Le bâtiment était laissé à l’abandon depuis plusieurs années.  Son sort est désormais connu. Les habitants des communes de Givisiez et de Granges-Paccot, dans les environs de Fribourg, ont suivi la proposition de leurs élus de le transformer en hôtel 5 étoiles. «Les habitants des deux communes ont validé à l’unanimité cette proposition», indique Damiano Lepori, vice-syndic de Givisiez. Il s’agira de l’unique hôtel de ce standing du canton. En l’état, le projet prévoit la construction de 35 à 40 chambres.

L’ancien pensionnat international pour jeunes filles et une partie du parc seront vendus pour un montant de sept millions de francs à l’entreprise Cardeco. Cette entreprise est portée par l’homme d’affaires et entrepreneur Antonio Carrisi, bien implanté à Fribourg et dans les environs. Actif dans l’immobilier et l’événementiel, fondateur notamment du Festival Bellarena, il est également propriétaire de l’Hôtel du Faucon et du restaurant italien Solemio, tous deux à Fribourg, selon le quotidien «La Liberté». 

Valeur touristique et économique pour la région
Ce projet a été retenu parmi quatre dossiers. Ces derniers ont été soumis aux communes propriétaires à la suite d’un appel d’offres lancé en novembre pour déterminer l’avenir de ce bâtiment historique, vide et en mauvais état. «Les autres projets proposaient la construction de bureaux, de logements ou un restaurant. Le projet d'hôtel nous semblait être celui avec la plus grande valeur ajoutée touristique et économique pour la région», indique Damiano Lepori. Le vice-syndic précise: «L’investisseur table sur une infrastructure 5 étoiles et un service 4 étoiles. Il connaît bien le tissu économique fribourgeois et reste très conscient des moyens que les hôtes sont prêts à dépenser à cet endroit.»  Le projet d’hôtel sera complété par la construction de 50 appartements, dans un bâtiment attenant. 

Sous le regard attentif des communes
Les communes resteront étroitement impliquées dans la réalisation du projet. Une fois passé le délai possible de recours de 30 jours, la signature du contrat devrait avoir lieu entre la fin mars et début avril. Il s'ensuivra un atelier d'architecture où les communes siégeront en qualité de membre du jury, indique le vice-syndic. Le bâtiment étant protégé, le Service des biens culturels sera intégré à la réflexion. La commune veillera également à ce que l'investisseur respecte ses engagements, en se réservant un droit de réméré. La mise à l’enquête publique sera également de son ressort. 

Les deux communes étaient propriétaires des lieux depuis 2001. Elles restent propriétaires d’un peu plus de 20’000 mètres carrés de terrain sur le site. (htr/lg)