleischspezialitäten vom Holzofengrill, aber auch vegetarische und vegane Gerichte. Statt Cola und Fanta werden Getränke von Fritz-Kola serviert, und ein spezielles Augenmerk gilt der umfangreichen Bierkarte: «Andere Betriebe verfügen über eine riesige Weinauswahl, wir machen das Gleiche mit Bier», sagt Chief Dossenbach.

Das kommt beim Publikum an, ebenso die Livemusik, die regelmässig ins Programm gehört. Den Abend gemeinsam ausklingen lassen, etwas essen, sich austauschen. Für das Wohl der Gäste sorgen insgesamt 16 Mitarbeitende; deutlich weniger als in Hotels von vergleichbarer Grösse. Und das ist nur möglich, weil alle überall mit anpacken. «Wir haben ausser bei den Köchen keine fixen Rollenverteilungen», sagt Dossenbach dazu. Das Housekeeping hilft am Abend beim Tischdecken, dafür erhalten sie an Tagen mit grossem Wechsel auch Unterstützung vom Serviceteam. In so einem flexiblen Umfeld zu arbeiten, sei spannend und bereichernd. «Dafür nehmen wir es nicht so genau mit Formalitäten, wenn mal ein Teller von der falschen Seite serviert wird. Das Wichtigste ist, dass sich der Gast bei uns wohlfühlt.» Arbeitspläne, Rezeptsammlung, Ferienwünsche – das alles wird hier papierlos organisiert. Dazu gibts Apps, Bilder zeigen, wie das Frühstücksbuffet (inklusive der vollautomatischen Rühreier-Maschine) aussehen soll oder welche Fundgegenstände in den Zimmern zurückgelassen worden sind.

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Vom digitalen zum analogen Fuchs
Der Chief ist zufrieden, dass er trotz Fachkräftemangel sein Team beisammen hat – und nur wenig Wechsel verzeichnet. Das hat sicher damit zu tun, dass Till Dossenbach den Mitarbeitenden beim Suchen einer Wohnung oder eines Zimmers behilflich ist. Und dass er beim Anstellungsgespräch ganz ehrlich Auskunft gibt: «Hier oben wird niemand glücklich, der grosse Shoppingcenter mag …» Und was gerade für junge Mitarbeitende attraktiv ist: Für insgesamt dreieinhalb Monate bleibt das Hotel im Frühling und im Herbst zu, und trotzdem wird oft mit unbefristeten Arbeitsverhältnissen gearbeitet.

Speziell in Adelboden ist, dass rund 70 Prozent der Arbeiten für denHotelbau im Talvergeben worden sind.
Daniel Renggli, CEO Revier Hospitality Group AG

«One more night», frohlockt ein aufgemalter Spruch im schwarz gestrichenen Gang neben Zimmertüre 816. Oder «Say yes to new adventure» bei der 817. Doch irgendwann kommt immer die Zeit zum Gehen. Es braucht kein Auschecken, kein Schlüsselabgeben – die Formalitäten sind längst online erledigt. Wen es bei der Ankunft vielleicht noch komisch anmutete, dass es so gar keine Réception und Anlaufstelle gibt, der hat sicher längst gemerkt: Alle Mitarbeitenden hier stehen den Gästen mit Tipps und guten Ideen zur Seite, helfen bei Problemen und geben dem digitalen Füchslein ein analoges Gesicht. Somit ist die Réception im ganzen Haus, die Gastfreundschaft an jedem Tisch und in jedem Gespräch.

Auf Expansionskurs
Die Revier Mountain Lodge in Adelboden gehört zur Revier Hospitality Group AG, die drei weitere Hotels in Lenzerheide im Kanton Graubünden, im österreichischen Montafon und in Dubai betreibt. Die allesamt neu erstellten Gebäude beziehen ihren Energiebedarf aus natürlichen Ressourcen (Wasserkraft sowie Fernwärme), es kommen auch immer mehr Fotovoltaikanlagen dazu. «Speziell in Adelboden ist, dass rund 70 Prozent des Hotelbaus innerhalb der Talschaft vergeben wurden», sagt CEO Daniel Renggli. In den kommenden Jahren sind weitere Standorte geplant, bei den meisten laufen gerade die Vorbereitungen oder Bewilligungsverfahren. «Momentan ist in Saas-Fee ein Hotel im Bau, das im Dezember 2024 eröffnet wird.» Und welche Geldgeber stecken dahinter? Dazu sagt Daniel Renggli: «Wir sind eine 100%-Tochtergesellschaft der Fortimo Group.» Dieses Immobilien-Unternehmen aus St. Gallen wird von den Familien Remo und Philipp Bienz geführt.


Modernes Design trifft auf Bergdorf

[IMG 2]Mit der Eröffnung der Stoos Lodge am 15. Dezember 2022 trifft ein modernes New-Generation-Hotel auf ein traditionelles Bergdorf im Kanton Schwyz. Mitten in einem Naturparadies und direkt neben der Weltrekordbahn werden in 101 Zimmern Gäste begrüsst. Das Konzept ist simpel: In der Lodge bekommt man alles, was man wünscht, und bezahlt nur das, was man wirklich braucht. Ob Frühstück, Zimmerreinigung oder Kinderbetreuung, jeder Gast kann den Aufenthalt nach seinen persönlichen Bedürfnissen individuell zusammenstellen. Die ganze Customer Journey ist zudem stark digitalisiert. Von der Buchung über das Self-Check-in und -Check-out beim Hoteleingang bis zum digitalen Zimmerschlüssel auf dem Smartphone. Ein Infopoint ersetzt die klassische Hotelréception und dient als zentrale Anlaufstelle.

stoos-hotels.ch 

Das Beste ausStadt und Land

[IMG 3]Das erste Hotel der Marke Urban Nature liegt in St. Peter-Ording an der Nordseeküste (D); die Lichter Helgolands glänzen wie die Skyline von New York in der Ferne. Es ist ein Ort der Kontraste, der Fantasie und des Träumens. Stadt und Land, Community und Cocooning, Selbstdarstellung und Geborgenheit: «Urban Nature» positioniert sich als polarisierender Lebensraum für moderne Nomaden mit einem urbanen Lebensgefühl. Hier kann von der Backpackerin bis zum neoökologischen Hipster jeder und jede selbst wählen, wie viel Stadt und wie viel Natur er oder sie will. In 91 Zimmern, davon 14 Suiten, vereint das Hotel das Beste aus beiden Welten: das Praktische der City und die Gelassenheit der Natur. Ziel ist es, die Gäste mit positiven Vibes zu feiern und sie über einen kreativen Austausch zu Weggefährten zu machen.

urban-nature.de

Gediegen mit Spa und Gaming-Zone

[IMG 4]Nach dem Wandern oder Biken einen Gang runterschalten: Im Hotel My Tirol in österreichischen Biberwier lässt sich nach einem Tag voller Aktivitäten wunderbar entspannen: im Liegestuhl oder im Pool, in der Sauna oder mit einem kulinarischen Verwöhnprogramm, im hauseigenen Kino oder in der Gaming-Zone. «My Tirol» – das bedeutet einen locker-lässigen Aufenthalt auf 1000 Metern über Meer, die Zugspitze in Sichtweite. Ob es um sportliche Ambitionen, um Zeit mit Freunden und Familie oder um ein entspanntes Relaxwochenende zu zweit geht – das Hotel verbindet Bergerlebnisse mit urbanem Wohn-Style in gut 80 Zimmern. Der Mittelpunkt des Hauses ist die gemütliche Hotelbar My Platzl, wo sich die Gäste gerne in chilliger Atmosphäre treffen, Tipps austauschen und so richtig abschalten können. 

mytirol.com

Hotelkonzepte

5-Sterne-Luxus für hedonistische Gäste

Das «Five Zurich» definiert Luxus anders: Die Gäste sollen feiern und eine gute Zeit haben können. Bei klarem Profil entspricht das Luxus-Lifestylehotel vielfältigen Gästebedürfnissen.
Abt Ueli
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Five Hotel
Stars aus Rock und Pop logierten hier, Abba, Freddie Mercury, Elton John und später auch Rihanna. Heute zeigt das Hotel Five diese und andere Musiklegenden auf analogen Fotos und Wandgemälden.
Stars aus Rock und Pop logierten hier, Abba, Freddie Mercury, Elton John und später auch Rihanna. Heute zeigt das Hotel Five diese und andere Musiklegenden auf analogen Fotos und Wandgemälden.

Jung, wild und sexy – so präsentiert sich das «Five» im Hotelmarketing. Und auch im Haus spielt das eine oder andere Detail darauf an. Cocktails in der lang gezogenen, schillernden Penthouse-Bar im Dachgeschoss heissen zum Beispiel «Dancing Geisha» oder «Naked Pornstar». In den Hotelzimmern liegt das Fotobuch «Nude in Nature» mit 23 vom Fashion-Fotografen Stefan Imielski abgelichteten Schönheiten auf dem Sideboard. Eines der Restaurants heisst «Maiden Shanghai». Maiden – junge Schönheit, Jungfer, junge Frau. [RELATED]

Die Website des Partyhotels und die hochformatigen Displays im Haus zeigen denn auch anscheinend ungebundene junge Frauen, in Grüppchen unter ihresgleichen feiernd oder allein. Bilder von Pärchen im Pool oder beim Radfahren, wie sonst bei anderen Hotelauftritten, verwendet das «Five» kaum. Und dann gibt es noch die genderfreie «We dont care»-Toilette, die allen offen steht, also auch Paaren und anderen Unzertrennlichen in einer ausgelassenen Partynacht.

Auch ein Familienhotel
An einem Freitagnachmittag im Februar ist in den unteren Hotelgeschossen noch nichts zu spüren vom ausgelassenen Partyleben im Hotel. In einer Bar im ersten Stock trifft sich eine deutsche Familie zu Kaffee und Tee. Ein vielleicht eineinhalbjähriges Kind rennt in der fast leeren Bar umher. Unten in der Lobby kommt gerade eine Familie, vielleicht aus Indien oder dem Mittleren Osten stammend, mit ihren halbwüchsigen Kindern nach dem Spaziergang oder Stadtbesuch zum Haupteingang herein. Neben dem Feuer im Glaszylinder-Cheminée sitzt eine Mutter. Ihr Sohn spielt auf dem Notebook Schach. Es läuft Electropop mit entspannten 100 oder 109 Beats pro Minute.

General Manager Markus Rapatz will denn auch das Zielpublikum nicht auf eine bestimmte Altersgruppe eingrenzen. Viele Gäste stammen aus der Schweiz selbst, aus Deutschland und England, aber auch aus dem Mittleren Osten. Ob Leisure- oder Business-­Gäste – das «Five» richtet sich an beide Gruppen. «Wir definieren Luxus anders», sagt Rapatz. «Wir glauben, dass der Luxus darin besteht, die Zeit optimal zu verbringen.» Und somit scheint klar: Das «Five» richtet sich an alle, die sich davon angesprochen fühlen.

Lobby feiert Rock- und Popgrössen
«Tune in», wie der Eingangsbereich heisst, macht die Geschichte des Hauses sichtbar. Gebaut wurde es Ende der 60er-Jahre als Hotel Atlantis mit ypsilonförmigem Grundriss. Stars aus Rock und Pop logierten hier, Abba, Freddie Mercury, Elton John und später auch Rihanna. Heute zeigt das Hotel diese und andere Musiklegenden auf analogen Fotos und Wandgemälden. Die LED-Lampen leuchten in Nostalgiemikrofongehäusen. LP-Hüllen zeigen Stevie Wonder und Michael Jackson.

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Vor dem Hoteleingang spürt man mit einer Metallskulptur des Ostschweizer Kunstschmids Franz Koster die Schweiz: Ein Strauss von 14 Meter hohen Alphörnern durchbricht das Vordach und ragt bis zur Terrasse des «Maiden Shanghai» hinauf. Überhaupt spielen die Terrassen eine wichtige Rolle, haben die Restaurants doch so die Möglichkeit, bei entsprechendem Wetter zahlreiche Plätze unter freiem Himmel anzubieten. Gegen Osten geniessen die Gäste den Panoramablick auf die Stadt. Auf dem Rundgang durchs Haus hebt Rapatz mehrmals den schönen Stadtblick hervor.

Wir definieren Luxus anders.
Markus Rapatz, General Manager«Five Zurich»

Auch wenn Nightlife und Party im «Five» im Zentrum stehen – ein klassisches Wellnessangebot hat das Hotel ebenfalls. Und es gibt den «Social Pool»: Am Becken hangwärts legt im Sommer ein DJ auf, es gibt Fleisch vom Grill, Drinks auf Tischchen im Wasser und einen Jacuzzi. Mit anderen Worten: Schwimmen steht beim Social Pool nicht im Vordergrund. Dieser dürfte Gäste, die in Ruhe ein Buch lesen wollen, weniger ansprechen. Externe Tagesgäste sind laut Rapatz willkommen. Die Preise der Tagestickets publiziert das Hotel online.

Für viele Gäste scheint der Social Pool noch die grössere Attraktion zu sein als die tolle Aussicht auf Zürich. Mindestens sollen dem Vernehmen nach die Zimmer zum Pool hin noch beliebter sein als jene mit Stadtblick.

[GALLERY 2]

Visitenkarte
Hotelname: Five Zurich

Ort: Döltschiweg 234, 8055 Zürich

Klassifikation: 5-Sterne-Superior

Baujahr: 1968–1970 gebaut als Hotel Atlantis von den Architekten Hans und Annemarie Hubacher

Anzahl Zimmer: 45 luxuriöse Suiten, 42 Lifestyle-Zimmer in Suitengrösse, Erweiterungsbau geplant mit 62 Zimmern (Amazing Rooms)

Zimmerkosten: 200 bis 3000 Franken pro Nacht

Auslastung: seit der Eröffnung Ende Juni 2022 durchschnittlich 67 Prozent

Zielgruppe: Leisure-Gäste und Business, Schweizer Kundschaft 37 Prozent

Seminare und Bankette: Seminare bis 160 Personen, Bankette bis 150 Personen

Weitere Leistungen: Restaurants: Maiden Shanghai (Chinesisch), Soul St. (Streetfood), The Vault (Weinbar und Zigarren-Lounge), The Penthouse Restaurant (Japanisch); Lounge, Bar und Club, After-Hours, Bathroom-Bar, Refive-Spa mit Indoorpool und Outdoor-Social-Pool

General Manager: Markus Rapatz

Besitzer: Five Holdings 

Interior Design für Instagram optimiert

Externe Gäste sind auch an den Partys im Club Penthouse willkommen. Penthouse: Vor Jahren hatte der Emir von Katar hier seine private Attikawohnung mit separatem Eingang, den das Hotel heute als VIP-Zugang zum Club nutzt. Hier und in anderen Restaurants des Hauses haben Innenarchitekten ein Interieur geschaffen, das Gästen zahlreiche Sujets für Instagram bieten soll. So passiert man etwa auf dem Weg zur Toilette und zur Bathroom-Bar eine Reihe von schwarzen Figuren mit neonblauen und -violetten Umrisslinien, die an eine James-Bond-Eingangssequenz denken lassen. In der Penthouse Lounge, wo es sich bei Clubsound speisen lässt, laufen Lichter im Takt der Musik über die Decke.

Zu den weiteren Instagram-Spots im Hotel gehören auch der bemalte Haupteingang des Hotels, die Wände des Soul-Food-Restaurants Soul St., die rote Telefonzelle mit Unterschriften aller berühmten DJs, die im Penthouse aufgelegt haben. «Die Gäste aus aller Welt erstellen spontan Inhalte auf all ihren Social-Media-Kanälen, so auch auf Tiktok», sagt Rapatz.

Die Restaurants im Hotel haben klare Themen – Japanisch, Chinesisch oder Streetfood. Fusion lautet allerdings das kulinarische Prinzip. Im japanischen «Penthouse» gibt es French Fries und Mashed Potato, im chinesischen «Maiden Shanghai» Wagyu Beef und Black Angus Rib Eye. Für Gäste, die sich eine Delikatesse gönnen wollen, steht Beluga-, Golden-Amur- und Imperial-Oscietra-Kaviar – 30, 50 oder 100 Gramm – auf der digitalen Speisekarte.

Club samstags am besten besucht
Auch vom Club aus haben Partygänger Aussicht auf die nächtliche Zürcher Skyline. Dieser bleibt an jenem Freitag am Februar kurzfristig geschlossen. An solchen Tagen und unter der Woche findet die Party in der Lounge statt, wo es an der langen Bar mindestens gleich beim DJ-Pult etwas Platz zum Tanzen gibt. Die meisten Gäste kommen jeweils samstags, weiss General Manager Markus Rapatz.

Die meisten Clubgäste kommen samstags.
Markus Rapatz, General Manager«Five Zurich»

Die Bildsprache des Hotelmarketings stimmt: Das Publikum in der Bar besteht in dieser Nacht schwerpunktmässig aus Grüppchen von jungen Frauen. Männer zahlen 30 Franken Eintritt, Frauen nichts.

Doch selbst in einem Luxus-Lifestyle-Hotel sollen Gäste im Zimmer auch dann Ruhe finden, wenn die Party noch in vollem Gange ist. Deswegen sorgt ein spezielles bauliches Raum-im-Raum-Konzept dafür, dass die 92 Dezibel im Club auf den Zimmeretagen praktisch unhörbar sind.

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Und auch sonst sollen die Zimmer nicht ein Teil der Partyzone sein: Wer eincheckt, unterschreibt eine Erklärung, dass Rauchen in den Zimmern nicht erlaubt ist und dass andernfalls Reinigungskosten anfallen. Mit der Bathroom-Bar und der Cigar Lounge haben Hotelgäste im «Five» allerdings Möglichkeiten, in Innenräumen zu rauchen. Denn auch in dieser Hinsicht ist das Hotel niederschwellig und offen für alle: Ob Gäste Raucher oder Nichtraucher sind, spielt keine Rolle.


Andere Hotels mit dem Thema Musik und Party

Nhow Berlin: Gitarre aufs Zimmer

Das Nhow Berlin Hotel liegt an der Spree im Viertel Friedrichshain und in der Nähe von Bars, Cafés, Restaurants, Geschäften und Clubs. Die Nhow Music Night mit Newcomer-Konzerten findet an jedem ersten Samstag im Monat statt. Internationale Künstler stellen zudem im Hotel ihre Werke aus. Des Weiteren gibt es im Hotel ein eigenes Tonstudio. Der 24-Stunden-Zimmerservice liefert auf Wunsch Gitarren, Keyboards und Bluetooth-Lautsprecher.

Der New Yorker Designer Karim Rashid gestaltete die 304 Zimmer in einem futuristischen Look. Sie verfügen über iPod-Docking-Stations und Minibars inklusive Nagellack. Nebst dem regulären Buffet am Morgen gibt es im Hotel auch ein Frühaufsteher-Frühstück und am Wochenende Frühstück für Langschläfer – Partygänger können somit entweder gleich nach dem Ausgang oder auch später am Tag frühstücken.

Riders Laax: Musik, Design, gutes Essen

Das ehemalige «Riders Palace» galt lange Zeit als Partyhotel für ein junges, snowboardaffines und preissensibles Publikum. Doch die günstige Snowboarder-Herberge traf je länger, je weniger den Zeitgeist. Seit einer Neuausrichtung richtet sich das Riders Hotel in Laax an Gäste zwischen 20 und 50, welche die Leidenschaft für Musik, Snowboarden oder Skifahren, gutes Essen und Design teilen. Im Riders Hotel gibt es einen grosszügigen Fitnessraum für Kraftsport, Cardio und Yoga. Die Restaurants sind konsequent vegetarisch, die Köche verwenden regionale Produkte.

Herzstück des Hotels ist der hauseigene Club. Das Programm reicht von Rap bis zu elektronischer Musik. Es gibt Livekonzerte nationaler und internationaler Bands, DJ-Sets, Filmpremieren und Ausstellungen. Die meisten der 63 Zimmer sind Doppel- und Vierbettzimmer.

Hard Rock Hotel Davos: «Rock Om»

Im Hard Rock Hotel Davos dreht sich alles um die Musik. Gäste erhalten beim Check-in einen QR-Code, mit welchem sie auf die speziell aufs Hotel zugeschnittenen Spotify-Playlists zugreifen können. Jenen, die mit einer Gitarre umgehen können, stellt das Hotel eine Auswahl an Fender-E-Gitarren zur Verfügung. On-Demand-Videounterricht, Verstärker und Kopfhörer runden das Paket ab. Ausserdem können sich Gäste auf dem Zimmer eine Kollektion von zehn Vinyl-Alben auf einem Crosley-Plattenspieler anhören.

Das 4-Sterne-Superior-Hotel hat zudem eine Spa- und Wellnessanlage. Hier gibt es spezielle Massageerlebnisse mit Vibrationen durch Schallwellen. Das Yoga-Programm «Rock Om» des Hard Rock Hotel vereint nach eigenen Angaben «die Lebendigkeit der Musik mit der Gelassenheit der Yoga-Praxis».

Concept hôtelier

Whitepods: de la sobriété joyeuse au luxe durable

Architecture iconique, situation en pleine nature et confort haut de gamme font de Whitepod un exemple en matière d'hôtellerie de plein air. Avec la particularité de mêler le luxe à l'écologie.
Laetitia Grandjean
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intérieur du pod
Les 18 pods mesurent entre 40 et 60 m² en fonction de la catégorie. Ils disposent tous d'une salle de bains et d'une mezzanine permettant de bouquiner allongé ou d'accueillir de jeunes hôtes.
Les 18 pods mesurent entre 40 et 60 m² en fonction de la catégorie. Ils disposent tous d'une salle de bains et d'une mezzanine permettant de bouquiner allongé ou d'accueillir de jeunes hôtes. image : Susanne Keller
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Whitepods
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Emilien Sommier, co-CEO de Definitely Different Group et Laurent Vigeron, directeur de Whiteopd Eco-luxury Hôtel
Emilien Sommier, co-CEO de Definitely Different Group et Laurent Vigeron, directeur de Whiteopd Eco-luxury Hôtel image : Susanne Keller
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Whitepods
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Casa Poesia
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Casa Poesia
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Les Echasses
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Les Echasses
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Coucoo
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Ce n'est pas tous les jours que l'on reçoit un sac à dos de survie au moment de réaliser son check-in. La réception des Whitepods, aux Giettes, au-dessus de Monthey, en Valais, accueille ses hôtes dans un bâtiment boisé, dont l'intérieur rappelle celui d'un glacier. «Vous trouverez dans votre sac à dos une lanterne, un plan du site, des numéros d'urgence ainsi que des crampons à fixer à vos chaussures, le chemin pourrait être glissant à proximité des pods, met en garde la réceptionniste. Bonne nuit!» 

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Le chemin enneigé monte en pente douce. L'air est frais, le silence profond. Après un kilomètre de marche, le village de 18 pods se dessine, à flanc de colline, à 1400 mètres d'altitude. Au loin, les rires d'un groupe d'anglophones en séminaire rappellent la vie de camps. Même si celui-ci ne ressemble à aucun autre. «Nous proposons l'expérience du camping sans les aléas, grâce à un confort maximum. D'où ce lit de 2 m 80 sur 2 m 10 réalisé sur mesure et qui occupe pratiquement tout l'espace», explique Emilien Sommier, co-CEO avec David Delarive de Definitely Different Group. Racheté en 2008 par l'entrepreneur Patrick Delarive, le concept de glamping des Whitepods a trouvé son rythme de croisière grâce à son positionnement dans l'éco-luxe. Il réalise 10 000 nuitées par an avec un taux d'occupation de 80%. 

Carte de visite

Nom de l'hôtel: Whitepod Eco-Luxury Hotel 
Lieu: Les Giettes, en Valais
Classification: Swiss Lodge
Année de construction: 2004 avec cinq pods, installés d'abord à Villars puis aux Giettes par l'entrepreneuse Sofia de Meyer
Investissement: 10 millions de francs depuis le rachat du concept en 2008 par le promoteur immobilier Patrick Delarive 
Architecte: Pods réalisés par l'entreprise Pacific Domes. Mais c'est Richard Buckminster Fuller qui est à l'origine du dôme géodésique, vers 1945. 
Nombre de chambres: 18 pods (deluxe, cosy, family et suites) pouvant accueillir 50 personnes. Idem pour les Swisscabins.  
Coût d'un pod: Entre 200 000 et 400 000 francs tout équipé et monté sur sa structure en bois
Nombre de collaborateurs: 40-50 personnes, engagées pour les Whitepods et les Swisscabins
Chiffre d'affaires: CHF 7 millions  
Taux d'occupation: 80% à l'année, soit 10 000 nuitées. Les 18 Swiss-
cabins en génèrent tout autant. 
Groupe cible: Familles, couples, business (20% des nuitées). Clientèle suisse à 70%.
Autres prestations: Deux restau­rants dont un gastronomique avec le chef Jérémie Cordier, Meeting Pod, espace bien-être avec massages, balades à chiens de traîneau, parapente, fitness avec coach, cours de cuisine 
Directeur: Laurent Vigneron
Propriétaire: Patrick Delarive, fondateur de Definitely Different  Group avec pour co-CEOs Emilien Sommier et David Delarive  

«Le concept est très rentable et fonctionne très bien, confirme Emilien Sommier. La qualité nous permet de garantir la rentabilité. Notre propriétaire a toujours réinvesti nos bénéfices pour ajouter quelque chose de plus à chaque saison.» La création d'un espace bien-être ou d'un Meeting Pod pour les séminaires en fait entre autres partie. Autre exemple: 18 Swiss­cabins situées à une centaine de mètres en contrebas viennent étoffer le village d'igloos depuis la fin 2022. Ces petits chalets individuels contemporains en bois permettent de doubler l'offre d'hébergement et de réaliser de précieuses synergies. L'objectif: étoffer l'offre sans l'étouffer, car le concept vit de sa simplicité: «Il n'y a pas besoin d'un bassin olympique, l'expérience offerte ici est sensorielle, déstructurée», partage Laurent Vigneron, directeur de l'hôtel. «Notre clientèle est à la recherche de sens et de déconnexion totale. L'architecture même du pod aide à cela», renchérit Emilien Sommier.

Début de l'aventure dans la sobriété, sans électricité ni salles de bains 
Réparti sur trois hectares, le campement des Whitepods a beaucoup évolué depuis ses débuts, en 2004. «Il s'agissait d'un concept touristique très visionnaire à l'époque, visant un impact minimum sur l'environnement et une alternative en hiver aux stations de ski, explique l'entrepreneuse Sofia de Meyer, à l'origine du concept. Le but était d'offrir une reconnexion à la nature et une expérience de la sobriété joyeuse et positive.» Les cinq premiers pods ne disposent pas d'électricité ni de salles de bains. Ils sont démontés après chaque saison d'hiver pour rendre le pré en été aux vaches. «En Suisse, on ne connaissait pas ces dômes géodésiques. Je me suis intéressée à ces structures car elles offraient le confort de pouvoir se tenir debout, supportaient le vent, la neige et le froid tout en étant simples et esthétiques.» Obtenir des autorisations n'a pas été chose facile. Les pods déménageront à deux reprises. «La commune de Monthey a été exceptionnelle. Elle m'a aidée à trouver la bonne zone pour pérenniser le concept.» Celle qui fondera par la suite les jus de fruits Opaline vend son projet et le terrain en 2008. «J’avais concrétisé une vision en un projet. Je l’avais fait naître et connaître. J’avais atteint mes objectifs. Patrick Delarive l’a formidablement développé.» 

«Le luxe n'est pas de détenir un bien mais de vivre une aventure, dans la nature»
Emilien Sommier, co-CEO de Definitely Different Group

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Un luxe d'un nouveau genre: considérations écologiques, confort maximal et originalité
L'entrepreneur vaudois le positionne dans le luxe, un luxe qui se veut durable. «Nous étions déjà persuadés à l’époque que le luxe n'est pas de détenir un bien, mais de vivre une aventure, en pleine nature par exemple. Nous voulions que nos clients aient quelque chose à raconter à leur retour», se souvient Emilien Sommier, qui dirigea l'hôtel entre 2012 et 2019. 

De cinq pods, le site passe à 15 puis à 18 unités. Les modèles deviennent plus spacieux (40 à 60 m²), sont équipés de salles de bains et d'électricité. Le design est soigné. «Un hôtel comme celui-ci nécessite inévitablement plus d'entretien, que ce soit les pods eux-mêmes ou les sentiers enneigés», indique le CEO. D'exploitation hivernale, le village ouvre à l'année dès 2013 avec deux semaines de fermeture, le temps de troquer les bâches blanches en plastique recyclé pour des bâches couleur des prés. «Nous avons encore trois autorisa­tions pour des pods, à voir si nous les dédierons à des chambres ou à des services.» 

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Nous consultons notre plan pour trouver notre pod. A cette heure-ci, les pods voisins dégagent une douce lumière, éclairés par le feu du poêle à pellets. Si tous les pods se ressemblent de l'extérieur, leur univers intérieur varie en fonction de leur catégorie: cosy, family, deluxe et suites. Voici le nôtre. Une solide et épaisse fermeture Eclair rappelle l'expérience sous tente. «Les remplacer par des portes reviendrait à perdre l'essence même du concept», estime le CEO. 

Série en douze volets
Un concept et un positionnement clairs permettent aux hôtels de se distinguer de la concurrence. htr hotelrevue est parti à la rencontre de ces établissements inspirants, allant de l’hôtel festif à l’hôtel destination. Nous les présentons dans une série en 12 volets. Tous les articles sont à retrouver sur htr.ch/dossiers-studien

Sensibiliser les hôtes tout en réalisant des économies substantielles de chauffage et d'eau 
L'odeur du feu de bois embaume ce cocon à l'intérieur ouateux et au parquet de chêne. «Le thermostat est bloqué à 21-22 degrés, le client ne peut pas chauffer au-delà. Une manière aussi de sensibiliser aux principes de durabilité.» Le chauffage fait partie des engagements du groupe en matière de développement durable. «Avec les pellets, nous utilisons l'équivalent de 50 stères de bois, soit quatre fois moins qu'avec des bûches.» La consommation d'eau a également été réduite grâce à des pommeaux de douche performants. «Ce système nous permet d'économiser 1 m³ d'eau par jour», indique Emilien Sommier. Une poubelle de tri est à disposition des hôtes, tout comme des savons artisanaux, du shampoing solide, sans oublier l'eau de source. Ce qui ressemble à une climatisation n'en est pas une: «Nous puisons l'air frais qui se trouve sous la plateforme du pod et le réinjectons dans le pod. En été, il fait au maximum 21 degrés à l'intérieur. On n'atteindra jamais les 15 degrés comme avec une climatisation traditionnelle», explique Emilien Sommier. Adhérant au programme Swisstainable, le groupe Definitely Different est aussi candidat au Swiss Triple Impact. «Leurs exigences nous font travailler. Nous visons aussi le label B Corp en 2024. Les Whitepods font office de laboratoire, avant d'appliquer ces principes aux autres entités du groupe.» Plusieurs projets sont en cours, comme la création d'une ligne de cosmétique et de nettoyage fabriquée à 100% à partir des cendres de bois.

Au petit matin, réveil en sursaut: le poêle à pellets s'embrase, venant réchauffer l'habitacle, qui affiche 19 degrés. La surprise laisse vite la place à un sentiment de cocooning. Le lever de soleil illumine les Dents-du-Midi. On s'équipe de nos crampons pour rejoindre le petit-déjeuner au restaurant Tsijiri, situé en contrebas. On referme l'épaisse fermeture Eclair derrière nous pour laisser la chaleur de ce nid douillet à d'autres. 

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D'autres concepts de glamping luxueux, ici et ailleurs

Tente rétro-chic et service 4 étoiles 

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Au bord du lac des Quatre-Cantons, la Casa Poesia de l'Hôtel Vitznauerhof (4 étoiles) existe depuis juin 2021. Située dans le parc attenant à l'hôtel avec vue sur le lac, cette tente au style rétro-chic de 30 m² allie le confort d'une chambre d'hôtel et l'expérience du grand air. Elle est équipée d'un vrai lit, d'électricité, d'eau courante, de wifi, d'un chauffage d'appoint et d'une toilette bio dans un cabanon privatif. Les hôtes peuvent profiter du spa ainsi que des mets du restaurant gastronomique Sens du chef Jeroen Achtien (2 étoiles Michelin, 18 points GM) en room service. Le concept est né d'une collaboration avec la designer et influenceuse de voyage Lucia Viana, fondatrice et propriétaire de Casa Poesia, que l'hôtel exploite sous franchise. «Nous voulions gagner en attractivité, tout en créant de nouvelles chambres, relève Raphael Herzog, directeur de l'hôtel. Le glamping est un phénomène nouveau en Suisse et nous permet de toucher une tout autre clientèle.» Exploitée de juin à septembre indépendamment de la météo, la Casa Poesia rencontre un franc succès. «En haute saison, nous sommes presque toujours complets», assure le directeur. Raison pour laquelle l'offre s'est étoffée avec trois tentes thématiques: Safari, Explorer et Botanical Garden.   
vitznauerhof.ch/glamping


Ecolodge sur pilotis dans les Landes

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Installé sur un site de 4 hectares dans la forêt des Landes, à 15 minutes d'Hossegor (France), le Golf & Surf Ecolodge Les Echasses concilie luxe et nature. Tourné vers le développement durable, cet hôtel-spa 4 étoiles est composé de sept «modges» indépendants d'environ 50 m² bâtis sur l'eau, d'un lodge familial d'environ 
100 m², d'un restaurant et d'un spa avec bain norvégien, piscine et salle de massage. Fondé en 2015, le concept est né de la collaboration entre un architecte, Patrick Arotcharen, un paysagiste, Marti Franch, et un designer, Jean-Louis Iratzoki. Il a été conçu avec une conscience écologique: utilisation de matériaux bruts et non traités, constructions en bois. Il a été imaginé comme «un lieu libre, hors du monde, à l’opposé des contraintes habituelles des hôtels». Ces cabanes sur pilotis proposent chacune une décoration propre issue d'objets ou mobiliers chinés, un poêle à bois, un grand lit de 2 mètres par 2 mètres, le wifi et une terrasse privative sur l’eau. Une sélection littéraire et musicale dans les chambres est mise à disposition sur des iPad connectés. Les hôtes peuvent aussi découvrir les ruches, les 100 m² de potager en permaculture et le verger, dont les produits se retrouvent ensuite dans leur assiette. 
ecolodge-lesechasses.com


Cabanes perchées et écoresponsables 

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Dans les arbres, flottantes, sur pilotis ou végétalisées, les cabanes Coucoo essaiment leur concept de «tourisme alternatif, insolite et responsable» dans cinq domaines en France: dans l'Oise, en Franche-Comté et au cœur du vignoble de Châteauneuf-du-Pape. Chaque domaine accueille 20 à 25 cabanes tout confort. Fondé en 2009, le groupe s'est donné pour mission de valoriser le territoire et les artisans locaux mais aussi de protéger et de préserver l'environnement. Visant une intégration maximale dans le paysage, l'architecture des cabanes utilise des matériaux et des essences de bois ne nécessitant pas de traitement chimique. La santé de l'arbre qui les accueille est suivie par un expert forestier. Le petit-déjeuner «territorial» se compose de produits de producteurs voisins. Les bains nordiques fonctionnent sans chimie. Coucoo a aussi lancé un prototype de cabane flottante 100% autonome. «Notre concept plaît de plus en plus. Le taux d'occupation s'élevait à presque 85% en 2022», indique Laurène Giudicelli, directrice marketing et communication. La pandémie et le confinement ont accentué l'intérêt des hôtes pour l'engagement écologique du groupe, observe-t-elle. «Nos clients se rendent de plus en plus compte de leur besoin de nature et de ses bienfaits.» 
coucoo.com


La voix de l'expert 

Une récréation en plein air

Des cabanes aux écolodges, le glamping constitue un marché de niche en pleine expansion. De plus en plus tourné vers le luxe, il attire une nouvelle clientèle. Décryptage et enjeux du phénomène. 

Par Rafael Matos-Wasem

Le glamping, mot-valise qui résulte de la fusion de glamour et de camping, recouvre de nombreuses formes. Cette combinaison du confort d’un hôtel avec l’ex­­­­­pé­­­­­­­­­­­­­­­ri­en­ce d’un camping dans la nature peut être qualifiée d’hôtellerie de plein air. Elle constitue un marché de niche qui attire une nouvelle clientèle, a priori plus douillette et éprise d’évasion et d’aventure.

Marketing de la distinction et profitabilité
Le glamping constitue une véritable trouvaille marketing reposant sur les principes de la consommation ostentatoire (T. Veblen) et de la distinction sociale (P. Bourdieu). Il existe une forte volonté de se différencier d’autrui d’autant plus si l’on dispose des moyens financiers requis. Un marketing de niche surfe avec succès sur ces faits sociaux. Cette «source de revenu lucrative» (Madsen & Madsen, 2022) suscite l’intérêt des investisseurs, d’autant plus que le retour sur investissement est pour ainsi dire garanti. La multiplication des sites, blogs et autres portails illustre à merveille le dynamisme de ce secteur.

Marché de niche protéiforme où prime le luxe
Ce dynamisme se manifeste sur les plans du positionnement marketing et de la diversification de l’offre. D’une part, celle-ci est taillée sur mesure (familles, couples, singles), voire personnalisée. Des expériences uniques et insolites sont proposées dans un vaste éventail d’hébergements locatifs à thème: cabanes, maisons arboricoles, tentes, yourtes, roulottes, tipis, écolodges, igloos, cahutes, wigwams, pods et autres cabanes sur l’eau. La diversité règne également au niveau des lieux proposés, forcément «uniques» et plus ou moins proches de la nature: forêt, montagne, bord de mer, de lac ou de rivière, campagne. Y compris parfois en pleine ville comme le Citycamp d’Huttopia sis dans le XVIe arrondissement de Paris, à la lisière du bois de Boulogne en bord de Seine. La variété se retrouve aussi en termes de degré de luxe, d’équipement et de service. Cela va du petit refuge en nature disposant du confort hôtelier standard (literie, sanitaires, restauration) à une offre résolument luxueuse proposant poêle à bois et roomservice, voire piscine chauffée, sauna ou spa forestier. Le wifi est de rigueur, sauf renonciation expresse. Il va de soi que les degrés de confort et l’individualisation souhaités vont généralement de pair avec les ressources requises et partant l’impact environnemental produit.

Tourisme de nature ou écotourisme?
Les sites de glamping sont souvent situés dans des sites paysagère­ment intéressants voire sensibles d’un point de vue écologique. Suivant le nombre de lits et l’importance des infrastructures, l’impact peut s’avérer considé­rable. L’on parle dans ce cas de tourisme de nature dans le sens où cette dernière constitue le seul atout mis en avant. En revanche, une sous-niche du glamping qui se dit davantage tournée vers la durabilité et une démarche écoresponsable pourrait, du moins en théorie, être rattachée à l’écotourisme.
Cette sous-catégorie remplirait un certain nombre de critères, comme peuvent l’être l’intégration paysagère et la réversibilité des installations, de même que le recours à des énergies renouvelables et à des matériaux naturels et organiques (textiles, bois, bambou, lin, paille…). S’il est vrai que l’absence de béton et de ciment fait que l’empreinte carbone de cette sous-niche du glamping est résolument inférieure à celle de l’hôtellerie classique, il ne serait pas légitime de parler d’impact négligeable, loin de là. Certains écolabels ne prouvent hélas rien et l’écoblanchiment peut opérer des merveilles. Un écocamping digne de ce nom devrait forcément être sobre et dépouillé. Ne passons pas sous silence la dimension sociale de la durabilité, fréquemment mise à mal, sans oublier le type de moyen de transport utilisé pour se rendre jusqu’au site en question.

Et après: élitisation ou banalisation? 
Non dénué de contradictions, le glamping s’est mondialisé et touche les cinq continents et toutes les zones climatiques. Un mouvement vers des offres de plus en plus luxueuses tend à s’imposer. L’hédonisme et le cocooning passent par là. Dans un monde qui ne cesse de s’urbaniser, avec des citadins en mal de nature, un certain retour aux sources est prôné pour recharger l’esprit et le corps. La galopante numérisation de la société met en exergue un réel besoin de contact avec les siens, ainsi qu’avec le monde extérieur. Un fort regain d’intérêt postpandémique se fait également sentir pour les activités de nature, dont le glamping, par suite des avantages attribués à la récréation en plein air et à la distanciation physique. L'avenir nous dira si le glamping, un terme à la mode, verra accentuer son caractère élitaire ou s’il entame un processus de banalisation. De nombreuses inconnues se profilent à l'horizon.

Rafael Matos-Wasem est géographe, enseignant à la HES-SO Valais. Ses domaines de recherche portent entre autres sur le slow tourism et les nouvelles tendances touristiques, le tourisme durable et le paysage touristique.

Hotelkonzepte: Interior-Design

Goldenes Zeitalter des Alpinismus als Leitgedanke

Eine Verjüngung der Gäste war das Ziel des Gesamtumbaus des Hotel Beausite Zermatt. Entstanden ist ein Haus mit einer individuellen Interior-Design-Sprache und britischen Akzenten.
Blanca Burri
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Interior-Design Hotel Beausite Zermatt
image : Susanne Keller / htr hotelrevue
image : Susanne Keller / htr hotelrevue

Wenn der Zug in Zermatt ankommt, wartet das elektrische Taxi des Hotel Beausite Zermatt bereits auf seine Gäste. Leicht zu erkennen an seiner pastellgrünen Karosserie und dem filigranen Logo: Pickel, Kompassrose und Skistock. Das Logo lehnt sich ans Bergsteigen an und ist der erste Berührungspunkt mit dem roten Faden, einem Hanfseil, das sich durch das ganze Hotel zieht – in Anlehnung an die Glanzzeit des Alpinismus im Walliser Bergdorf.

Das «Beausite Zermatt» wurde 1907 erbaut, 42 Jahre nach der Erstbesteigung des Matterhorns und 9 Jahre nach dem Bau der Gornergrat-Bahn, die direkt hinter dem Haus durchfährt – in der touristischen Aufbauphase des Bergdorfs zum internationalen Berg­steigerzentrum. «Die englischen Pioniere, die im 19. Jahrhundert die Berge in Zermatt eroberten, haben mich inspiriert», sagt Claudia Silberschmidt. Die Zürcher Innenarchitektin mit Renommee in der Hotellerie hat das Innenleben des Hauses komplett neu designt.

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Die beiden Hotelbesitzerfamilien Julen und Aufdenblatten um die Parkhotel Beau-Site AG heuerten Silberschmidt 2019 für die Neugestaltung der öffentlichen Räume im Erdgeschoss an. Ziel war es, mit der Umgestaltung eine jüngere Klientel anzusprechen. «Das ist uns gelungen», sagt Joanna Peyer, Kommunikationsbeauftragte des 4-Sterne-­Superior-Hotels. Seit dem Umbau steigen vor allem Paare, aber auch Familien mit oder ohne Grosseltern im Hotel ab. Hauptzielgruppe sind Schweizer, dazu gesellen sich Gäste aus den USA, Brasilien und Asien. Das Durchschnittsalter konnte gesenkt werden. Ein neues Design kann mit sich bringen, dass sich einzelne Stammgäste möglicherweise nicht mehr wohlfühlen und dem Hotel deshalb den Rücken kehren. Das ist auch im «Beausite» nicht anders.

Dieses Jahr stellt die htr hotelrevue inspirierende Hotelkonzepte aus dem In- und Ausland vor.


Erst Restaurants, dann Hotel umgebaut
Die beiden Restaurants, die Lobby und die Bar wurden während der Pandemiewelle im Jahr 2020 komplett umgebaut. Dort lehnte sich die Innenarchitektin an den englischen Stil an. Die Sofas und Sessel lieferte George Smith Furniture in London. Bezogen sind sie mit ausgewählten Karo-Stoffen. Die Salontischchen sind in der Lieblingsfarbe der verstorbenen Queen, nämlich Racing Green, gehalten. Die Tapeten in den Toiletten reichen bis über den Kopf. Darauf fliegen kupferglänzende Libellen, und im Fitnessraum im Untergeschoss lachen Affen von den Wänden. Vom Ergebnis waren die Besitzer so begeistert, dass sie die zweite Pandemiewelle im Jahr 2021 dazu nutzten, auch die 67 Zimmer und Suiten sowie das Spa zu renovieren und im Aussenbereich einen Infinity-Pool zu erstellen. Mit dem direkten Blick aufs Matterhorn entwickelte er sich zum Lieblingsaufenthaltsort der Gäste.

In den Hotelzimmern nimmt Silberschmidt das Kletterseil als Leitmotiv in allen Varianten auf. «Das Kletterseil erinnert an die Gründerzeit des ‹Beausite Zermatt›, verbindet Menschen und vermittelt Sicherheit», begründet die Innenarchitektin, die in St. Gallen und New York studiert hat. Dezent hatte sie es beim ersten Umbau bereits an der Réception eingesetzt, nie aber so ausdrücklich wie im Hoteltrakt. Sie zieht das Motiv in die Zimmer, wo es die Minibar ebenso ziert wie die Kopfteile der Betten. Bei den Kopfteilen umranden Seile den Stoff mit exotischen Vögeln und dem klingenden Namen Fantasie Spice von Mulberry. Auch den Minibars von der Girsberger AG wurde ein besonderes Augenmerk geschenkt.

Das Kletterseil verbindet Menschen und vermittelt Sicherheit.
Claudia Silberschmidt, Innenarchitektin und Gründerin Atelier Zürich

Die Kristallgläser hängen kopfüber und damit hygienisch in den dafür vorgesehenen Aussparungen. Das Tablar für den Kaffee- und Teeservice kann herausgezogen werden, sodass man sich bequem bedienen kann. Auch hier wurde auf die Details geachtet. Das englische Porzellan ist mit Belle-Époque-Erdbeerpflanzen bemalt. [IMG 16-25]

Das grosse Staunen kommt in der Tower-Spa-Suite in der fünften Etage. Die Einraumsuite erstreckt sich über zwei Etagen. Das private Dampfbad und der Whirlpool geben der Suite den Namen. Auch hier wurde das Leitmotiv durchgezogen, mit lässig aufgezwirnten Seilen der Firma Paracord und einem Salontisch, der von Echtseil vollständig eingewickelt ist. Von der grosszügigen Salonlandschaft blickt man direkt auf das Matterhorn. Eine atemberaubende Aussicht auf den berühmtesten Walliser hat man auch vom höchsten Punkt des Hauses, dem zur Suite gehörenden Türmchen, in dem es gerade mal Platz für zwei Hängesessel hat. [IMG 26-28]

Das Farbkonzept in den Zimmern des Haupthauses spielt mit Gold und Altrosa, die Geborgenheit vermitteln sollen. In der erst 2010 erstellten Villa im Nebentrakt ist der Ton sportlicher und etwas kühler. Eisgrüne Farbtöne und klarere Formen bei Sofa und Betten sorgen für einen modernen, unaufgeregten Stil. Und auch hier ist das Seil omnipräsent. Mit dem Umbau reduzierte das «Beausite» die Zimmerzahl zugunsten von grösseren Flächen von 85 auf 67. Da das erste Geschäftsjahr nach dem Umbau noch nicht abgeschlossen ist, fehlen konkrete Logiernächtezahlen wie auch Vergleichszahlen noch. [IMG 2-15]

Weg vom Halbpensionsrestaurant zu «à la carte»
Um sich von den anderen 48 4-Sterne-Hotels in Zermatt abzuheben, schlug das «Beausite» nach der Renovation neue gastronomische Wege ein. Es verzichtete komplett auf den hippen Alpenchic und blieb dem britischen Understatement treu. Es schwor auch dem traditionellen Halbpensionsrestaurant ab. «Die Gäste sollen frei sein, dort zu essen, wo es ihnen Spass macht», sagt Joanna Peyer. Statt Halbpension gibt es eine Auswahl an A-la-carte-Restaurants. Grosser Beliebtheit erfreut sich das Hauptrestaurant The Grill. Es ist mit einem riesigen Holzkohlegrill am Rand der Showküche ausgestattet. Die Gäste können ihr Gericht direkt an der Fisch- und Fleischvitrine auswählen.

Ein besonderes Foodkonzept, die Wine Box, entwickelte das «Beausite» im ehemaligen Käsestübchen. Sie ist ganz in Lärche gehalten und von einem imposanten Weinflaschen-Leuchter erhellt. In der Wine Box wird ein saisonales Tasting-Menü serviert mit einer Weinbegleitung von Walliser Tropfen für 185 Franken. Ein Angebot, das im Dezember 2022 Premiere feierte. Die beiden Restaurant-Manager Philippe Oswald und Peter Köszegfalvi erzählen den Gästen die Geschichte der Domaine des Muses von Robert Taramarcaz. Statt nur über Rebsorten, Standorte und die Duftnoten zu referieren, erzählen sie die Geschichten, die dahinterstecken. Beispielsweise über den Gemeinderatspräsidenten eines Nachbardorfes, der Robert Taramarcaz zu einer Rebbergbesichtigung einlud. Der Rebberg war total mit Unkraut überzogen. Der Gemeinderat bat Taramarcaz, die verwahrloste Parzelle wieder zu beleben. Das Resultat in Form eines edlen Weins aus alten Reben wird am Dinner ausgeschenkt. 

Die Gäste sollen frei sein, dort zu essen, wo es ihnen Spass macht.
Joanna Peyer, Kommunikation Hotel Beausite Zermatt

Im Restaurant 3 Seasons wird das Frühstück serviert sowie während der Wintersaison viermal pro Woche am Abend ein Tagesmenü. Das neue Dining-Konzept ist noch in der Ausarbeitung.

In den Jahren 2019 bis 2022 renovierten die Besitzerfamilien Aufdenblatten und Julen das Hotel Beausite komplett. Im historische Belle-Époque-Bau thematisiert die Hotel-Innenarchitektin Claudia Silberschmidt die Bergsteigergeschichte, in Anlehnung an die Briten als Erfinder des Alpinismus. Die Kosten für den Umbau bewegen sich in zweistelliger Millionenhöhe.

beausitezermatt.ch


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